Jane Austen: lettres illustrées
Penelope Hugues-Hallett
Herscher
160 pages
Résumé:
Derrière les intrigues amoureuses de Raison et sentiments ou d' Orgueil et préjugés, Jane Austen évoque la vie de l'aristocratie terrienne de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècles anglais. Derrière son humour scintillant se cache une analyse aigue et lucide, étonnamment moderne de la société. Jane Austen (1775-1817) en effet ne décrit que ce qu'elle connaît bien. Elle était la septième et la seconde fille des huit enfants d'un clergyman. C'est dans le cadre de sa propre vie, parmi ses propres relations qu'elle puisait les éléments de ses romans. C'est pourquoi ses lettres font beaucoup plus que révéler sa personnalité: on y trouve les sources de son inspiration, et son ton inimitable où la pudeur prend la forme de l'ironie.
Mon commentaire:
Inutile de préciser que ce livre m'a beaucoup plu, étant une grande fan de Jane Austen! Nous plongeons dans les villes où a vécu Jane, dans l'Angleterre qu'elle connaissait, à travers des extraits de sa correspondance, essentiellement avec sa soeur Cassandra, mais aussi à travers des extraits de ses romans, des gravures et illustrations de l'époque, des images des vêtements portés lors de telle ou telle occasion. C'est un livre intéressant car il nous offre un voyage dans le monde de Jane Austen. Il plaira naturellement à ceux qui aiment son univers. À la fin, une annexe "Sur les pas de Jane Austen" nous décrit un circuit à visiter en Angleterre, qui retrace les endroits exacts où ont vécus les Austen. Un circuit que je ferais bien, si l'Angleterre serait un peu plus proche ;)
Cette collection, Lettres illustrées, est pratiquement introuvable aujourd'hui car les livres sont épuisés chez l'éditeur. Personnellement, je dois les faire venir de la bibliothèque nationale qui me les envoie au compte-goutte et avec de longs délais. Mais ma patience est récompensée: ce sont des livres magnifiques! Celui-ci est le premier d'une série que je vous présenterai au fil des mois car dès que j'en reçois un, j'en commande un autre!
Suède: voyage au coeur de la Scandinavie
Valerio Griffa
Minerva
128 pages
Résumé:
Royaume des rennes et des Lapons (les Samits), la péninsule suédoise offre des panoramas extraordinaires, très différents de ceux du reste de l'Europe. Ses forêts de pins sylvestres, de hêtres et de chênes, ses grands lacs (Vänern, Vättern, Mälaren), ses villes sur l'eau : Stockholm, la capitale, Göteborg, la cité marchande, Malmö, la danoise, Uppsala, l'intellectuelle composent le mythe de la Suède. Celui-ci s'étend aussi aux grands noms qui ont marqué le XXe siècle : ses écrivains, telle Selma Lagerlöf et son Merveilleux Voyage de Nils Holgersson, ses cinéastes et ses acteurs (Ingmar Bergman, Greta Garbo, Ingrid Bergman), ses sportifs (Björn Borg, Ingemar Stenmark, le grand Liedholm), mais aussi ses objets de culte, comme les Volvo, les Saab ou les Hasselblad...
Mon commentaire:
Ce livre sur la Suède est principalement un recueil de photos qui pourraient figurer sur des cartes postales. Une légende accompagne chaque photo. Mis à part la beauté du paysage, l'auteur du livre survole tout juste le mode de vie Suédois, les coutumes, les habitudes. J'ai vu de très belles photos mais je n'ai pas appris grand chose. De là ma déception car j'attendais plus de ce livre. J'ai eu l'impression de suivre le compte-rendu de quelqu'un ayant visité l'endroit et qui me montre ses photos de voyage. Si vous recherchez uniquement des images et quelques descriptifs sans plus, c'est bien. Si vous voulez en apprendre plus sur la Suède, choisissez plutôt un guide de voyage ou un livre plus détaillé.
