24 novembre 2006
Une affaire de succession
Une affaire de succession - Lisa Scottoline
Belfond (Nuits noires), 320 pages
Résumé:
Soixante ans après le suicide d'Amadeo Brandolini, un immigré italien illettré, ses héritiers chargent la jeune avocate Mary DiNunzio d'obtenir sa réhabilitation. Amadeo, ainsi que beaucoup de ses compatriotes, avait été interné, en 1941, dans un camp du Montana comme " ressortissant d'une puissance étrangère hostile ". Une procédure humiliante et injuste qu'il n'a pas supportée. Lorsque Mary ouvre le dossier, il est vide. Ou presque : le portefeuille d'Amadeo, une mèche de cheveux et un papier jauni aux étranges dessins... Peu d'éléments mais suffisamment pour déclencher très vite l'hostilité : le bureau de Mary est saccagé et le notaire en charge de la succession assassiné. Au mépris du danger, l'avocate se lance dans une véritable enquête policière. Qui veut l'empêcher de fouiner dans le passé ? Et pourquoi les témoins de l'époque sont-ils si réticents à parler ? Mary ne se doute pas encore qu'elle va mettre au jour une machination diabolique...
Mon opinion:
Ce roman m'a bien plu. Ce n'est pas un suspense à tout casser, mais l'histoire est intéressante, le contexte relate une page de l'histoire des États-Unis, soit l'enregistrement de nombreux Italiens comme "étrangers hostiles" qui furent arrêtés puis incarcérés à Fort Missoula. J'aurais cependant aimé que l'auteur plonge un peu plus dans cette partie de l'histoire, avec plus de détails. J'ai eu l'impression qu'elle effleurait un peu le sujet, sans aller assez loin à mon goût. Je suis curieuse et cette tranche d'histoire m'intéresse beaucoup maintenant que j'en ai entendu parler. Le personnage de Mary est adorable, rempli d'humour et j'ai aimé sa façon de répliquer. Elle a une personnalité bien à elle qui change de certaines héroïnes. Une affaire de succession est donc un roman intéressant pour passer un bon moment de lecture. Les chapitres sont assez courts et ça se lit rapidement. Toutefois, l'action est un peu superficielle et la fin, précipitée et remplie de bon sentiments. Un bon roman, mais pas incontournable.
Un extrait:
"Grand, efflanqué, il avait des bajoues affaissées par au moins quatre-vingts ans de sourires. Mary le trouva immédiatement sympathique. Il est vrai qu'elle avait toujours eu un préjugé favorable envers les personnes âgées parce qu'elles en savaient plus que les jeunes. Quand elle lui prit sa main à la peau parcheminée, mais à la poigne encore ferme, Mary eut l'impression de serrer la main de l'Histoire."
p.93
En épigraphe au roman:
"Une femme est comme un sachet de thé. On ne découvre sa force qu'une fois plongée dans l'eau bouillante." - Eleanor Roosevelt
7/10
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