Les souliers de Noël
Donna Vanliere
L'Archipel
156 pages
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Résumé:
Brillant avocat, Robert sacrifie tout à son travail. Son épouse, ses enfants, il ne leur accorde plus guère d'attention. Au point de se retrouver, à quelques heures de la veillée de Noël, incapable de choisir les cadeaux qui feront plaisir à ses proches. Or, voilà que, dans ce magasin où il fait ses achats, il se trouve nez à nez avec un garçonnet, Nathan, âgé de huit ans, à qui il manque quelques dollars pour offrir à sa mère malade une paire de souliers. Par le miracle d'un geste - et parce que, la nuit de Noël, tout peut arriver -, la vie de Robert va se trouver bouleversée...
Mon commentaire:
Si vous ne voulez pas pleurer, n'ouvrez pas ce livre! Les souliers de Noël est un roman qui traite d'un sujet douloureux, la perte d'un être cher, de façon magnifique, empreinte de respect et en misant sur les sentiments humains. Sorte de conte de Noël et de leçon de vie, ce court roman est beau et triste à la fois. L'histoire de ces deux familles qui se croise et se recroise m'a beaucoup touchée. Certains beaux passages m'ont rappelés ma famille, ma vie de couple, de joyeux Noël passés, les vrais sentiments, les gens qui sont là et ceux qui n'y sont plus. Le livre contient de belles descriptions sur le vrai sens de Noël et sur la place importante de notre famille, l'importance d'y consacrer du temps, à travers les joies, les peines, les petits bonheurs et les épreuves. Un très beau livre, qu'on a envie d'offrir à ceux qui n'ont jamais le temps de rien!
Quelques extraits:
"Alors, Robert! Qu'as-tu apporté à ton couple pour qu'il tienne bon?
-Je n'en sais rien, maman. J'ai donné à Kate tout ce qu'elle voulait.
-Ce que tu ne lui as jamais donné, c'est toi.
-Je lui ai donné...
-Tu lui as donné des objets, m'interrompit-elle. Jamais toi-même. Ça fait une énorme différence. Tu as essayé d'acheter le bonheur et ça ne marche pas. Kate n'a jamais voulu habiter un château ou...
-Maman, tu as toujours habité un château et tu es heureuse.
-Parce que ton père m'a rendue heureuse, me lança-t-elle d'un ton vif. J'aurais vécu dans une boîte à chaussures avec lui. Ça n'avait rien à voir avec la maison. Kate ne t'a jamais demandé une nouvelle BMW, une grosse baraque ou des vêtements coûteux, ce n'est pas ce qu'elle veut.
-Elle n'a pas eu à me les demander. Je les lui ai offerts avant! triomphai-je.
-Exactement, convint-elle. Tu voulais qu'elle les ait. Lui offrir des biens matériels, c'était tellement plus facile que de lui offrir une minute de ton temps." p.64
"La mort a un pouvoir limité.
Elle n'efface pas les souvenirs.
Et ne tue pas l'amour.
Elle ne brise pas la foi, si fragile soit-elle,
Et n'entrave pas longtemps le faible espoir placé en Dieu.
Elle ne s'insinue pas dans l'âme
Et ne mutile pas l'esprit.
Elle se contente de nous séparer un instant.
C'est le seul pouvoir auquel elle puisse prétendre.
Le seul." p.141
La louve blanche
Pauline Gill
Série Docteure Irma tome 1
Québec Amérique
536 pages
Résumé:
À Saint-Roch de Québec, en 1883, la jeune Irma est témoin de la mort de son petit frère. De ce drame naît une hantise: l'urgence de soigner les petits malades qui bien souvent, avant l'âge de cinq ans, ne sont pas admis dans nos hôpitaux québécois. Mais pour accomplir cette mission, Irma devrai faire preuve d'une ténacité exceptionnelle: s'expatrier pour étudier la médecine et lutter contre des institutions et des individus réfractaires au changement. Première femme canadienne-française à avoir exercé la médecine au pays, Irma LeVasseur sera fondatrice de l'Hôpital Sainte-Justine et de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus. Femme de tête dotée d'une immense sensibilité, elle sera toute sa vie habitée par deux quêtes: arracher à la mort les enfants malades, oui, mais aussi retrouver sa mère, cantatrice de talent, disparue alors qu'elle n'avait que dix ans.
