08 septembre 2010
Lily Têtue veut grandir trop vite
Marie-Julie Gagnon
illustrations de Audrey Gauthier
Les éditions Goélette
24 pages
Résumé:
Comme c'est ennuyeux d'être petite! Lily Têtue aimerait pouvoir faire de la planche à roulettes, prendre l'autobus scolaire et aller à l'école comme les grands. Et si son voeu se réalisait grâce aux pouvoirs magiques de Grand-maman Zazou? Youppidou-dou-la-la-hou! Les voilà parties toutes les deux à l'aventure avec Ananas, un toutou pas comme les autres!
Mon commentaire:
Lily Têtue est une petite fille amusante, colorée et qui porte bien son nom! Vêtue d'une jupette à volants, elle évolue dans un univers coloré et sucré, adapté aux petites princesses avides d'histoires amusantes.
Un jour, alors que sa grand-mère lui rend visite, Lily Têtue émet le souhait d'être déjà grande pour faire toutes sortes de choses comme le font les grands. Pour lui montrer que la vie de grand n'est pas toujours de tout repos, surtout quand on est encore petit et attaché à notre univers d'enfant. La grand-maman de Lily lui offre de grandir un peu, l'espace de quelques heures.
Lily Têtue fera de la planche à roulettes, prendra l'autobus scolaire et ira à l'école. Mais les choses ne se passent pas exactement comme elle l'avait espéré... L'album démontre bien que les enfants ont bien le temps de grandir et qu'il vaut mieux vivre chaque moment de sa vie.
Un album coloré à souhait, qui plaira essentiellement aux petites filles avec son univers rose bonbon. Lily Têtue est attachante, a un compagnon hors du commun et elle apprendra dans cet album que les choses sont finalement bien comme elles le sont.
Deux albums suivront sous peu, un à la fin septembre et l'autre, juste à temps pour Noël.
À partir de 3 ans.
En complément:
L'auteur du livre est journaliste, globe-trotter et blogueuse. On peut la lire, entre autres, sur Taxi-Brousse.
06 septembre 2010
Plein de secrets
India Desjardins
Série Le journal d'Aurélie Laflamme t.7
Les Intouchables
412 pages
Résumé:
Aurèlie entame sa dernière année au secondaire. Puisque tout va très bien dans sa vie personelle, elle a envie, plus que jamais, de se consacrer à ses études. Mais son attention est facilement détournée de ses ambitions scolaires (et pas seulement à cause des vidéos rigolotes sur YouTube), surtout lorsque son entourage se met à agir mystérieusement!
Sa mère avec qui elle s'emblait avoir atteint une complicité inégalée, se transforme de façon aussi subite qu'incompréhensible en Godzilla. Sa meilleure amie adopte des comportements étranges avec un ex. Et Aurélie découvre rapidement qu'avoir un chum, même si c'est celui dont on rêvait depuis longtemps, peut entraîner certaines complications. Comme si ce n'était pas assez, elle n'a aucune affinité avec ses nouveaux professeurs et fige complètement lorsqu'on lui pose des questions sur son avenir. Ce qui la fait douter de toutes ses décisions passées. Aurélie sera placée malgré elle devant plusieurs choix importants. Pour s'y retrouver, elle devra sortir de sa coquille et faire face à ses véritables émotions.
Mon commentaire:
J'attendais ce septième tome avec impatience. Quand je lis Aurélie Laflamme, j'ai l'impression d'avoir à nouveau quinze ans. J'oublie tout autour de moi et je dévore ce journal avec curiosité. Chaque fois, je suis sous le charme. Et ce septième tome est à la hauteur (sinon plus!) des autres volumes. Chaque fois, je suis étonnée par la capacité d'India Desjardins à se mettre dans la peau d'une adolescente. À écrire comme une adolescente. À cibler aussi bien les sentiments des jeunes sans devenir moralisatrice ni vouloir leur faire passer des messages ou des leçons. Chaque fois que je lis cette série, je suis abasourdie par la qualité du roman. Parce que ce journal a des effluves de réalité. C'est une série que j'aurais aimé dévorer à l'adolescence et je comprends parfaitement la popularité de ces livres. Car en plus de tout, ils sont vraiment bien écrits.
Aurélie Laflamme est une adolescente tout ce qu'il y a de plus normale, avec ses idées, ses questionnements, sa vie qui n'est pas toujours facile. Elle a des amis, un chum avec qui ça ne va pas toujours bien. Elle a du mal à prendre sa place et à faire valoir qui elle est. Parce que justement, elle ne sait pas toujours qui elle est ni ce qu'elle veut. Elle a des choix à faire et des décisions à prendre et ne sait pas comment aborder tous ces changements dans sa vie. Elle change et les autres autour d'elle aussi. Elle doit s'adapter.
Ce septième tome est le plus gros de la série jusqu'à maintenant. 412 pages qui passent beaucoup trop vite. Le livre se déroule comme d'habitude sur une moitié d'année, du mois de septembre au mois de janvier. Aurélie est en cinquième secondaire. Le bal arrive bientôt, les choix de carrière aussi. Elle se cherche un emploi, doit s'adapter à sa nouvelle vie de famille et beaucoup de choses changent avec ses amis. La fin me plaît, c'est une porte ouverte sur pleins de choses pour le huitième et dernier tome de la série. Comme toujours, la fin arrive beaucoup trop vite!