Bibliothèques du monde
Guillaume de Laubier & Jacques Bosser
Éditions de la Martinière
247 pages
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Résumé:
Toutes les bibliothèques du monde, publiques ou privées, ont la même vocation : préserver, enrichir et mettre en valeur un patrimoine souvent méconnu. Pour la première fois, un photographe de renom s'est intéressé à ces lieux prestigieux, ces enceintes de la mémoire qui sont souvent elles-mêmes des trésors d'architecture. De la bibliothèque du Congrès à Washington à la Bibliothèque nationale de Russie, en passant par le Trinity College de Cambridge ou l'abbatiale de Saint-Gall... une promenade privilégiée et spectaculaire dans l'intimité de vingt-trois hauts lieux du savoir.
Mon commentaire:
Ce livre est absolument fabuleux! À travers les portraits historiques et actuels de quelques bibliothèques d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, de France, de Suisse, du Royaume-Uni, d'Irlande, de République Tchèque, d'Espagne, du Portugal, des États-Unis et de Russie, c'est un tour du monde des amoureux des livres qui nous est offert. Ce sont de vieux bâtiments historiques qui ont une âme et une histoire à faire rêver tous les lecteurs. Ce sont des bibliothèques construites par des gens religieux, qui ont l'allure de vraies cathédrales. Ce sont des lubies de bibliophiles qui placent les livres dos au mur pour conserver intacte la reliure et offrent au regard la tranche des livres avec le titre manuscrit... ou dont les fauteuils sont dotés de lutrins mobiles qui soutiennent le livre en cours de lecture. Ce sont aussi de riches bibliophiles qui acquéraient au fil des ans des trésors inestimables. J'ai un faible pour les bibliothèques Américaines. La bibliothèque publique de New York est magnifique avec sa salle Rose Reading Room qui peut accueillir sept cents lecteurs et qui est dotée d'un plafond vertigineux. La bibliothèque nationale de Prague est magnifique avec sa collection de mappemonde ancienne et ses échelles. Celle d'Irlande, du Trinity college est merveilleuse, très sombre, comme l'idée que l'on se fait d'une bibliothèque universitaire. Elle est impressionnante avec ses alcôves et ses rangées en épis. Bibliothèques du monde est un gros livre, rempli de bibliothèques richement décorées et anciennes qui font littéralement rêver la lectrice que je suis. Un incontournable pour tout amoureux des livres!
Un extrait de l'introduction:
"Il faut avoir passé des journées et des heures dans le cocon généreux d'une grande bibliothèque pour comprendre et aimer ce que ce douillet isolement peut apporter. Certains ne s'en remettent jamais et resteront d'éternels lecteurs qui perdront l'envie de découvrir le monde réel. D'autres sauront y trouver la connaissance et ses armes." p.8
La petite princesse
Frances H. Burnett
Folio Junior
284 pages
Résumé:
Sara Crewe, fille unique et choyée d'un riche Anglais installé aux Indes, vient parfaire son éducation dans un pensionnat, à Londres. Sa générosité, son intelligence et ses talents de conteuse lui valent quelques amitiés fidèles... et de solides rancunes. Le jour de l'anniversaire de Sara, une fête somptueuse se prépare à la pension. Mais un homme vêtu de noir de présente, porteur d'une terrible nouvelle qui va bouleverser la vie de la fillette...
Mon commentaire:
Ce roman est très Anglais, rempli d'une atmosphère bourgeoise, de pensionnat, de petites filles gâtées, de leçons particulières, de domestiques. Mais la petite Sara Crewe détonne un peu dans cet univers embourgeoisé. Elle adore l'étude et dévore les livres, elle est généreuse avec ses compagnes et avec les plus démunis. Elle vit dans un monde de rêve et joue toujours "à faire semblant".
Son talent de conter et de se raconter des histoires l'aidera à surmonter les épreuves qui l'attendent. Les descriptions des rêveries de Sara sont délicieuses. Son monde imaginaire est si convainquant qu'il impressionne les adultes et charme les enfants. C'est un plaisir de la suivre dans son imaginaire si riche, qu'il est en soi une histoire en lui-même.
