Volkswagen blues
Volkswagen blues - Jacques Poulin ![]()
Lu: avril 2005
Résumé:
"- Quand partons-nous sur la Piste de l'Oregon ? demanda-t-elle brusquement.
- Vous n'avez pas envie qu'on se sépare ? dit l'homme au lieu de répondre.
- Non, dit-elle.
- Pourquoi ?
Elle alla chercher le petit tabouret en simili-cuir, elle tendit sa brosse à l'homme et s'assit en lui tournant le dos.
- Parce que je suis attachée au vieux Volkswagen, dit-elle.
L'homme se mit à lui brosser les cheveux délicatement, à petits coups, comme il l'avait vue faire plusieurs fois.
- Le vieux Volks peut tomber en ruine à n'importe quel moment, dit-il.
- On verra, dit la fille.
- Vos cheveux sont doux. Ils sont noirs comme le poêle, mais je n'en ai jamais vu d'aussi doux.
- Merci. Quand est-ce qu'on part ?
- Vous pensez vraiment que Théo est allé sur la Piste de l'Oregon ? demanda l'homme.
- Oui, c'est ce que je pense, dit-elle."
Mon opinion:
Ce livre de Jacques Poulin est souvent étudié dans les écoles du Québec. Pour ma part, je n'avais jamais eu de professeur qui nous l'ont fait lire. Cependant, les étudiants le trouvaient plutôt ennuyant et je ne comprends pas pourquoi. C'est un beau roman, une sorte de "road movie" sur papier, qui nous parle de voyages, de découvertes, d'une homme, d'une femme qui sillonne l'Amérique en Volkswagen. On suit avec eux la piste de l'oregon, la ruée des immigrants vers les terres supposément plus fertiles, le grand rêve américain. On apprends énormément sur l'histoire du Québec, des Indiens et de l'Amérique. Un roman des plus
intéressant que j'ai réellement beaucoup apprécié. Jacques Poulin mérite qu'on (re)découvre ses romans, qui nous transporte dans un monde bien à lui...
Quelques extraits:
"Mais la principale caractéristique du minibus était qu'il n'aimait pas du tout se faire bousculer. Tant qu'il n'était pas réchauffé, le matin, il aimait mieux rouler à vitesse réduite. En toute circonstance, il avait horreur qu'on le pousse au-delà de sa vitesse de croisière, qui était cent kilomètres à l'heure, et le conducteur impatient qui dépassait cette limite pouvait s'attendre à toutes sortes de protestations..."
P.92
"...je me suis rappelé une phrase d'un autre chef indien. Le grand chef Joseph. Il disait: "Mes jeunes gens ne travailleront jamais, les hommes qui travaillent ne peuvent rêver, et la sagesse nous vient des rêves."
p.95
"Un jour, pour se changer les idées, ils prirent le Volks et se rendirent dans le secteur de Haight et Ashbury, où le mouvement des hippies avait fleuri dans les années 60. Ils ne s'attendaient pas à rencontrer des hippies, mais ils espéraient voir des traces du mouvement, quelques indices qui auraient rappelé que des milliers de jeunes et de moins jeunes, venus de tous les coins du pays, avaient essayé de mettre en pratique dans ce secteur une nouvelle conception de la vie et des rapports entre les gens. Or, ils ne virent que des boutiques et des restaurants. Jack déclara que les commerçants étaient les gens les plus stables au monde.
-Ils sont capables de survivre à tous les changements et à toutes les modes, dit-il. Un jour il ne restera plus que des commerçants sur la terre."
p.306
10/10
Commentaires sur Volkswagen blues
- A propos de KerouacJe vous suggère un excellent livre de Jack Kerouac: Satori à Paris.

Jacques Lebris de Kerouac vient en France pour voir son éditeur, visiter Paris ainsi que la Bretagne et faire son arbre généalogique.
Le livre est intéressant dans la mesure où des pages entières sont écrites en Français et aussi savoureux sont ces descriptions de la France mais avec des références américaines.
A lire absolument, - jacques poulin...personnellement, je n'ai vraiment pas apprécié le nouveau roman de Poulin, «La traduction est une histoire d'amour». L'histoire est tirée par les cheveux et m'a donné l'impression que Poulin trouve que les femmes sont des imbéciles sans cervelle. Non, mais Marine est une vrai tarte! Enfin bref, je n'ai pas vraiment aimé.


































j'ai d'ailleurs fait un exposé en 1ere année de lettres modernes sur la thématique du voyage,
ce livre m'a passionnée, et je pense me penché davantage sur ce type d'oeuvre, que ce soit de cet auteur, de Kerouac et bien d'autres