Les romans respirent la fraîcheur et sont, malgré les épreuves que doivent vivre les personnages, très positifs. J'aime beaucoup cette façon de voir les choses et j'adore l'humour de l'auteur. Aurélie a le don de se mettre les pieds dans les plats et c'est toujours très drôle. Le roman offre une bonne dose d'humour tout en dédramatisant les situations et par ricochet, ce que peuvent vivre les jeunes lecteurs. Les personnages sont tous très attachants et j'aime les voir évoluer d'un tome à l'autre. J'aime naturellement énormément Aurélie, mais j'ai un faible pour Tommy. J'espère le voir prendre encore plus de place dans le dernier tome. Qui sait?
Un très bon cru que ce septième tome, dévoré beaucoup trop vite, mais lu avec tellement de plaisir! Vivement la suite!
04 septembre 2010
La débâcle des cordes de bois
Yvon Leblond
Éditions JCL
132 pages
Résumé:
En 1902, des règles strictes gouvernaient les fréquentations entre amoureux. Chaperons, bons soirs, grande demande, patience et abstinence composaient alors le lot quotidien des relations amoureuses. Deux pères, qui courtisent la même veuve, essaient de faire comprendre à Laetitia et Hector qu'il serait grand temps de quitter le foyer familial. Pendant que Chicoutimi et Sainte-Anne projettent de construire un pont pour unir les deux rives du Saguenay, la marmite des coeurs, des esprits et des héritages est en pleine effusion!
Mon commentaire:
Cette pièce de théâtre a été publiée dans le cadre du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Sous le thème des fréquentations d'antan, cette pièce raconte l'histoire de deux familles: les Maltais et les Boily. Edouard Maltais et Alexandre Boily sont veufs. Avec l'oncle François, ils prennent soin d'une veuve, Rosanne, à qui ils offrent de l'aide et s'occupent de quelques travaux (dont la corvée du bois, d'où le titre de la pièce). Car la belle Rosanne en reçoit des cordes de bois de ses aspirants!
À travers cette intrigue amoureuse se noue celle du fils d'Édouard, Hector, et de la fille d'Alexandre, Laetitia. Ils se fréquentent et la pièce offre l'occasion de voir comment pouvait se dérouler la rencontre de deux jeunes amoureux du temps, jusqu'à leur mariage. La pièce offre aussi un bel aperçu des idées de l'époque quant à l'établissement des jeunes mariés et au rôle de chacun au sein de la famille.
La pièce est un beau portrait d'antan, avec les conversations sur le parvis de l'église, le conteur du village qui connaît de nombreuses histoires, les commérages ici et là, et le rammancheur du village qui s'occupe de réparer les bras et les jambres d'un peu tout le monde. Le vocabulaire utilisé est d'époque, avec des expressions d'antan savoureuses.
La débâcle des cordes de bois est une pièce agréable à lire, qui doit être bien amusante à voir sur scène. Cette lecture me donne envie de lire d'autres pièces d'Yvon Leblond, qui en a écrit plusieurs toujours dans le cadre du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Chacune de ses pièces est à saveur historique, ce qui a tout pour me plaire.
03 septembre 2010
L'info-lettre est en ligne!
Ayant quelques problèmes avec le module d'info-lettre, je constate que plusieurs d'entre vous ne la reçoivent pas. Le problème m'échappe totalement et provient de l'hébergeur de ce blogue. J'espère que tout sera rétablit bientôt. Je continuerai toutefois à l'envoyer quand même, mais je placerai la lettre disponible sur le blogue, pour fins de consultation. Vous trouverez à cet effet l'onglet "Info-Lettre" dans la colonne de droite.
Chaque premier du mois, une nouvelle lettre sera disponible. N'hésitez pas à la consulter.
Cliquez sur l'icône pour voir la lettre du mois de septembre 2010:
Madame Wenham
Patrick Senécal
Les éditions de la Bagnole
200 pages
Résumé:
Après avoir mis un frein aux terribles ambitions de monsieur Setteur, Rom et Nat sont devenus des héros aux yeux de tous. La célébrité entraîne les deux enfants dans un dangereux rapport de rivalité dont ils devront se sortir pour sauver leurs amis d'une nouvelle menace: Madame Wenham. Quelle est la véritable nature de cette enseignante dont les exigences donnent froid dans le dos?
Mon commentaire:
Madame Wenham est en quelque sorte la suite de Sept comme Setteur. Il s'agit donc du second roman d'épouvante pour la jeunesse écrit par Patrick Senécal. Le roman reprend les personnages du premier et c'est avec plaisir que nous retrouvons Nat, Rom, papa Pat et maman Sof. J'aime beaucoup cette idée de l'auteur de mettre en scène des personnages inspirés de sa vie de famille. Nathan et Romy étant les véritables enfants de Patrick Senécal et de sa conjointe Sophie.
Dès le début de Madame Wenham, Nat et Rom terminent ce qu'ils avaient commencé dans Sept comme Setteur. Ils deviennent vite des héros et leur photo est partout. Cette popularité leur monte à la tête et ils se disputent constamment pour savoir qui est le meilleur. Leur attitude fait fuir leurs amis et ils se retrouvent bien vite seuls. Quand d'étranges accidents arrivent dans la classe de Rom, Nat soupçonne rapidement que Madame Wenham y est pour quelque chose. Cette remplaçante est une enseignante implacable, sèche et raide comme un piquet, qui ne permet aucune erreur. Aucune. Rom et Nat devront alors mettre leur querelle de côté et faire équipe pour sauver la classe de Rom.