Mon commentaire:
J'ai aimé ce livre mais j'ai quelques réserves. Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé certains chapitres, certains passages, mais je ne suis pas aussi enthousiasme que tous les avis que j'ai pu lire sur ce livre. La vie d'Irma LeVasseur m'a captivée. Sa persévérance, l'oubli d'elle-même dont elle fait preuve est louable à tous les niveaux. C'était une grande dame, un personnage hors du commun qui a travaillé très fort et a beaucoup fait pour qu'aujourd'hui nous ayons les connaissances et les hôpitaux pour enfants que nous avons. Cependant, j'ai trouvé le livre trop long. Il me semble qu'on aurait pu l'épurer un peu... Surtout que ce n'est que le premier tome! On apprend beaucoup sur la vie personnelle d'Irma, ses relations familiales, amicales, ses collègues. Cependant, j'aurais aimé en apprendre plus sur la médecine de l'époque, sur les études d'Irma en Europe, alors que le livre nous apprend seulement qu'elle y est allée et revenue. Deux ans de sa vie qui tiennent en une petite phrase. Ça m'a agacée. Est-ce parce qu'on en sait rien? Est-ce parce qu'il ne reste pas de traces de ce passage là-bas? J'aurais apprécié avoir un mot de l'auteur qui nous explique un peu ses sources, qui décortiquent la réalité du roman, un peu comme l'avait fait Sergine Desjardins à la fin de son roman historique Marie Major. Les lettres que l'on retrouve dans Docteure Irma sont-elles réelles? Une amie qui a lu le livre se posait aussi la question.
Je tourne la dernière page du livre en me posant beaucoup de questions. J'en sais énormément sur sa vie de famille et sur les recherches qu'Irma faisait pour retracer sa mère. On nous en parle en long et en large. Parfois, j'avais une impression de redondance. Par contre, on survole souvent des moments de son histoire comme étudiante ou médecin (le dernier tiers est plus étoffé à ce sujet) alors que c'est justement ce que j'espérais de ce livre. Un portrait d'Irma, mais aussi, un portrait d'elle dans son époque, à travers l'histoire médicale. J'avais peut-être trop d'attentes? Je ne sais pas. Le second tome apportera peut-être réponse à certaines de ces questions...
Malgré tout, j'ai appris quelques petits faits qui m'ont tour à tour étonnée, surprise, déçue. Les femmes aspirantes à la médecine, se voyaient refuser l'entrée dans la plupart des Universités. Lorsqu'elles réussissaient à suivre le cours, on leur interdisait les stages, indispensable à l'obtention de leur diplôme. Des postes alimentaires leur était souvent proposé pour les écarter de la profession. À l'époque, les enfants de moins de deux ans étaient refusés dans tous les hôpitaux du pays. Ils mourraient souvent de maladies infantiles et les parents, manquant de ressources et de connaissances, restaient impuissants face à leur mort. Une scène du roman, où Irma entre chez la famille Brisebois, la famille d'une fillette rencontrée à l'école lors de ses visites aux écoliers, m'a tiré les larmes. De plus, vers 1900, Montréal est décrite comme une ville "dangereuse" où le taux de mortalité est le plus élevé par rapport aux autres villes Nord-Américaines. De quoi faire frissonner...
Quelques extraits:
"La santé, c'est un cadeau de Dieu et il n'y a qu'une façon de l'en remercier: c'est d'en prendre soin tous les jours." p.448
"De toutes parts, on tire le tapis de sous mes pieds. Même lorsque je les appuie, mes confrères médecins demeurent sceptiques comme leurs pairs face aux capacités de la femme à exercer une profession et à assumer des rôles qu'ils se réservaient. Même si mon expérience et ma formation dépassent celles de nombre d'entre eux, je suis perçue et traitée comme une novice. Mon plus grand défaut, c'est d'être une femme. Par surcroît, une femme qui refuse de ramper." p.518
Une affaire de succession
Lisa Scottoline
Belfond (Nuits noires)
320 pages
Résumé:
Soixante ans après le suicide d'Amadeo Brandolini, un immigré italien illettré, ses héritiers chargent la jeune avocate Mary DiNunzio d'obtenir sa réhabilitation. Amadeo, ainsi que beaucoup de ses compatriotes, avait été interné, en 1941, dans un camp du Montana comme " ressortissant d'une puissance étrangère hostile ". Une procédure humiliante et injuste qu'il n'a pas supportée. Lorsque Mary ouvre le dossier, il est vide. Ou presque : le portefeuille d'Amadeo, une mèche de cheveux et un papier jauni aux étranges dessins... Peu d'éléments mais suffisamment pour déclencher très vite l'hostilité : le bureau de Mary est saccagé et le notaire en charge de la succession assassiné. Au mépris du danger, l'avocate se lance dans une véritable enquête policière. Qui veut l'empêcher de fouiner dans le passé ? Et pourquoi les témoins de l'époque sont-ils si réticents à parler ? Mary ne se doute pas encore qu'elle va mettre au jour une machination diabolique...
