Contes de la rivière Severn
Aurélie Resch
illustré par Natasha Batt
Éditions du Vermillon
117 pages
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Résumé:
"L’idée de ce recueil de contes est venue d’une rencontre avec un lieu et un peuple. Partie à la recherche d’anciens n’ayant pas tout perdu du répertoire transmis jadis par la tradition orale, aidée d’un Cri parlant sa langue maternelle et l’anglais, l’auteure a pu satisfaire sa curiosité et récolter souvenirs et anecdotes. La mythologie crie, personnalisant les forces de la nature et peuplée de nombreux esprits, l’a séduite, d’autant qu’elle prenait toute sa dimension dans le décor grandiose de terres immenses, gelées et désertiques aux abords de la baie d’Hudson."
Mon commentaire:
C'est en s'inspirant de légendes cries qui lui furent racontées par les anciens, qu'Aurélie Resch a composé ces Contes de la rivière Severn. Il s'agit d'un petit recueil tout simplement merveilleux avec des illustrations très colorées, simples, qui sont d'ailleurs magnifiques et rendent bien l'atmosphère qui se dégage des contes.
Les très belles histoires nous racontent la nature d'un autre point de vue, soit celui de sa création et de la présence des animaux ou des éléments de la nature tel que le vent, les étoiles, etc. La présence de l'homme n'intervient que dans les derniers contes. Ces histoires pour toute la famille, plairont à être lues à voix haute.
Le recueil contient huit contes. J'ai préféré particulièrement La création des saisons, une sorte de fable sur les quatres saisons; L'histoire des Quatre Vents qui nous explique l'apparition des quatre vents dominants (sud, est, ouest, nord); et les deux contes qui parlent de la cohabitation de l'homme avec la animaux et la place qu'il prend dans la nature, soit: Les premiers hommes et Les démons de la nuit.
Un magnifique recueil que je relirai assurément, à découvrir.
Un extrait:
"Ce matin-là, dans cette région du Nord, ne ressemblait pas aux autres matins. Le silence était très opaque et la neige épaissie par une valse incessante de flocons. Dans les arbres, aucune branche ne bougeait. Même les nuages étaient au repos. Le ciel et la terre, en habits de mariés, ne faisaient qu'un et il était impossible de dessiner une quelconque ligne de démarcation entre eux. Pas de racines, d'aiguilles de pin ou de traces de pas qui viennent marquer le tapis ouaté. Le temps s'était arrêté." p.44










































