30 avril 2004
No logo (La tyrannie des marques)
No logo (La tyrannie des marques) - Naomi Klein![]()
Lu: Avril 2004
Résumé:
"Aujourd'hui, le village est « planétaire », l'adolescent « mondial » et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image capable de le faire accéder à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de bouleverser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays.
Dans cette course au profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les doits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains États du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisant, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètre de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois même du sang.
Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques."
Mon opinion:
On apprends beaucoup dans un livre comme celui-ci qui traite de mondialisation, de la publicité et des marques, omniprésentes dans nos vies. On peut voir comment de grosses compagnies comme Nike, Adidas, WallMart, Sears, Starbuck, Tommy Hilfiger, etc. traitent leurs employés, emploient des jeunes dans des pays comme l'Afrique ou la Chine, dans des conditions tellement sales et horriblent que nous on ne laisserait même pas un chien vivre là-dedans... Ils font parfois 90h de travail par semaine, à l'année, au salaire ridicule de 0.13$ de l'HEURE! Ils font travailler des jeunes femmes enceintes, de 8h à 2h du matin (ça fait 18h dans une journée!!!) qui finissent par perdre leur bébé ou même, des gens malades qui finissent pas MOURIR dans ces conditions là, pour que nous, Nord-Américain puissions acheter des vêtements sport...C'est réellement révoltant, ça nous fait comprendre beaucoup de choses et on voit le monde avec des yeux plus réfléchis. Certaines des choses dont l'auteur parle se passent dans NOS ÉCOLES ici ou dans NOS ateliers de travail... Ça change notre façon de consommer et on y pense deux fois avant d'acheter quelque chose... Même si le livre est volumineux et peut en rebuter plus d'un, je pense qu'il est important de le lire pour entretenir notre conscience sociale. L'auteur a fait de longues recherches et a foulé le terrain de ces pays ou la mondialisation est omniprésente, cercle fermé qu'il est difficile de franchir. Ce livre a changé ma perception de beaucoup de choses.
9.5/10
Complément: Le site officiel de No Logo
Commentaires
Admiration
Étonnamment, Klein m'aura fait admirer toutes ces grandes compagnies... Quel génie incroyable faut-il avoir afin de nous manipuler avec tant de succès ! Lire No Logo permet de comprendre le succès d'empires tels WallMart et Second Cup. il permet aussi de saisir avec quelle candeur nous acceptons de suivre les "suggestions" des slogans et publicités qui leur sont associés.