Ce roman d'épouvante pour les jeunes est très bien mené. Je dois même avouer que je l'ai préféré à Sept comme Setteur. L'idée d'intégrer une enseignante machiavélique me plaît bien. L'intrigue est haletante et la fin donnera des frissons aux jeunes lecteurs.
Ce que j'aime particulièrement des romans de la collection Gazoline aux éditions de la Bagnole, c'est le dossier qui accompagne chaque volume. Un complément parfait à l'histoire. Dans celui-ci, on nous parle du choix de la page couverture et de toutes les étapes de sa construction chez l'éditeur. L'auteur nous parle également du message qu'il souhaite faire passer sur le droit à l'erreur et son idée de la perfection, qui est totalement impossible à atteindre. Finalement, le dossier se termine sur ce que serait Madame Wenham au cinéma. L'auteur reprend une scène du livre et la transforme en scénario. Il est intéressant de comparer les deux, surtout quand on sait que la plupart des romans de Senécal sont désormais portés au grand écran.
Madame Wenham est un parfait roman d'épouvante pour la rentrée. L'intrigue saura attirer même les plus récalcitrants lecteurs! Nat et Rom sont attachants et vivent toujours des aventures incroyables!
Une très bonne lecture.
01 septembre 2010
Meurtre au petit déjeuner
Karen MacInerney
Série Mystères de l'auberge de la Baleine grise 1
Éditions Ada
337 pages
Résumé:
Abandonnant le Texas pour l'air salin du Maine, Natalie Barnes a risqué le tout pour le tout en achetant l'auberge de la Baleine grise, un charmant Bed & Breakfast situé dans le Maine, sur Cranberry Island. Cuisinière hors pair, elle adore préparer pour ses invités des gâteaux décadents aux bleuets et des carrés au chocolat au goût d'enfer. Mais le jour où l'un de ses hôtes est retrouvé mort, la police et la plupart des habitants de l'île croient qu'elle a en plus trouvé la recette du meurtre parfait.
Mon commentaire:
Bienvenue à l'Auberge de la Baleine Grise. Nous sommes à Cranberry Island, une petite île de pêcheurs, quelque part dans le Maine. Natalie Barnes est la propriétaire de l'Auberge. Gourmande impénitente, curieuse, bonne vivante, elle a ouvert son auberge il y a quelques mois. Sa nièce est venue la rejoindre pour suivre des cours d'art et lui donner un coup de main. Natalie s'est installée à l'île pour avoir une vie plus tranquille, mais voilà qu'un groupe souhaite acheter le terrain adjacent à l'auberge et y construire un complexe hôtelier et un golf. Natalie milite dans un petit groupe écologique souhaitant la conservation naturelle du lieu et des oiseaux qui l'habitent. Le soir du vote, tous ses espoirs s'effondrent: l'achat du terrain a été accordée et Natalie risque de perdre son auberge. Les choses se compliquent pour elle lorsque les cadavres s'accumulent...
Meurtre au petit déjeuner est un roman à suspense que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. L'intrigue est bien menée et sème, tout le long de l'histoire, plusieurs suspects potentiels. Le cadre du roman est d'ailleurs idyllique. Cranberry Island est une île merveilleuse, comme peuvent l'être les petits villages retirés. La description de l'auberge est charmante et surtout, c'est un vrai roman pour les gourmands! Natalie doit cuisiner des petits déjeuners qui sont compris avec les chambres qu'elle loue, elle est à ses chaudrons tout en tentant d'élucider le mystère entourant la construction du complexe hôtelier. Gâteau décadent aux bleuets, brownies, scones, biscuits et compotes, les recettes de quelques-unes des gourmandises qui sont préparées à l'auberge se retrouvent à la fin du volume! Dès demain, je compte d'ailleurs en tester quelques unes qui sont toutes simples et semblent être délicieuses!
Je suis très friande des romans de "mystères culinaires", où la cuisine a une grande importance et où il y a toujours une enquête à résoudre. Le personnage principal est toujours féminin, elle mène l'enquête entre ses bols et ses gâteaux, elle vit toujours une petite histoire amoureuse et travaille dans le milieu hôtelier ou en restauration. Beaucoup de ces "mystères culinaires" sont publiés chaque année, mais malheureusement, il en existe assez peu en français. À part Diane Mott Davidson, je n'en connais pas d'autres qui sont traduits. Quelle agréable surprise que de découvrir Karen MacInerney avec Meurtre au petit déjeuner! C'est un excellent roman, plein de charme, qui fleure bon le gâteau et les succulents petits plats! D'autant plus qu'il allie un décor paradisiaque à une petite histoire d'amour. Que demander de plus?
Meurtre au petit déjeuner est assurément à découvrir. C'est une lecture prenante et divertissante, avec une once de légèreté et une pointe d'humour, qui donne à coup sûr envie de grignoter quelques biscuits pendant la lecture... Je compte lire dans un proche avenir le second roman de l'auteur se déroulant toujours à l'Auberge de la Baleine Grise. Je suis décidément sous le charme de l'univers créé par Karen MacInerney!
