17 mai 2005
Globalia
Globalia - Jean-Christophe Rufin
Lu: mai 2005
Résumé:
«- Tu ne comprends pas, Kate. Ce sera partout la même chose. Partout nous serons en Globalia. Partout, nous retrouverons cette civilisation que je déteste.
- Évidemment, puisqu'il n'y en a qu'une ! Aurais-tu la nostalgie du temps où il y avait des nations différentes qui n'arrêtaient pas de se faire la guerre ?
- Tu me récites la propagande que tu as apprise comme nous tous. Globalia, c'est la liberté ! Globalia, c'est la sécurité ! Globalia, c'est le bonheur !
Kate prit l'air vexé. Le mot de propagande était blessant.
- Moi, reprit Baïkal d'un ton passionné, je continue à croire qu'il existe un ailleurs.»
Mon opinion:
Globalia est une sorte de récit d'anticipation. Comme le dit l'auteur lui-même dans son "À propos": "...le monde de Globalia, qui n'est autre que celui d'une démocratie poussée aux limites de ses dangers." (p.495) C'est un roman qui traite un monde qui pourrait bien être le nôtre, à travers une belle histoire d'amour. Globalia c'est un monde où chaque jour est attribué une fête, où la jeunesse prime et qui surprotège ses citoyens dans une bulle de verre. Globalia c'est un roman que j'ai aimé par bouts, et qui m'a un peu ennuyée aussi, par ses longueurs qui n'en finissent plus. Des presque 500 pages du roman, l'auteur aurait pu abréger... On tourne la page avec l'impression que finallement, il ne s'est pas passé tant de choses que ça. Comme si, pour se rendre du point A au point B, l'auteur avait pris pleins de détours... Donc un roman que j'ai quand même aimé, pour son idéologie d'une société poussée à ses limites de la mondialisation, mais qui aurait pu être plus court.
Quelques extraits:
"La peur est rare voyez-vous. La vraie peur, celle à laquelle on peut s'identifier, celle qui vous frôle au point de vous cuire la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle jour et nuit. Et pourtant, cette denrée-là est vitale. Dans une société de liberté, c'est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l'ordre des choses?"
p.92
"À voir défiler ce paysage, on comprenait que cette région ne connaissait aucun répit entre l'extrême sécheresse et l'immersion sous des torrents d'eau. Cuite et recuite, la glaise couleur de brique portait les stigmates éternels de la canicule. Les rochers, eux, étaient fendus net par le gel qui, la nuit, étendait son baume cruel sur les brûlures de la journée."
p.125
7/10
Commentaires
Visionnaire...
Ce roman est tout simplement la vision de ce que sera notre monde si nous n'y prenons garde. Nous y retrouvons absolument tous les travers de la société actuelle, poussés à leur paroxysme mais... cela s'arrêtera-t-il à temps!?!
Globalement bon mais sans plus...
Dommage que l'auteur s'encombrent de passage lourds voire inutiles, parfois même on sent qu'il est emprunté avec ses personnages: l'histoire d'amour fulgurante de Puig et Helen est gérée de façon expéditive à la fin de l'histoire, la mort de Fraiseur frise le comique etc.
Néanmoins, on rentre rapidement dans l'histoire et la critique de la méta-démocratie est intéressante mais on reste effectivement sur sa fin à cause des histoires parasite dans l'Histoire.
d'accord
Fanch: je partage assez bien ton avis!
Ce livre m'a déçu. Je viens de le finir et comme toi, je trouve que la fin est expédiée alors que la lenteur de l'action lassait présager que se mettaient en place des bases pour une meilleure fin. Le parfum d'Adam trone dans ma PAL, je crois qu'il y restera quelques temps !
Praline: je ne sais pas si tous ses livres se ressemblent... Si tu finis par lire Le parfum d'Adam, tu me diras par rapport à Globalia comment il est...
oki ! :)








