21 mai 2005
Crimes et voluptés
Crimes et voluptés - Kate White
Lu: mai 2005
Résumé:
"Après l'avalanche de catastrophes survenues au sein de la rédaction de son magazine Gloss, ayant frôlé la mort par deux fois et écopé d'un cœur brisé, la pétillante Bailey Weggins, reporter de talent, espère qu'un week-end en thalasso lui regonflera le moral. Quoique sceptique sur les vertus supposées de l'oisiveté en peignoir de bain, Bailey s'abandonne peu à peu aux plaisirs du lieu, entre effluves d'encens, peelings et musique zen. Les joies du cocooning sont pourtant de courte durée : quand son massage aux galets est annulé à cause d'un cadavre découvert dans une cabine de soins, son sang ne fait qu'un tour... et ses instincts de détective reprennent le dessus. Crimes et voluptés : lorsque l'angoisse envahit le décor feutré d'un spa de prestige."
Mon opinion:
Je dois avouer que ce livre, je l'ai lu en diagonale. Je n'ai vraiment pas été impressionnée par ce roman, écrit par la dirigeante du magazine Cosmopolitan. Un "suspense" qui n'en est un qu'à moitié, car il n'y a pas grand chose pour nous tenir en haleine et nous faire tourner les pages. Une histoire remplie de clichée. Des personnages auxquels on ne croit pas. J'ai trouvé que le personnage principal n'était pas vraiment traumatisée de rencontrer des cadavres sur sa route... Elle ne me semblait pas crédible du tout et pense plus à ses bains moussants et aux hommes qu'à ce qui se passe autour d'elle... L'intrigue est superficielle. Le roman plairait peut-être à quelqu'un qui en est à ses premières lectures d'histoires dites de "suspense" mais pas à quelqu'un qui a l'habitude de lire des romans du genre. L'histoire est beaucoup trop prévisible. La traduction m'a également agacée au plus au point. À quand un français international pour traduire des oeuvres américaines?
Quelques extraits pour vous donnez une bonne idée du contenu du roman:
"Dans l'ensemble, je le trouvais nettement plus chaleureux que le soir précédent. N'empêche, je me sentais nerveuse. Sa façon de me regarder, avec des yeux pareils! Il était vraiment séduisant. Je commençais presque à aimer ses cheveux gris. Et alors que les autres flics, dans la salle de conférence, avaient l'air de planquer une dinde sous leur chemise, Beck, lui, avait la ligne. Vraiment pas le genre à buller, scotché à son bureau, en se gavant de beignets bien graisseux."
p.56
"T'es carrément tombée sur la tête, ma pauvre fille! soupirais-je en tournant la clé de contact. C'est vrai, qu'est-ce qui me prenait de craquer pour un flicard de province, même fringué comme un play-boy?"
p.60
Pour une bonne traduction, ce n'est vraiment pas le roman qu'il vous faut! Le texte se poursuit de la même façon tout le long du livre... Pénible lecture.
4/10