30 août 2010
Magouille au Manoir
Antoine Yaccarini
vlb éditeur
397 pages
Résumé:
Automne 1899. Les rumeurs se font de plus en plus précises : le Canada envisage l’envoi d’un contingent militaire en Afrique du Sud, pour soutenir l’Angleterre dans sa guerre contre les Boers. Au Manoir Richelieu, luxueux palace de la région de Charlevoix, cinq hommes se rencontrent pour des entretiens secrets parfois dépourvus, hélas, de toute cordialité. Deux jeunes femmes les accompagnent, chacune portant sa douleur et son mystère. Francis Leahy, sergent-détective de la police de Québec, s’y trouve lui aussi, en lune de miel avec sa charmante et imprévisible épouse. Une idylle se noue, un couple est déchiré, de mystérieux inconnus rôdent autour du Manoir, un homme est brutalement assassiné. Un mois plus tard, deux nouveaux meurtres sont perpétrés, et voici Leahy engagé dans l’enquête la plus mouvementée de sa jeune carrière. Notre Sherlock Holmes québécois saura-t-il débrouiller un imbroglio où certains semblent prendre un malin plaisir à jouer un rôle qui n’est pas le leur ?
Mon commentaire:
Magouille au Manoir débute à Pointe-au-Pic, au Manoir Richelieu, en 1899. Francis Leahy et sa femme sont en lune de miel au Manoir, qui a exceptionnellement ouvert ses portes à un groupe d'hommes d'affaires ayant besoin d'intimité pour leurs entretiens. Cependant, la lune de miel ne se déroule pas comme prévue...
Ce roman est le second mettant en scène le sergent-détective Francis Leahy. Toutefois, il peut se lire seul, même si on n'a pas fait connaissance avec Leahy dans le premier roman, Meurtre au soleil. Il y a quelques références au premier livre, mais rien qui ne gâche la lecture de Magouille au Manoir. Toute cette étonnante affaire débute au Manoir où il se passe des choses étranges.
Le roman est divisé en trois parties. La première se déroule au Manoir et se termine lorsque tout le monde quitte l'établissement, après le premier crime. On se demande alors où l'auteur compte nous amener. Certains aspects de l'histoire sont nébuleux et on se questionne sur ce que fera l'auteur par la suite. C'est d'ailleurs à partir de ce moment que l'on est happé par l'histoire et qu'on veut comprendre vers où nous mène cette accumulation d'événements bizarres. La suite se déroule à Québec. Francis Leahy a les coudées un peu plus franche et est embarqué malgré lui dans une sombre affaire mêlant considérations politiques et commerciales. Il doit travailler avec des gens qui se disent ses collaborateurs, mais il ne peut vraiment faire confiance à personne. Toujours, le roman tourne autour des personnages du départ, rencontrés au Manoir Richelieu.
Magouille au Manoir est un excellent roman d'enquête, sous fond de magouille politique. La trame concoctée par l'auteur est efficace. Elle se mêle et s'entrecroise pour nous donner l'impression d'un véritable casse-tête. Les personnages féminins prennent beaucoup de place dans l'histoire et c'est un aspect que j'ai beaucoup aimé. La femme de Leahy, par exemple, n'est pas l'ombre de son mari. C'est une femme forte qui prend des décisions et se mêle de l'enquête comme elle l'entend. Ce n'est pas le genre de femme à demeurer sagement à la maison!
De nombreux aspects historiques comme le Manoir Richelieu, la guerre des Boers, le scandale des biscuits protéinés, offrent une toile de fond très intéressante à l'intrigue. L'auteur fait également intervenir nombre de personnages historiques qui ont réellement existés. Il donne, entre autres, un petit rôle à Laure Conan (l'auteur de Angéline de Montbrun) ainsi qu'à Robertine Barry et à Joséphine Marchand-Dandurand (journalistes et militantes féministes). Le clin d'oeil est amusant et très agréable.
Magouille au Manoir est un roman complexe et intéressant. Il offre une intrigue policière étonnante et il est très bien écrit. C'est une lecture que je vous conseille fortement! Je compte, pour ma part, lire la première enquête de Francis Leahy dans un proche avenir.
Quelques extraits:
"La vie est drôlement faite. On n'y peut rien, c'est comme ça. Il faut vivre avec. Voici un exemple choisi au hasard entre mille: supposons que vous voyagiez sous bonne escorte dans le train du premier ministre, entouré de gens que vous connaissez et en qui vous avez confiance. Il serait pour le moins anormal que vous arriviez à destination la tête coupée. Et pourtant, figurez-vous que, dans la nuit du 27 octobre 1899..." p.7
"Il n'y a donc pas moyen d'y échapper? se demanda Leahy. Si ce n'est pas un ministre, c'est un député. Si ce n'est pas le gouvernement, c'est l'Opposition... On se tue joyeusement, on s'assomme avec délices, on ment effrontément et on vient ensuite demander son aide au petit sergent de Québec!" p.307
28 août 2010
Le roi Piiz-Zâ: la canicule infernale
Patrick Marleau
illustrations de Mikaël
Les éditions Goélette
24 pages
Résumé:
Dans le royaume de Modzarellâ, la canicule frappe. Il fait une chaleur... à cuire sur place! Le roi Piiz-Zâ entend bien ne pas rester dans ce four tout l'été. Il confie donc à son fidèle conseiller Saintubaire son intention d'aménager une superbe piscine pour tous ses sujets. Mais voilà, comment s'en procurer une alors que Somonville est assiégée par les troupes du roi Beurgueur?
Mon commentaire:
Cet album est le premier d'une petite série. Le roi Piiz-Zâ est un jeune roi qui a plus d'un tour dans son sac. Étouffant de chaleur et lassé de devoir se réfugier dans les donjons pour avoir un peu de fraîcheur, il décide d'offrir à son royaume une piscine. Ce qui n'est pas chose facile, vu les circonstances...