La petite princesse est un récit pour la jeunesse classique, qui a ses bons, ses méchants, qui démontre, à travers le personnage si généreux de Sara, la bonne façon de se comporter avec les autres, sorte de petite morale propre aux ouvrages de cette époque. Le livre a toutefois un certain charme suranné. Le roman se lit d,un trait et j'ai beaucoup aimé cette lecture, d'autant plus que j'avais adoré étant plus jeune, le film qui en a été tiré. J'aimerais bien le revoir d'ailleurs...
Le parasite
Georges Lafontaine
Guy Saint-Jean éditeur
251 pages
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Résumé:
Alain Royer est un homme à qui tout réussit: sa carrière d'architecte bat son plein; sa douce Florence et lui ont uni leurs destinées et filent le parfait bonheur dans la maison de leurs rêves. Si la vie était un conte, tout s'arrêterait là...
Or, tout bascule, alors qu'un chauffard provoque un accident laissant Alain paralysé de la tête aux pieds, incapable d'émettre un son ou même d'ouvrir les yeux.
Frustré et terrifié à l'idée d'être définitivement spectateur de la vie des autres, Alain désespère de prouver au monde qu'il est toujours en mesure de voir et de ressentir. Les visites de Florence s'espacent et le sentiment d'abandon règne en maître dans l'esprit d'Alain.
C'est là que l'idée naît, obsédante, celle d'une vengeance, d'un retour coûte que coûte à la vie déjà connue. Alain profitera, pour ce faire, d'une faculté étonnante longtemps "oubliée". Curieusement, les offenses contre lui seront sévèrement châtiées...
L'enquêteur Tomassi talonnera de près l'entourage de Royer, tentant de comprendre l'inexplicable: Comment un homme cloué dans son lit impose-t-il sa volonté? Mais pire encore: Qui tue au nom de Royer?
Mon commentaire:
J'aime décidément beaucoup ce que fait Georges Lafontaine. J'avais adoré Des cendres sur la glace et Des cendres et du feu qui sont deux livres qui parlent de belle façon de la nature et de l'amour. Ce troisième livre de l'auteur, Le parasite, est dans un tout autre registre. Et pourtant, l'auteur tisse tranquillement la toile d'une histoire qui fait frémir. D'une enfance difficile et marquante à une vie d'adulte anéantie, l'histoire d'Alain Royer se lit en un souffle. Il est difficile de lâcher ce roman et il inaugure à merveille cette nouvelle collection, Adrénaline. C'est une histoire prenante et terriblement effrayante. L'amour, sous différentes formes, prend toujours beaucoup de place dans les romans de Georges Lafontaine, mais ce n'est jamais à l'eau de rose. Il sait cerner les sentiments humains - positifs comme négatifs- et c'est ce que j'aime dans ses personnages. Il sait aussi très bien raconter une histoire, qu'elle soit empreinte de douceur ou beaucoup plus noire. Avec le plaisir que j'ai eu à lire ce roman et ses précédents, l'auteur fait définitivement partie de mes écrivains favoris. Vivement la parution d'un prochain livre!
Un extrait:
"Une peine sévère? Mon oeil. Non, pas mon oeil... mon cul! Je bouillais en entendant le verdict. Je n'avais rien fait, j'avais toujours été un bon citoyen, et pourtant, j'avais écopé d'une condamnation à vie dans une prison beaucoup plus étroite que les cachots d'une institution carcérale. Pas de jeux de carte pour passer le temps et pas de promenade à l'extérieur pour garder la santé ni de gymnase pour se faire les bicepts en attendant la sortie. Ma prison est si étroite que je ne peux me retourner, et pour ce qui est de l'air que je respire, il est contrôlé par une machine. Jamais je ne sortirai de ma prison, le médecin l'a décrété. Le gars aurait dû prendre la perpétuité. Ce juge était aussi salaud que celui qu'il venait de condamner. Je rageais, prêt à exploser." p.25
Les liaisons dangereuses
Pierre Choderlos de Laclos
Le livre de poche
512 pages
Résumé:
La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.
