30 mars 2005

Biographie de la faim

biographie_de_la_faimBiographie de la faim - Amélie Nothomb

Lu: mars 2005

Résumé:

" La faim, c'est moi. "

Mon opinion:

J'aime beaucoup Amélie Nothomb et son univers un peu étrange, souvent autobiographique. Ce livre l'est également. Il est intéressant mais n'égale pas, selon moi, "Métaphysique des tubes" ou "Stupeurs et Tremblements". Jusqu'à la moitié du livre, j'avais l'impression de lire du déjà-vu, déjà-raconté. Amélie Nothomb parle du Japon, de son enfance là-bas, etc. La seconde partie raconte sa vie à New York, ses cours de ballet, sa vie au Bengladesh, son anorexie. Cette "Biographie de la faim" n'est pas son meilleur volume et est une sorte de "version longue" de "Métaphysique des tubes". À lire, si vous adorez Amélie. Sinon, eh bien découvrez-la par un autre de ses livres.

7/10

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28 mars 2005

Le voleur de Noël

voleur_de_noelLe voleur de Noël - Mary & Carol Higgins Clark

Lu: Mars 2005

Résumé:

"New York. Au pied du Rockefeller Center sur la 5e Avenue, on fête Noël en musique autour d'un immense sapin. Mais cette année, une mystérieuse disparition dans les forêts du Vermont risque de gâcher cette tradition. À moins qu'avant les douze coups de minuit, Regan Reilly et Alvirah Meehan ne démasquent celui qui s'est emparé de l'arbre, et d'un butin beaucoup plus précieux qu'on ne le croit..."


Mon opinion:

C'est un livre très léger, un peu plus même que ceux dont a l'habitude Mary Higgins Clark. Ce n'est pas le livre du siècle. C'est bien pour passer le temps et lire quelque chose de très léger, sans avoir envie de se casser la tête. L'histoire est quelque fois tirée par les cheveux, les personnages toujours très beaux et très riches... Donc juste pour relaxer ou bien à réserver aux inconditionnels de l'auteur uniquement.

7/10

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26 mars 2005

Le manuscrit Phaneuf

manuscrit_phaneufLe manuscrit Phaneuf - Gilles Marcotte

Lu: mars 2005

Résumé:

"Il peut arriver, dans une maison d’édition, qu’un manuscrit se perde, même s’il a été déposé par un auteur de quelque importance. Mais que cet auteur soit retrouvé mort peu après, et que cette mort paraisse un peu suspecte, cela suffit à donner au manuscrit perdu une aura toute particulière et à mettre en branle, autour de sa disparition, une enquête – ou une quête – dont nul ne sait où elle va conduire celui qui l’entreprend, surtout lorsque l’enquêteur en question n’est nul autre que l’éditeur et que les pistes qui se découvrent à lui se multiplient et s’embrouillent au point de compromettre d’une manière ou d’une autre pratiquement toutes les personnes de son entourage et, peut-être, lui-même. Qu’est-il arrivé au manuscrit d’Arcade Phaneuf ? Pourquoi a-t-il disparu ? Que s’est-il passé au bord du lac des Laurentides dans lequel a été repêché le cadavre du même Phaneuf? Voilà quelques-unes des questions que tente de résoudre l’éditeur montréalais Julien Brossard, au fil d’une enquête dont il est moins le maître que le jouet, ou peut-être la victime, et qui, plutôt que de lui apporter les réponses qu’il cherche, lui fait sans cesse découvrir de nouvelles questions, comme si l’univers simple dans lequel il croyait vivre devenait tout à coup, autour du manuscrit absent, un immense labyrinthe dans lequel il ne soupçonnait pas que sa vie et son activité d’éditeur étaient prises."

Mon opinion:

Un roman qu'on présente comme un roman policier. Selon moi, il ne suffit pas que le livre raconte une quête et qu'il y ait dans ses personnages un policier, pour nécessairement en faire un polar. Donc, pour moi ce livre est un roman. Moins bon que je l'avais cru. Peut-être avais-je trop d'attentes? J'ai aimé le lire, mais le dénouement m'a un peu déçue. Je trouve que le roman donne l'impression de ne pas mener bien loin... Comme si finallement, il ne racontait pas grand chose et que la fin, tant attendue, n'arrivait pas vraiment... Malgré tout, je dois dire que jusqu'aux 3/4 du roman, j'ai bien apprécié.

