leelaHari Kunzru
Plon
360 pages

Résumé:

Arjun Mehta a deux passions : l'informatique et une jeune star de Bollywood, Leela Zahir. Pour accomplir son rêve de réussite et d'amour, il commence par s'installer au paradis technologique de la Silicon Valley. Hélas, l'entreprise qui vient de l'engager ne tarde pas à le licencier et l'image du mythe américain s'écroule devant lui. Décidé à se venger, il met au point un virus et ne trouve rien de mieux que de le baptiser Leela. Mais la situation lui échappe.
Voilà sa créature propagée dans le monde entier et Arjun poursuivi par le FBI. S'ensuit une série d'imbroglios désopilants d'où il ressort qu'il n'est pas recommandé de confondre virus informatique et vedette de l'écran.

Mon commentaire:

J'avais très envie de lire ce roman. Et il m'a déçue. Dans un style semblable, j'ai de loin préféré Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup. Plus attachant. Plus intéressant. Dans Leela, Hari Kunzru plane sur la superficialité de ses personnages. Il ne pousse pas très loin les choses si bien qu'on dirait simplement un roman ordinaire très américain, jet-set, se déroulant en Inde. Et c'est essentiellement ce qui m'a déçue car je m'attendais à découvrir un peu plus l'Inde et sa culture. Le début du roman est prometteur. On suit Arjun qui quitte l'Inde pour un travail en Amérique. Désenchantement, choc des cultures, ça promettait. J'ai adoré la première moitié du roman. On parle aussi beaucoup d'informatique et ça m'intéresse souvent dans les romans. Par la suite, on quitte Arjun pour de courts ou de trop long moments, et de nombreux personnages s'accrochent au passage. L'histoire de chacun est développée en long et en large et j'ai eu chaque fois le sentiment d'attendre qu'un événement spécial survienne. Même si chacun des personnages a un certain lien avec les autres, l'auteur va dans plusieurs directions à la fois et c'est ce qui a étiolé mon plaisir de lecture.
Leela est un roman somme toute agréable, mais pas inoubliable, qui aurait gagné à être quelque peu élagué. J'ai toutefois entendu beaucoup de bien de son premier roman, L'illusionniste. Je le tenterai peut-être.