L'album est coloré à souhait et est vraiment parfait pour l'été. Les illustrations rappellent les dessins animés et sont pleines de vie et de mouvement. Les couleurs éclatantes accrochent l'oeil des enfants. La plus grande force de cet album, ce sont ses jeux de mots, souvent reliés à la nourriture: le roi Piiz-Zâ, qui vit à Modzarellâ, doit aller chercher sa piscine à Somonville assiégée par les troupes du roi Beurgueur. Piiz-Zâ a aussi un conseiller du nom de Saintubaire (surnommé Saintub!). L'océan s'appelle Périé et le vendeur de piscine... Filtredo!
C'est très amusant et remplit d'humour. L'album se termine sur le choix de la piscine, choix judicieux et amusant pour le roi Piiz-Zâ et tout son royaume!
Une petite série d'albums qui se démarque par ses jeux de mots, ses trouvailles et ses couleurs contrastantes. Les deux premiers albums viennent de paraître. Le prochain sortira en octobre.
À partir de 4 ans.
26 août 2010
Maud: la vie de Lucy Maud Montgomery
Harry Bruce
Québec Amérique
184 pages
Résumé:
Qui était Lucy Maud Montgomery, la créatrice de Anne, la rousse héroïne de la maison aux pignons verts? Née à l'Île-du-Prince-Édouard le 30 novembre 1874, Lucy Maud Montgomery, comme plusieurs de ses héroïnes, s'est retrouvée orpheline très tôt. Elle a été élevée par ses grands-parents, des vieillards sévères et sans tendresse. Pourtant, malgré la solitude et les difficultés, la petite Maud connaissait des moments de bonheur grâce à son imagination fertile et au rêve qu'elle nourrissait en secret : devenir écrivain. Maud a commencé à écrire dès l'âge de neuf ans en tenant son journal intime dans la petite ville de Cavendish, qui ressemble à s'y méprendre au village d'Avonlea où se déroule l'histoire de Anne. C'est là, également, qu'elle devint une jeune femme fougueuse et sensible. Tour à tour institutrice, journaliste et romancière, Maud, qui était volontaire et passionnée, dut pourtant s'occuper de sa grand-mère jusqu'à la mort de celle-ci avant d'épouser, à trente-cinq ans, un pasteur pour lequel elle éprouvait du respect mais pas d'amour véritable. Sa passion, elle l'exprimera dans son oeuvre littéraire plutôt que dans sa vie respectable de femme de pasteur.
Mon commentaire:
Cette biographie de Lucy Maud Montgomery est l'une des seules en français. Très courte, l'auteur relate des faits inspirés du journal de la célèbre écrivaine canadienne. C'est donc un livre intéressant pour ceux qui aiment à l'univers entourant la création de Anne... la maison aux pignons verts et souhaitent en apprendre plus sur l'auteur, dans un ouvrage en français.
Toutefois, je suis mitigée par rapport à ma lecture de cette biographie. Si le sujet est digne d'intérêt et qu'il est agréable d'apprendre des faits sur la vie de famille de Lucy Maud Montgomery, en plus des photos qui complètent l'ouvrage, il est assez dommage que le livre soit écrit de façon linéaire. Le style est assez plat, l'auteur se contentant d'aligner des faits. La biographie est courte mais elle m'est apparue incroyablement longue à lire. Ce qui m'a surtout frappée à ma lecture, ce sont l'alignement de faits qu'on croirait sortis tout droit des livres de Lucy Maud Montgomery. Est-ce plutôt ça qui m'a dérangée? Cette ressemblance quasi parfaite avec ses héroïnes qui m'a donné l'impression de relire une version légèrement différente de Anne... la maison aux pignons verts?
Car dans Anne Shirley, on retrouve énormément de Lucy Maud Montgomery. Je conçois qu'un auteur s'inspire de sa propre vie, toutefois il y a une façon de le démontrer sans que ça donne l'impression de lire l'oeuvre originale. Anne Shirley est adoptée par une famille, Lucy Maud aussi. Anne est dans un cercle de conteuses, Lucy Maud aussi. Anne enseigne, Lucy Maud aussi. Plusieurs éléments du journal de Lucy Maud Montgomery se retrouvent dans le roman Anne... la maison aux pignons verts. La façon dont les faits sont traités me donnent l'impression d'une constante comparaison entre Anne et Lucy Maud.
J'ai plutôt l'impression que c'est la façon d'apporter les faits qui m'ont un peu ennuyée. C'est un peu dommage, car Lucy Maud Montgomery est un écrivain qui m'intéresse énormément. Je pense que la façon d'amener les informations et le style de l'auteur joue beaucoup dans la qualité d'une biographie. Autant j'ai pu apprécier de très bonnes biographies de personnalités que je ne connaissais pratiquement pas, autant celle-ci m'a semblée trop linéaire. Je pense entre autres aux biographies de Dashiell Hammett et Adrien Arcand qui sont passionnantes, bien écrites, alors que ces hommes m'étaient pratiquement inconnus avant ma lecture.
Une biographie a réserver aux inconditionnels de Lucy Maud Montgomery, mais qui risquent toutefois de connaître déjà la plupart des faits dont on parle dans le livre. L'auteur s'inspire d'ailleurs des journaux de Lucy Maud Montgomery. À quand une traduction intégrale en français de ces fameux journaux de Lucy Maud Montgomery, déjà disponibles en anglais?
