11 janvier 2006
Traversée
Lu: janvier 2006
Résumé:
"Fin, une jeune journaliste de Sydney, fatiguée de sa vie citadine et des faits divers sordides, saisit l'occasion qui lui est offerte de couvrir une expéditionscientifique en Antarctique. Ce désert blanc, le plus inhospitalier de tous, continent de légendes et de souffrances, n'est-il pas l'une des dernières frontières de notre monde ? Durant la traversée, elle apprend à vivre dans la promiscuité du bateau, dans cette micro-société cosmopolite et essentiellement masculine où le regard de l'autre prend une importance considérable. Le monde clos du bateau et des campements à ses règles et ses tabous que Fin met à mal lorsqu'elle tombe amoureuse. La vie sur le continent sauvage se révèle à la fois dure et enthousiasmante, âpre et enrichissante. L'immensité nue et grandiose de la glace la pousse à se défaire de tout ce qui l'encombre pour revenir à l'essentiel."
Mon opinion:
Mon histoire avec ce roman a bien mal commencée. Tout d'abord, sans trop savoir pourquoi, je repousse sa lecture depuis le moment où je l'ai acheté. Entre-temps, j'avais commencé un autre livre du même auteur, Les noces sauvages, dont je n'ai même pas pu me rendre à la moitié. Les personnages m'énervaient, je n'aimais pas trop le style d'écriture. Pour Traversée, le début me donnait la même impression que Les noces sauvages, si bien que j'ai reposé et repris le livre plusieurs fois. Il m'a fallu plus de 70 pages pour entrer dans l'histoire. Après, lorsque le bateau quitte les terres, on a droit à de très beaux passages sur la vie dans l'Antarctique, les réflexions des membres de l'équipage, les expéditions et recherches qu'ils entreprennent. J'ai beaucoup aimé ces parties du livres. Cependant, ce qui m'a particulièrement agacée pendant la lecture, ce sont les passages sur les relations de couples. Je peux comprendre que des couples puissent se former quand on part en expédition aussi longtemps, toutefois l'impression que tous les membres de l'équipage ne cherchaient qu'à se sauter dessus et à terminer la journée dans une couchette enlevait tout le côté grandiose de l'expédition. J'aurais apprécié plus de détails sur les différentes expéditions, sur le mode de vie sur le bateau, que l'auteur ne fait que survoler. C'est cependant un roman d'apprentissage de la vie, de ces moments qui vous touchent et vous changent. Pour toujours. Le roman n'est pas inoubliable mais il est bien. Mais il manque un petit quelque chose à l'histoire pour en faire une vraie traversée mémorable pour le lecteur...
En épigraphe:
"Au-delà de ce point, domaine des dragons..."
-Avertissement figurant au bord des cartes anciennes pour signaler la fin du monde connu.
Quelques extraits:
"Comme de l'acide, l'Antarctique a laissé sa marque sur mon esprit. Je ne pourrai jamais y retourner. Je ne crois pas que ce soit un lieu conçu pour les humains."
p.13
"Et maintenant, l'Antarctique. [...] Le pays des tragédies mythiques. [...] C'est l'endroit le plus isolé du globe. Le plus froid et venteux. La plus basse température jamais relevée est -89.6°c."
p.31
"Un peloton d'oiseaux suit le bateau comme les enfants d'Hamelin ont suivi le petit joueur de flûte. Il se régalent du krill que la coque fait jaillir en fendant la glace. Parfois il y en a tellement qu'on croirait que Hitchcock est passé par là."
p.90
"J'ai l'impression que tout le monde, ici, se sent obligé de remplir son existence de vétilles, de s'affairer sans cesse, de ne jamais rien goûter de cette vie. Alors qu'en ce moment je me sens tellement vivant, ils me trouvent probablement improductif en me voyant passer tout ce temps à boire du café et à regarder dans le vide."
p.162
7.5/10
Commentaires
D'accord avec toi!
Je suis de la même opinion. Ce fut mon dernier livre de l'année 2005, et bien qu'ayant trouvé le livre très sympa, il manquait quelque chose. Je pensais que j'y trouverais plus de descriptions (paysages, techniques etc). Alors qu'en réalité, les relations entre les deux sexes prédominent pas mal. ça m'a fait penser un moment à la série des Chroniques de San Francisco!
Plus d'Antarctique
En effet, les passages sur les relations entre les hommes et les femmes ressemblent un peu aux Chroniques de San Francisco...
Disons que j'aurais apprécié plus d'Antarctique dans ce livre...:)
Antarctique
Je ne connais pas ce roman de Nikki Gemmell, mais comme j’avais bien aimé «Love Song» et que je viens de relire «Les Noces sauvages», je pense que sa lecture ne saurait tarder.
Si tu le lis, tu m'en reparleras! J'aime bien avoir d'autres avis sur les livres que j'ai lu :)