Mon commentaire:
Ce roman m'a bien plu. Ce n'est pas un suspense à tout casser, mais l'histoire est intéressante, le contexte relate une page de l'histoire des États-Unis, soit l'enregistrement de nombreux Italiens comme "étrangers hostiles" qui furent arrêtés puis incarcérés à Fort Missoula. J'aurais cependant aimé que l'auteur plonge un peu plus dans cette partie de l'histoire, avec plus de détails. J'ai eu l'impression qu'elle effleurait un peu le sujet, sans aller assez loin à mon goût. Je suis curieuse et cette tranche d'histoire m'intéresse beaucoup maintenant que j'en ai entendu parler. Le personnage de Mary est adorable, rempli d'humour et j'ai aimé sa façon de répliquer. Elle a une personnalité bien à elle qui change de certaines héroïnes. Une affaire de succession est donc un roman intéressant pour passer un bon moment de lecture. Les chapitres sont assez courts et ça se lit rapidement. Toutefois, l'action est un peu superficielle et la fin, précipitée et remplie de bon sentiments. Un bon roman, mais pas incontournable.
Un extrait:
"Grand, efflanqué, il avait des bajoues affaissées par au moins quatre-vingts ans de sourires. Mary le trouva immédiatement sympathique. Il est vrai qu'elle avait toujours eu un préjugé favorable envers les personnes âgées parce qu'elles en savaient plus que les jeunes. Quand elle lui prit sa main à la peau parcheminée, mais à la poigne encore ferme, Mary eut l'impression de serrer la main de l'Histoire." p.93
En épigraphe au roman:
"Une femme est comme un sachet de thé. On ne découvre sa force qu'une fois plongée dans l'eau bouillante." - Eleanor Roosevelt
L'amant
Marguerite Duras
Éditions de Minuit
145 pages
Résumé:
Dans l'ambiance languissante de l'Indochine coloniale des années 1930, entre forêt et fleuve, une jeune blanche qui n'a pas seize ans découvre le plaisir avec un riche chinois et s'arrache progressivement à une insupportable famille.
Mon commentaire:
L'amant est un beau roman derrière lequel on sent une sorte de tristesse, une façon de faire le point sur ses propres souvenirs, sur sa vie. L'amant est un roman qui mérite, selon moi, une seconde lecture. Je tourne la dernière page avec l'impression de ne pas avoir saisi toutes les subtilités du livre. L'impression de devoir le relire pour voir les choses sous un autre angle. Le début m'a un peu ennuyée, cependant je ne pouvais détacher les yeux du roman à mesure que j'approchais de la fin. C'est un roman-phare dans l'oeuvre de Duras, qui m'a donné de bonnes pistes pour encore mieux comprendre la lecture du premier roman que j'ai lu d'elle, Un barrage contre le Pacifique. On y retrouve d'ailleurs des scènes semblables, dont celle, par exemple, du récit d'un souper au restaurant où l'amant paie le repas à la famille de la narratrice. La scène est sensiblement la même dans Un barrage...
La fin est troublante, triste et belle à la fois. C'est un très bon roman, à l'écriture particulière et il faut être prêt à accueillir ce récit.
À noter que ce roman a remporté le prix Goncourt en 1984.
Un extrait:
"Sur les stores on voit les ombres des gens qui passent dans le soleil des trottoirs. Ces foules sont toujours énormes. Les ombres sont régulièrement striées par les raies des persiennes. Les claquements des sabots de bois cognent la tête, les voix sont stridentes, le chinois est une langue qui se crie comme j'imagine toujours les labgues des déserts, c'est une langue incroyablement étrangère." p.52
C't'à ton tour, Laura Cadieux
Michel Tremblay
Bibliothèque Québécoise
149 pages
Résumé:
Laura Cadieux, fille de Josaphat-le-Violon, nièce de Victoire et cousine d'Édouard, personnages connus de l'univers de Tremblay, se rend comme chaque semaine chez son « génie-coloye » pour sa cure d'amaigrissement. Elle est accompagnée par son fils de 6 ans, qu'elle perd en route, et par son amie Madame Therrien. Femme de coeur, celle-ci part à la recherche du gamin. Laura, de son côté, discute de tout et de rien avec d'autres femmes dans la salle d'attente.