En complément:
Le Musée Virtuel du Canada offre en ligne une exposition interactive très plaisante sur les cahiers de coupures et les carnets de Lucy Maud Montgomery.
24 août 2010
Dans les pas de Caïn
Isabel Vaillancourt
Vents d'Ouest
176 pages
Résumé:
À l’automne de 1954, à Ville-Marie, au Témiscamingue, une famille qui peine pour joindre les deux bouts voit l’occasion de changer le cours de son destin. Dans une audacieuse entreprise de remonter un butin gisant au fond du lac Témiscamingue, les intérêts de Régis Cormier, le père, s’opposent vite à ceux de Jean-Jean, son fils aîné. Quand l’expédition tourne mal, qu’une épidémie au village vient jeter de l’ombre sur leurs rêves, c’est à cet homme qui n’avait pas coutume d’imposer son autorité à sa progéniture de lui montrer la voie à suivre. Et lorsque Jean-Jean se rebute, Régis, dans sa douloureuse humanité, lève le ton, montre les poings, espérant lui faire entendre que les liens du sang doivent transcender l’appel de l’or. Une autre quête les force bientôt à agir de concert, une quête sans compromis, cette fois, implacable, qui va mettre à rude épreuve l’union du clan Cormier déjà éprouvé par ses vieilles chicanes. S‘impose alors une volonté de retrouver ce qui a été perdu, c’est-à-dire le cœur de la famille, comme si ses membres l’avaient enfoui profondément dans une de leurs poches le jour où ils croyaient trouver bientôt leur place au soleil.
Mon commentaire:
Voilà un roman dont il est difficile de parler sans dévoiler toute l'intrigue. Dans les pas de Caïn est d'abord et avant tout l'histoire d'une famille. Deux frères, Isidore et Régis. Le premier a hérité de l'argent de leur père alors que le second est pauvre comme Job et tire le diable par la queue. Régis est père de deux garçons dont on suit la relation au fil des pages. La femme de Régis est plutôt volage, elle rêve de paillettes et de projecteurs et n'est pas le modèle de la mère de famille parfaite. Rester à la maison et élever des enfants? Très peu pour elle! Elle part à Montréal en laissant ses trois hommes au Témiscamingue. Régis s'accroche à elle, il est rongé par la jalousie quand elle est loin et souffre sous les reproches de sa femme lorsqu'ils sont ensemble.
Il y a plusieurs personnages à la psychologie complexe dans le livre et il est très intéressant de les voir interagir entre eux. Ils sont tous en quête d'un bonheur qui leur semble difficile à atteindre, presque inaccessible. Autour de la famille de Régis gravitent plusieurs personnages du village: Dizzie, la femme qui prend soin d'Isidore et rêve de faire de la radio; Asa commerçante et amoureuse de Régis; Bô, le simple d'esprit qu'il est facile de blâmer pour un oui ou un non; Kôme, un agent de police (le seul de la région) qui se promène avec un vieil avion de la guerre arborant la croix gammée... La galerie de personnages est complexe et plusieurs d'entre eux sont loin d'être blancs comme neige...
Pendant que la femme de Régis tente de se faire une place dans le monde de la télévision à Montréal, les différents personnages sont aux prises avec une nébuleuse affaire dans un chalet retiré sur un îlot. Une épidémie fait rage dans la région, ce qui les empêche de quitter l'île et les isole encore plus. C'est dans cette atmosphère oppressante que Régis devra régler ses comptes et faire des choix pour le futur et pour ses fils.
Dans les pas de Caïn est un roman à l'intrigue intéressante, qui offre une atmosphère particulière et des personnages psychologiquement très riches. Le début m'a semblé un peu lent à démarrer, mais les informations qu'il comprend met les bases de l'histoire bien en place. Le moment de l'histoire que j'ai préféré est essentiellement celui où Régis et sa famille sont coincés sur l'île.
L'écriture est très évocatrice et les sentiments des personnages sont si bien rendus qu'on suit leur développement avec beaucoup d'intérêt. Les différentes relations entre les personnages sont construites avec talent. C'est d'ailleurs à mon avis la plus grande force du roman: la profondeur des relations qu'ont entre eux Régis, Asa, Dizzie, Jean-Jean, Léo, Kôme, Bô... Il y a aussi de nombreux questionnements des personnages par rapport à la relation père-fils et aux relations fraternelles.
Dans les pas de Caïn m'a bien plu et vous plaira aussi si vous aimez les romans aux personnages fouillés et avec un bagage psychologique particulièrement chargé.
La couverture du livre, que je trouve en passant très belle et qui colle parfaitement à l'intrigue, est une illustration de l'auteur, Isabel Vaillancourt.
22 août 2010
Petits becs du Québec
Marie Rougemont
Les soleils bleus
112 pages
Résumé:
Juillet 2008, fin d’année scolaire pour Céline, 15 ans, qui mène une vie bourgeoise et très cadrée entre des parents affectueux et unis, dans l’île de la Réunion.
L’arrivée de sa tante Caroline, figure pétillante du show-biz au Québec, va troubler ce quotidien tranquille et solitaire… Pourquoi cette hostilité entre ses parents et cette tante d’Amérique un peu surprenante mais si attachante, si généreuse ?