7/10

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24 mars 2005

Voleurs de sucre

voleurs_de_sucreVoleurs de sucre - Eric Dupont coeur1

Lu: mars 2005

Résumé:

"À ce point de la souffrance, il m'arrive de mordre le grand érable du jardin dans l'espoir que sa sève apaise ma douleur. J'accepterais n'importe quelle saleté à n'importe quel prix. On vendrait son chat, on se couperait un doigt avec un couteau à beurre pour une réglisse desséchée. Certains ignares inexpérimentés pensent qu'ils peuvent "dormir" leur purgation. Erreur. Le sommeil serait une libération, un répit."

Mon opinion:

Un fable amusante, un roman lumineux et intelligent, une histoire originale qui se laisse lire avec grand plaisir. Eric Dupont en est à son premier roman et c'est un vrai délice! On se laisse envoûter par Eric, le personnage de son roman, petit bout de chou qui goûta le sucre pour la première fois dans son biberon et en deviendra accroc. Il raconte dans ce livre l'évolution de sa dépendance pour le glucose et ce qu'il fera, avec sa soeur, pour satisfaire son envie de sucre. J'ai souris tout au long du roman. Une belle découverte! Et comme le dit si bien la quatrième de couverture:
"Le récit se veut un pied-de-nez aux forces policières, aux autorités médicales, aux légumes bouillis et autres contrariétés."

Quelques extraits:

"J'ai maintenant dix mois et je suis déjà parvenu aux conclusions suivantes. Primo: seul le sucre rend l'existence supportable. Secundo: les gens se divisent en deux groupes, ceux qui vous donnent du sucre et ceux qui vous le refusent. Tertio: ce dernier groupe inclut une faction très inquiétante, ceux qui vous enlèveront le sucre. Ce sont des voleurs de sucre."
p.36

"L'hiver, on a vu souvent la mère de Nelly mettre du sel sur les marches afin d'éviter que sa petite famille ne se casse le cou en descendant dans la cour. La vengeance est un plat qui se mange froid. À Amqui, il est possible, en patientant quelques mois, de le déguster congelé."
p.97

"-Bonjour, petit. Comment t'appelles-tu?
-Eric.
-Tu es le fils du policier?
-Oui. Comment vous appelez-vous?
-Adrien, sans H.
L'absence de hache me rassure immédiatement. Je n'ai pas affaire à un meurtrier."
p.103

10/10

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20 mars 2005

L'expérience interdite

experience_interditeL'expérience interdite - Ook Chung

Lu: mars 2005

Résumé:

"Au milieu de la jungle philippine se cache un étrange établissement. À l’intérieur d’un hall immense s’empilent des cages. Celles-ci renferment des créatures insolites, dont on devine qu’elles ont déjà eu forme humaine. Condamnées à l’inconfort perpétuel, à l’obscurité et à la solitude, elles sont aussi pourvues d’un fin tuyau qui perce leur abdomen. C’est en s’inspirant des techniques mises au point au début du XXe siècle et visant à produire des perles de culture toujours plus proches de la perfection qu’un certain Bill Yeary a inventé une méthode lui permettant d’exploiter les écrivains pour en obtenir, à partir de l’humeur noire que sécrète leur foie, cette chose aussi rare qu’une perle parfaite : un manuscrit génial. Mais la révolte gronde, car qui pourrait accepter de telles conditions de vie, quel que soit son amour de l’art ?"

Mon opinion:

J'ai plutôt aimé ce livre, malgré son sujet très noir et son écriture dérangeante. Il s'agit du second livre de Ook Chung que je lis et ses textes sont assez troublants. J'oscille toujours entre les deux: j'aime ou je n'aime pas? C'est un livre un peu étrange, une histoire grinçante sur la création et l'être humain. On y parle aussi brièvement, en parallèle, du phénomène des hikikomori (phénomène de reclusion, sorte de phobie sociale répandue au Japon). Également, les conditions des encagés décrites dans le livre sont horribles et l'écriture de l'auteur nous met un peu mal à l'aise... Je pense que pour ça, j'aime assez ce livre... malgré tout!