Mon commentaire:
C't'à ton tour, Laura Cadieux est un petit roman drôle, sympathique, rempli d'émotions. Un roman qui dépeint la classe populaire, le "parlé québécois" et la vision ainsi que les préjugés que peuvent parfois avoir les québécois. Le groupe de Laura et de ses amies qui se retrouvent chaque semaine chez le médecin en est un de commères, avec toujours un mot ou une parole sur l'un et sur l'autre. Elles parlent beaucoup mais ont des difficultés à communiquer les vraies choses. Elles jugent parfois les autres, critiquent les immigrants, les religieuses, les anglais, mais malgré tout, ces femmes sont attachantes, n'ont pas toujours la vie facile, vivent mal leur surplus de poids et tentent de trouver un peu de bonheur dans un monde qui n'est pas nécessairement à leur image.
J'avais lu ce roman il y a plusieurs années. La relecture est toujours aussi plaisante!
Un extrait:
"C'est ben beau les pelules pis l'eau, mais en plus, évidemment, y faudrait que j'suive un régime! Oui, monsieur... Faut croire qu'y'a pas de bon Dieu pour les gros, hein... T'as beau toute essayer, tu reviens toujours à la même maudite affaire: le régime! Bâtard! Piqûre pas piqûre, pelule pas pelule, eau pas eau, y faut que tu suives un régime, en plus! Y faudrait quasiment que j'passe mes grandes journées assis sur les toilettes, pis que Pit vienne me porter quequ'p'tites branches de céleri de temps en temps, crisse! Chus t'un être humain, moé avec! J'fais c'que j'peux, mais j'arrive à rien, c'est pas de ma faute! J'ai dû v'nir au monde pour être grosse, pis j'suppose que j'vas mourir grosse. J'vas m'être faite dire toute ma vie par tout le monde que chus grosse, j'vas avoir toute essayé c'que j'pouvais pour maigrir, pis j'aurai pas réussis. Quans j'pense à ça, j'ai envie de courir chez Laura Secord m'acheter deux livres de chocolats aux cerises, de toutes les manger, pis d'envoyer tout le monde chier! Mais j'le fais pas... pis en attendant... j'pisse!" p.66
Le Noël d'Hercule Poirot
Agatha Christie
Éditions du Masque
220 pages
Résumé:
Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Siméon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d'année. Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre, Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu'il exerçait sur leur couple, Harry pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente - trop parcimonieuse à son goût - qu'il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient. Et puis il y a ce mystérieux M. Farr qui vient d'Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n'a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n'hésiterait pas à lui trancher la gorge ? Vraiment le vieux Siméon n'aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n'aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n'aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants...
Mon commentaire:
Un personnage de vieux riche grincheux, un grand manoir, une famille pas très unie et un crime, le tout sous fond de réveillon de Noël... voilà un petit roman policier tout à fait délicieux dans son genre. J'ai lu quelques romans d'Agatha Christie et même si parfois ils ont un peu vieillis, l'écriture confère un charme particulier à ces romans de détections. Et ça ma plaît beaucoup! Ici, nous avons droit à un mystère de chambre close plutôt intéressant! Pour le temps des Fêtes, c'est parfait!
Un extrait:
"C'est Noël... l'époque bénie où règne la paix et le pardon des injures. Chacun doit aimer son semblable en ces jours de fête!"
Hercule Poirot se renversa dans son fauteuil, joignit les doigts et considéra son hôte pensivement.
"Alors, murmura-t-il, vous pensez que Noël est une saison peu favorable au crime?
-C'est bien ce que je viens de dire.
-Pourquoi?
-Pourquoi? répéta Johnson, légèrement décontenancé. Ma foi, parce que c'est un temps béni de réjouissances et de bonne volonté.
-Ces anglais! Quel peuple sentimental!" s'exclama Poirot."