Mon commentaire:
Petits becs du Québec mélange habilement deux cultures: celle du Québec et celle de la Réunion. Céline et ses parents vivent à la Réunion. Ce sont des gens aisés, qui ont une vie bien remplie mais un certain vide affectif. Ils se mêlent peu aux autres, n'ont pas d'amis. C'est l'image de la famille parfaite, bon chic, bon genre. Céline est une jeune fille qui rêve de prendre son envol, de vivre un peu plus en accord avec la musique qui la fait bouger et chanter en cachette de ses parents, dans sa chambre. Sa vie est réglée comme du papier à musique et c'est au contact d'une tante qu'elle n'a jamais connue, qu'elle réalise qu'elle a besoin d'un peu plus que la vie trop parfaite que ses parents lui offre.
Ce roman jeunesse trace un beau portrait d'une jeune fille en quête de sa personnalité. Habituée de vivre selon les désirs de ses parents, elle a du mal à se forger elle-même une idée ou une opinion. Elle ne prend pas sa place et est toujours égale à elle-même, de peur de décevoir les autres. L'arrivée de sa tante Caroline, expatriée au Québec depuis des années, n'est pas au goût de sa famille. Caroline est en effet une femme pétillante de vie, extravagante et colorée, qui bouleversera la vie trop tranquille de la jeune Céline et lui permettra de découvrir une facette d'elle-même qu'elle étouffait.
Le roman de Marie Rougemont est bien écrit et offre de beaux portraits de personnages. L'histoire familiale de Céline et la vie qu'elle mène est un peu triste. Sa tante lui offrira un monde en couleurs. Céline est attachante et tellement effacée que c'est un bonheur de la voir enfin s'ouvrir aux autres.
La rencontre des cultures est amusante dans le roman, que ce soit au niveau musical ou au niveau du langage. Le roman est ponctué de phrases en créole (qui sont accompagnées d'une traduction française fort appréciée!) et d'expressions typiquement québécoises qui sont plutôt bien incorporées au texte.
Petits becs du Québec est un beau roman pour les jeunes, sur la famille, l'affirmation de soi et l'identité. Il offre un très bon moment de lecture!
Un extrait:
"Ma chambre est spacieuse et personne n'y entre jamais sans frapper. J'occupe la plus grande pièce d'une maison créole située tout en hauteur du Moufia, à l'écart de Saint-Denis. Le soir, je passe des moments délicieux à ma fenêtre et je dessine, aux lumières de la ville en bas, des visages et des mots. Papa a hérité de cette propriété d'une tante qui avait, de son vivant, peuplé son jardin de flamboyants. Leur flot de pétales rouges éclaire chaque année le repas de Noël en plein air. J'aime les retrouver pour lire et rêvasser. Papa dit souvent que tout pousse trop vite dans cette jungle, mais je me réjouis qu'il existe au moins un endroit capable de lancer un pied de nez à l'ordre impeccable qui gouverne tout chez nous." p.13
20 août 2010
Le naufrage de l'audacieuse
Henri-B. Boivin
ADA éditions
197 pages
Résumé:
Une frégate transportant une centaine de passagers et une vingtaine de membres d'équipage faisait naufrage sur des récifs au large de l'île d'Anticosti, en 1730. Les survivants se virent dans l'obligation de passer l'hiver dans les pires conditions, mais avec l'espoir d'être secourus le printemps venu. Comme si le froid et la faim ne suffisaient pas à les rendre misérables, la mutinerie d'une bande de malfrats vint ajouter aux épreuves de ces colons aucunement préparés aux dures réalités d'une nature peu généreuse, durant la pire saison pour survivre à un naufrage. L'arrivée d'autochtones sera salutaire pour certains, mais funeste pour d'autres. De telles conditions de vie font ressortir ce qu'il y a de meilleur et de pire chez l'être humain. Des liens d'amour et de haine se tisseront parmi l'équipage et les passagers. Seuls les plus coriaces et les plus chanceux réussiront à s'en sortir.
Mon commentaire:
Le naufrage de l'Audacieuse est une belle surprise. Ce roman, écrit et raconté comme les histoires que nos ancêtres narraient au coin du feu, nous offre avec un brin d'humour noir les mésaventures d'un groupe de naufragés. Devant passer tout un hiver sur une partie des terres ostiles et inhabitées de la Nouvelle-France (nous sommes loin des grandes villes de Québec et Montréal) les naufragés doivent leur survie à leur imagination. Seul un petit groupe s'en sortira. On apprend aussi à la fin, ce que deviendront les survivants.
Ce roman est original car il va au-delà de l'aspect historique. Se rapprochant beaucoup plus du conte, il est remplit de bourdes et de clin d'oeil, de jeux de mots et d'humour noir. Avec l'auteur, on accompagne les naufragés dans leur combat quotidien pour survivre. On suit parallèlement deux groupes de personnages, chacun devant lutter pour sa survie. La principale préoccupation est la nourriture. Tous les moyens sont bons pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent! Les naufragés doivent faire face aux rigueurs de l'hiver, au problème du logis, à la recherche constante de bois de chauffage et aux menaces de scorbut qui pèse sur le groupe.
En survolant une époque historique intéressante et en réinventant en quelque sorte le mythe du naufragé, l'auteur nous livre un roman très près du conte, avec ses personnages colorés aux noms très évocateurs.
Un roman différent qui m'a beaucoup plu, écrit avec une certaine légèreté et beaucoup d'humour, malgré la gravité de son sujet.