Mon commentaire:
Ah! Ces fameuses liaisons! Elles ont fait scandale à leur sortie, puisqu'elles renvoient une image peu flatteuse de la société bourgeoise de l'époque. Un couple se met en tête de pervertir tous ceux qu'ils côtoient. À travers les lettres qu'ils s'échangent, nous voyons naître l'envie de s'occuper un peu et c'est en jouant avec les gens qu'ils se désennuient. Amours, liaisons, complots, attachements, détachements, haine, on retrouve tous les sentiments humains à travers les lettres qui nous sont offertes. Le couple maudit sème la zizanie dans les autres couples et souhaite conquérir secrètement l'un et l'autre par des moyens détournés. Malgré ce qu'on pourrait en penser, le texte n'est pas vulgaire, c'est plutôt sournois, pervers, à peine esquissé. Mais on comprend bien les sombres desseins de Valmont et de Madame de Merteuil.
Qu'ais-je pensé de ce roman épistolaire? C'est long. Autant j'ai beaucoup aimé certaines lettres et certaines parties, autant d'autres m'ont fait bailler. Quelques unes des lettres de Merteuil et Valmont sont affreusement répétitives. J'avais l'impression parfois de relire plusieurs fois la même chose, sous différentes tournures. Beaucoup de ceux qui l'ont lu m'ont dit avoir adoré. J'ai en général aimé cette lecture. De longs passages sont délicieux et rappellent bien l'époque où le roman a été écrit. Mais je ne suis pas sous le charme que j'espérais. C'est bien, mais un peu long à mon goût. Répétitif. Je trouve que l'histoire aurait gagnée à être épurée. Je suis cependant contente de l'avoir lu. Je sais maintenant de quoi parle ce roman dont j'avais du mal à me faire une idée avant la lecture.
Quelques extraits:
"D'abord, Madame de Merteuil, en effet très estimable, n'a peut-être d'autre défaut que trop de confiance en ses forces; c'est un guide adroit qui se plaît à conduire un char entre les rochers et les précipices, et que le succès seul justifie: il est juste de la louer, il serait imprudent de la suivre."
"...vaudrait-il la peine que votre pupille fût aussi mon élève, si elle ne devait tromper que son mari? Le chef-d'oeuvre est de tromper son Amant et surtout son premier Amant!"
La bibliophilie: une sanction
Jean-Baptiste Baronian
L'Age d'homme
47 pages
Résumé:
La bibliophilie, ce n'est pas seulement l'amour du beau livre, ni une passion qui peut devenir dévorante, c'est aussi une sorte de baromètre. Non pas pour mesurer le temps qu'il fait (encore que...), mais pour apprécier la place exacte qu'occupe un écrivain, célèbre ou méconnu, dans l'histoire des lettres. Un livre incisif qui renverse pas mal d'idées reçues et propose, exemples à l'appui, une autre vision de la littérature.
Mon commentaire:
La bibliophilie: une sanction est une toute petite plaquette qui traite de l'amour et de la collection de livres. Les deux premiers chapitres sont intéressants car ils me rejoignent bien en tant que grande lectrice et dévoreuse de livres. C'est toutefois bien court et l'auteur s'en tiens à l'essentiel. Par contre, les deux derniers chapitres me semblent beaucoup plus ciblés. Ils parlent beaucoup d'auteurs oubliés aujourd'hui et de ce que valent leurs livres, alors que les premiers chapitres traitent des lubies des bibliophiles et c'est beaucoup plus agréable à lire. N'étant pas collectionneuse de livres en particulier, je me suis sentie un peu à l'écart du discours de l'auteur. Je me contente souvent de livres de poche ce qui est bien loin des préoccupations d'un bibliophile, tel que le décrit Baronian.