L'autre côté du pont
Mary Lawson
Belfond
360 pages
Résumé:
À Struan, Ontario, dans les années trente et quarante. La famille Dunn mène la vie rude des fermiers du Nord. Les deux fils, Arthur et Jake, sont aussi différents que possible. Le premier est fort, travailleur: tout le portrait de son père. Le plus jeune, Jake, est beau, rusé et choyé par sa mère. Tyrannique et insolent, Jake ne cesse de provoquer Arthur, qui cède, immanquablement. Jusqu'au jour où la situation dérape...
Années cinquante. La guerre est finie, le monde a changé. À la mort de son père, Arthur a repris la ferme familiale et a épousé la fille du pasteur, Laura, avec qui il a eu plusieurs enfants. Il s'est pris d'affection pour Ian, le fils du médecin. Jeune lycéen, ce dernier travaille à la ferme pour être auprès de Laura, dont il est secrètement amoureux. Jake, lui, a quitté la région quinze ans plus tôt.
Un jour, à la ferme, Ian découvre Laura dans les bras d'un autre homme: Jake. Le retour de ce frère honni et redouté va faire éclater le drame qui se tramait depuis longtemps déjà...
Mon commentaire:
Malgré ce que raconte la quatrième de couverture, l'auteur ne se contente pas de raconter l'attirance de Laura et de Jake. Le roman est constitué de deux parties qui alternent tout le long du récit: l'histoire, actuelle, de Ian, engagé sur la ferme d'Arthur et de Laura; et l'histoire d'Arthur lorsqu'il était plus jeune, avec son frère Jake. Le roman est construit comme une série de petits drames, de portraits, de parcelles de vies dans un petit village du Nord, Struan. Là où tout se sait. Là où se joue la vie de tant de gens. De la petite enfance d'Arthur et Jake jusqu'à leur vieillesse, de la vie de Ian, fils de médecin, et des drames qui se jouent sous son toit, L'autre côté du pont est un roman tout en finesse, en tristesse parfois, mais sans être pathétique. Un beau roman qui raconte la rude vie sur une terre, les premiers amours, la famille, la guerre, la perte et parfois, les moments les plus beaux d'une vie. Une histoire qui m'a beaucoup plu et qui me donne envie de surveiller les autres écrits de l'auteur. En tournant la dernière page, c'est toute une partie de l'histoire de Struan et ses habitants que l'on a l'impression de quitter... L'écriture un peu détachée m'a plu. À découvrir.
Pas de Noël cette année
John Grisham
Robert Laffont
215 pages
Résumé:
Cette année, Luther et Nora Krank ne fêteront pas Noël. À la place, ils s'offriront une croisière aux Caraïbes. Mais les voisins s'opposent fermement à cette décision. Tous les ans, ils se donnent beaucoup de mal pour emporter le prix des plus belles décorations du quartier, et il n'est pas question pour eux d'être privés de ce moment de gloire sous prétexte que Nora et Luther refusent d'illuminer leur jardin et d'accrocher un bonhomme de neige en plastique sur leur toit ! La résistance s'organise pour les obliger à rentrer dans le rang. Peu à peu, la vie des Krank devient un enfer. Les catastrophes se succèdent, toutes plus absurdes les unes que les autres. L'affaire frôle le drame... avant de tourner à la farce.
Mon commentaire:
Habitué des thrillers juridiques, John Grisham nous livre dans ce conte de Noël bien actuel un portrait humoristique des traditions de Noël et de la folie de la consommation. Beaucoup de mauvaises critiques ont été dites sur ce livre alors que moi, il me plaît! Il me fait sourire et me donne envie de décorer la maison pour les Fêtes. Je le relis généralement dans le mois précédent Noël, juste pour m'amuser un peu et passer un bon moment. Il va à l'encontre de l'idée qu'on se fait des Noëls classiques, mais dans la petite communauté des Krank, c'est chose impensable et les voisins se feront un plaisir de leur montrer qu'ils sont à côté de la plaque. C'est un petit livre qui se lit rapidement. Pour sourire et faire une pause dans la cohue des Fêtes, c'est parfait!
À noter que le roman a été adapté au cinéma sous le titre Noël avec les Krank. J'avais bien aimé aussi!