Un extrait:
"Avec le bois récupéré de la mer, le capitaine fit construire un bâtiment rectangulaire servant de dortoir et d'abri à une cinquantaine de personnes bien cordées, avec un espace prévu pour un foyer en plein milieu, un trou ayant été aménagé dans le plafond pour laisser s'échapper le plus gros de la fumée. Bien sûr, les personnes placées près du feu allaient crever de chaleur et les plus éloignées grelotteraient, mais on avait prévu une rotation permettant de suer et de claquer des dents à tour de rôle, ce qui procurerait l'immense avantage de changer le mal de place, comme on dit." p.32
L'heure des vacances
C'est à mon tour de partir en vacances!
Je ne serai pas très loin et je mettrai ce blogue à jour de temps en temps. Toutefois, il risque d'être quelque peu au ralenti jusqu'à la fête du travail.
Retour à la normale dès le 7 septembre!
(p.s: la lettre d'information partira comme à l'habitude le 1er du mois!)
À bientôt!
19 août 2010
Transformez vous-même votre salle de bains
Henny Donovan
Guy Saint-Jean éditeur
128 pages
Résumé:
Toutes les informations dont vous avez besoin sur les matériaux, la façon de choisir votre agencement de couleurs et d'ajouter des touches personnelles harmonieuses et originales. Des instructions étape par étape pour transformer simplement votre salle de bains existante à l'aide de pochoirs, de carreaux, d'effets de peinture, de bois ou de verre, et sans vous lancer dans de coûteuses rénovations. Un très grand choix d'idées, de designs et de concepts, dans toutes les couleurs et tous les styles pour vous aider à créer exactement le décor qui vous convient. À vos pinceaux!
Mon commentaire:
Étant dans les rénovations jusqu'au cou, ce livre est tout trouvé pour moi. Il s'agit d'un très beau volume donnant de nombreuses idées de décoration à petits prix. Il suffit d'un peu d'habileté manuelle pour transformer la salle de bain en un endroit reposant et serein.
Le principe du livre est simple: on part de ce qui est déjà existant et on ajoute une touche de couleur, des motifs, quelques panneaux peints, des moulures et la pièce a tout de suite un air différent. Si on est habile, on peut combiner de gros changements (lavabos, bain et autres) aux idées comprises dans le guide. Si on ne souhaite qu'apporter de petits changements, sans se ruiner, il est facile de le faire avec les différents projets proposés. Il y en a pour tous les goûts. Certains projets sont plus simples que d'autres ou demandent moins d'investissement.
Le guide débute par quelques leçons de base sur l'aménagement de la pièce, les couleurs, les matériaux et les différents outils nécessaires. Ensuite on nous propose plusieurs projets allant des rayures à la peinture de paysages sur les murs, par l'application de la feuille d'aluminium en passant par le pochoir ou l'imitation de papier peint. On nous explique, entres autres, comment graver des carreaux de verre, imiter la mosaïque ou décorer à la suédoise.
Je trouve ce guide vraiment intéressant car il contient de très belles idées. Les dernières pages offrent des pochoirs qu'il est possible d'agrandir au photocopieur pour réaliser les projets contenus dans le livre. Mon coup de coeur va à deux projets en particulier que je trouve absolument ravissants: la style suédois moderne avec ses carrés de mdf peints qui rappellent le persil sauvage et le pochoir style Nouvelle-Angleterre avec son bord de mer qui donne tout de suite un air de vacances. Je compte d'ailleurs intégrer ces deux éléments décoratifs à ma maison au fil du temps.
Transformez vous-même votre salle de bains est un guide très intéressant. Il offre de très bonnes idées pour redonner une seconde vie à la salle de bain, pièce indispensable d'une maison. Il contient plus de 60 projets différents. Paru en 2007, ce livre ne se retrouvera peut-être pas sur les tablettes de votre libraire mais peut très bien être commandé.
18 août 2010
Ce qui arriva à Chloé et Mélina un jeudi après-midi
Martine Latulippe
illustrations de Fil et Julie
Éditions de la Bagnole
32 pages
Résumé:
En revenant de l’école, Chloé et Mélina constatent que quelque chose de très important a disparu. Inquiètes, elles emploient tous leurs sens à résoudre ce mystère.
Mon commentaire:
Les albums des éditions de La Bagnole sont toujours colorés, les personnages sont pétillants et le texte est remplit de rimes et de sons. Dans celui-ci, Mélina et Chloé trouvent la maison silencieuse. C'est l'absence de son, et principalement du rire de leur maman, qui les inquiète tout de suite. Elles partent à la recherche du rire de leur maman dans toute la maison et le jardin. L'idée est amusante et reprend en quelque sorte la même histoire lorsque le papa des filles arrive lui aussi à la maison.
Cet album vise les enfants du préscolaire et du primaire. Les deux personnages principaux sont soeurs et ne sont pas du même âge. C'est un album parfait pour lire le soir, avec des enfants d'âge et de niveau différent. Le texte a une sonorité agréable pour la lecture à haute voix et offre un très beau moment de lecture. L'album combine habilement le mystère, l'inquiétude et l'humour. L'histoire, principalement la fin, fera rigoler les petits.
J'ai bien aimé le clin d'oeil dans la première illustration de la maman de Mélina et Chloé: elle lit le livre La liste de Jennifer Tremblay, publié à la même maison d'édition!
Un extrait:
"Mélina déclare:
-Le rire de maman a disparu.
Chloé dut d'un ton décidé:
-Vite, il faut le retrouver!
Aussitôt, les deux soeurs se tranforment en chercheuses de rire."