Quelques extraits qui représentent bien l'esprit du roman:

"Pourquoi dites-vous cela? Non, non, tout cela est bien réel. Vous seriez étonnée du nombre incalculable d'industries qui existent dans les quatre coins du monde, et celle-ci n'est pas la plus surprenante, croyez-moi. Nous achetons des hommes, c'est cela qui vous paraît impensable?"
p.34

"Nous existons... tout comme la moitiée de la terre existe, avec toute les horreurs qui s'y déroulent quotidiennement, sans que l'homme moyen en sache quoi que ce soit, son imagination étant trop réduite pour voyager au-delà de la clôture de sa maison de banlieue."
p.34

"Eh bien, imaginez que les cloisons du box de ce restaurant où dinent nos deux tourtereaux s'écroulaient comme un lever de rideaux et qu'autour d'eux ils apercevaient, ô horreur, non pas les autres convives mais les boeufs qu'on massacre dans les abattoirs afin de leur offrir ce mets raffiné."
p.111

8/10

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18 mars 2005

La cavale du géomètre

cavale_du_geometreLa cavale du géomètre - Arto Paasilinna

Lu: mars 2005

Résumé:

"Cela fait une drôle d'impression de ne pas savoir qui on est, d'où on vient ni où on va. Taavetti Rytkönen, soixante-huit ans, était exactement dans cette situation. Il ne savait pas où il allait, ni qu'il venait de sortir d'une agence de la Banque nationale, où il avait oublié son portefeuille et ses papiers d'identité, mais tout de même pensé à fourrer dans sa poche intérieure une liasse de billets épaisse d'un centimètre et demi... " Un géomètre amnésique, un chauffeur de taxi pas du tout pressé de rentrer chez lui, un architecte albanais, un interprète bosniaque, douze naturistes françaises, plus quelques paysans pas mal imbibés... Agitez, secouez et vous avez un grand Paasilinna."

Mon opinion:

C'est un roman loufoque, un peu spécial qui m'a paru assez intéressant après avoir fermé la dernière page. Par contre, j'ai mis plusieurs jours à lire les quelques 200 pages de ce roman... J'avais du mal à rester accrochée à l'action et à avoir envie de poursuivre l'histoire. J'ai trouvé le début plutôt long et pénible, surtout les passages sur la guerre. À partir de la moitié du livre, il se passe un peu plus d'action et c'est à ce moment que j'ai commencé à apprécier l'histoire... Un peu long finallement...

6.5/10

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16 mars 2005

Le festin chez la contesse Fritouille et autres nouvelles

festin_chez_la_comtesse_fritouilleLe festin chez la comtesse Fritouille et autres nouvelles - Witold Gombrowicz

Lu: mars 2005

Résumé:

"Etre invité aux dîners du vendredi chez la comtesse Fritouille est un immense honneur : convives élégants, nourriture végétarienne et délicate, conversation raffinée. Mais certaines réceptions peuvent être surprenantes... Surprenants aussi ce juge d'instruction qui veut prouver à tout prix qu'Ignace K est mort assassiné, ou Alice, jeune fille vierge, qui utilise son innocence avec une naïveté dérangeante. Avec un humour décapant, Gombrowicz nous fait pénétrer dans un monde où la fable grimaçante côtoie le grotesque et la réalité frôle sans cesse l'absurde."

Mon opinion:

Un peu bizarres, parfois grotesques et souvent même un peu dégoûtantes, ces nouvelles ne m'ont franchement pas plu du tout. Le recueil regroupe trois nouvelles tirées du livre Bakakaï de l'auteur. Le recueil comprends "Meurtre avec préméditation", "Le festin chez la comtesse Fritouille" et "virginité". On se demande parfois où va l'auteur. Ses personnages ont des réflexions qui me laissent un peu perplexes... quand on arrive à les comprendre. Bref, pour moi, ce n'est pas une grande découverte et c'est un auteur que j'éviterai désormais. Je n'aime ni son humour grotesque, ni sa façon d'écrire.