La dernière saison tome 1: Jeanne
Louise Tremblay-D'Essiambre
Guy Saint-Jean Éditeur
429 pages
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Résumé:
Ce roman est un hommage à la beauté et à l'attachement à la vie. Jeanne, qui sait si bien aimer la vie, a semé la joie parmi les siens. L'amour qu'elle partage avec Thomas depuis plus de trente ans la comble de bonheur. Ses rosiers, qui ont de profondes et solides racines, témoignent de sa joie de vivre. Hélas, Jeanne sera bientôt terrassée par la maladie.
S'engage alors un terrible combat entre la vie et la mort, avec ses moments d'inquiétude et d'incompréhension, de révolte même. Telle la bête tapie dans l'ombre, la douleur fait son chemin, entraînant à sa suite la peur et l'indicible tristesse de devoir peut-être tout quitter un jour.
Jeanne avait pourtant mille et un projets devant elle. Tous ces rêves forgés avec Thomas demeureront-ils lettre morte? Et ses enfants, ses petits-enfants, son père, ses amis qui ont encore tant besoin d'elle...
Mon commentaire:
Quel roman! Oh combien j'ai pleuré! Ce premier tome d'une série de deux (le second tome sortira en 2007) m'a littéralement bouleversée. C'est un grand roman, mais un livre difficile. L'auteur aborde un sujet délicat, la mort, la maladie et l'euthanasie, d'une façon tellement juste que je n'ai pu que me laisser porter par ce drame qui touche une famille. Je m'y suis retrouvée. Certains passages ressemblent à des choses que j'ai vécu alors que le personnage de Jeanne, même si nous n'avons pas le même âge, me ressemble beaucoup... Son amour de la vie, sa relation avec son Thomas, sa peur des médecins, des hôpitaux, de la mort, de la souffrance... J'ai parfois eu l'impression de confronter mes propres peurs à travers ce roman. Étonnamment, j'en suis sortie avec un sourire, après avoir versé de nombreuses larmes. Et ce livre m'a libérée d'une certaine façon. J'ai envie de profiter au maximum de tout ce qui s'offre à moi. Difficile, mais libérateur, du moins pour moi, c'est un bon roman qui nous fait passer par de nombreuses émotions. À cause de tout ce qu'il a remué en moi et ce qu'il a, je crois, changé; mais aussi, à cause de l'écriture de l'auteur, qui est toujours très belle, je lui donne mon coup de coeur.
Dernière demeure
Patricia Wentworth
10/18
335 pages
Résumé:
Pour Judy Elliot, en ces temps de guerre, la place de femme de ménage qu'on lui propose à Pilgrim's Rest, vieille demeure familiale perdue dans la campagne anglaise, est une aubaine. Pourtant, l'inspecteur Frank Abbott lui déconseille vivement d'accepter. Des bruits sinistres circulent, on parle d'une série " d'accidents " mortels, d'une malédiction... Mais Judy n'en a cure. Il lui faut travailler. Entre-temps, Miss Silver reçoit la visite de l'héritier de Pilgrim's Rest qui prétend avoir été victime d'une ou de plusieurs tentatives de meurtre... Pour sa toute dernière enquête, Miss Silver sera confrontée à une situation particulièrement délicate, dont elle se tirera avec son brio habituel.
Mon commentaire:
Quoi dire de ce roman? Tout d'abord il s'agit de mon premier de Patricia Wentworth. Et il m'a déçue. L'histoire n'est pas mauvaise. J'ai aimé les personnages et l'évocation victorienne. Cependant, j'ai trouvé ces 335 pages affreusement longues. On se répète souvent, tout le monde est confiné dans une maison où les gens qui veulent vendre la maison décèdent les uns après les autres. Malgré tout, j'ai eu une impression de vide pour ce roman, comme s'il ne s'y passait finalement pas grand chose... N'en pouvant plus, j'ai sauté le dernier quart du roman pour aller lire la fin et au moins savoir qui avait fait le coup. Est-ce parce que ce roman est moins bien que les autres du même auteur? Ou est-ce l'écriture qui ne m'a pas conquise? Je ne saurais dire...
J'ai toujours eu l'impression (peut-être fausse), que les romans de Patricia Wentworth et d'Anne Perry se ressemblaient. Pourtant ceux d'Anne Perry m'attirent (je ne l'ai pas encore lu elle non plus). Si vous avez lu les deux auteurs, peut-être que vous pouvez m'éclairer à savoir si elles se ressemblent?





