2/10

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15 mars 2005

Trailerpark

trailerparkTrailerpark - Russell Banks

Lu: mars 2005

Résumé:

"Dans ce roman en douze caravanes et treize épisodes, le grand rêve américain semble en avoir pris un coup dans l'aile. Russell Banks porte ici sur une Amérique populaire le regard à la fois tendre et caustique d'un amateur consommé de la tragi-comédie humaine : la dame du numéro 11 élève des cochons d'Inde en cachette tandis que la jeune fille du 7 téléphone à Dieu. L'occupant du 3 est un prosélyte de la contraception "tantrique", quant au vieux pêcheur, il se fait amicalement dépouiller par ses voisins du magot qu'il a enfin décroché à la loterie... C'est dans ce fourmillement de la vie immédiate et dans la chaleureuse relation romanesque qu'entretient Russell Banks avec ses " voisins " du New Hampshire que ce magnifique écrivain est sans doute le plus proche de lui-même."

Mon opinion:

Un recueil de nouvelles qui commence un peu de la même façon qu'il se termine: par un coup d'éclat qui dérange les occupants du parc de caravanes. Des petites histoires au quotidien qui nous font vivre l'Amérique plus pauvre et les malheurs des uns et des autres. Fidèle à sa façon de décrire l'Amérique et la chute du rêve américain, Banks a écrit des nouvelles intéressantes que j'ai pour la plupart bien aimé. Le thème général de chaque nouvelle m'a plu puisqu'elles sont toutes reliées d'une façon ou d'une autre au parc de caravanes, à ceux qui y ont vécus et à ceux qui n'y sont plus. Des tranches de vie réalistes.

8/10

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12 mars 2005

L'ombre du vent

ombre_du_ventL'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon coeur2

Lu: mars 2005

Résumé:

"Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y «adopter» un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets «enterrés dans l'âme de la ville» : L'Ombre du Vent."

Mon opinion:

Un roman touchant, que l'on lit comme une grande quête de soi, des autres et de l'amour, à travers plusieurs années. Deux destins en parallèles, qui se coupent et se recoupent jusqu'à ce qu'ils se rejoignent. Le destin de Daniel et celui de Julián se ressemble beaucoup et l'un découvrira l'autre à travers ses livres. Cependant, l'un des deux accomplira ce que l'autre n'a jamais pu faire... Par plusieurs trouvailles, l'auteur offre un bel hommage aux livres et au bonheur d'être lecteur. Un très beau roman, intéressant à lire, qu'on ne veut plus laisser.

Quelques extraits:

"Six ans après, l'absence de ma mère était toujours pour moi un mirage, un silence hurlant que je n'avais pas encore appris à faire taire à coups de mots."
p.9

"Julián s'assit sur un banc sous la verrière et sortit son livre. Il laissa s'écouler deux heures, immergé dans la magie des mots, en se sentant devenir un autre, comme s'il changeait de peau et de nom. Entraîné par les rêves de personnages d'ombre, il avait l'impression qu'il ne lui restait plus d'autre sanctuaire,
d'autre refuge, que celui-là."
p.308

"Quand je franchis le porche, la neige avait commencé à tomber, et le ciel se répandait paresseusement en larmes de lumière qui disparaissaient sous mon haleine. Je courus vers la place de Catalogne déserte. Au
milieu se dressait la silhouette solitaire d'un vieillard, ou peut-être d'un ange déserteur, couronné de cheveux blancs et engoncé dans un énorme manteau gris. Roi de l'aube, il levait en riant sa face vers le ciel et tentait en vain d'attraper des flocons dans ses gants. Quand je passai près de lui, il me sourit
gravement comme si, d'un coup d'oeil, il pouvait lire dans mon âme."
p.485

9.5/10

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09 mars 2005

Malavita

malavita1

Malavita - Tonino Benacquista

Lu: mars 2005

Résumé:

"Une famille apparemment comme les autres. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner."

Mon opinion:

Un roman de la mafia, qui parle d'une famille sous la protection du FBI parce que le père, ancien mafioso a dénoncé certains des siens pour avoir à nouveau sa liberté. J'aime beaucoup les livres de Tonino Benacquista, qui est un de mes auteurs favoris. Cependant, "Malavita" ne m'a pas vraiment charmée. Comme d'habitude, Benacquista utilise l'humour noir, grinçant d'une belle façon. Mais ce livre ne m'a pas emballée: trop de détails sur la mafia que je trouvais long et qui ralentissaient l'histoire. Si vous voulez lire Benacquista pour la première fois, allez vers d'autres de ses livres, comme "Quelqu'un d'autre" ou "Saga" qui sont, selon moi, beaucoup plus intéressants.

6.5/10

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