Je crois que ce petit livre ira chercher beaucoup plus un vrai bibliophile, qui se consacre sérieusement aux recherches de LA perle qui augmentera sa collection, plutôt qu'à une lectrice boulimique comme moi... Il risque de s'y retrouver beaucoup plus.
Le fantôme de Madame Dumouchel
Yvon Roy
Lauzier Jeunesse
24 pages
Résumé:
Les apparences peuvent être trompeuses ! Parfois… plutôt deux fois qu’une ! Madame Dumouchel l’apprendra de belle façon dans ce charmant conte plein de rebondissements.
Mon commentaire:
Les illustrations de ce petit album sont absolument magnifiques! Elles sont très colorées, vives et qui rappellent un peu le dessin animé, l'auteur a un réel talent pour créer des atmosphères et des scènes qui sont appréciées des enfants. Madame Dumouchel achète des pâtisseries qui disparaissent mystérieusement! L'histoire est charmante et agréable. Un album que les enfants aimeront lire et se faire lire. L'histoire ne se veut pas moralisatrice ou conseillère: elle divertie et amène le plaisir de lire et de feuilleter le livre. On n'en demande pas plus!
Conseillé pour les 3 à 8 ans.
Vous pouvez visiter le site web de cette petite maison d'édition qu'est Lauzier et qui publie de nombreux albums pour la jeunesse.
Mortels Noëls
Sylvie Brien
Série Les enquêtes de Vipérine Maltais tome 1
Gallimard
116 pages
Résumé:
Panique au pensionnat ! En ce froid Noël 1920, la sœur
économe a été attaquée dans son sommeil par un fantôme. Canular ? Hallucination ? Tentative d'assassinat ? L'élève Vipérine Maltais mène l'enquête, bien décidée à découvrir ce que chacun s'efforce de cacher. Mais attention, Vipérine : les Noëls sont parfois mortels à Montréal !
Mon commentaire:
Dans ce premier volet des enquêtes de Vipérine Maltais, on plonge avec l'héroïne dans le Québec des années 20, dans un couvent qui, malgré sa rigidité offre une certaine souplesse à Vipérine puisque la soeur qui le dirige est sa tante. Dégourdie, directe, franche, Vipérine est un petit bout de femme qui détonne un peu dans l'environnement austère des couvents. Cependant, elle est attachante, sensible et l'enquête qu'elle doit résoudre est captivante. C'est un saut dans le passé qui est bien intéressant: les couventines, les mentalités de l'époque, le statut des femmes, tout est bien rendu. C'est un plaisir que de découvrir cette première aventure, qui sera suivie, je l'espère, de nombreuses autres! Le tome deux est déjà sorti, je compte bien le lire également.
Une maison de poupée
Henrik Insen
Le livre de poche
156 pages
Résumé:
Dans cette maison où la femme est et n'est qu'une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu'être, c'est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef-d'oeuvre, accède au panthéon de la littérature mondiale. Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l'alibi de l'instinct maternel, c'est qu'autour d'elle les hommes se meurent. Ibsen exalte moins Nora qu'il n'accable le mari, l'avocat Helmer, ou Krogstad par qui le chantage arrive.
Mon commentaire:
Nora est en quelque sorte un objet, une poupée qui suit son mari et fait tout selon son bon vouloir. On parle souvent d'elle comme étant une petite chose, un petit oiseau fragile. C'est une impression de malaise constant pour le lecteur face à cette relation qui ne tien finalement à pas grand chose. Maison de poupée est une pièce où la femme prend peu à peu conscience de sa position, de ce qu'elle est, du besoin de se réaliser en tant que femme et non pas simplement en tant que mère ou qu'épouse. La pièce met en relief deux côté de la morale. Nora a commis un "crime" aux yeux de son mari et il la condamne sans pitié. Cet événement lui fera reprendre possession d'elle-même. Une maison de poupée est une des pièces les plus connues de la Norvège et a été jouée partout dans le monde.
Ma version comptait également la pièce Revenants. Cette pièce parle en quelque sorte du retour du fils prodigue dans une famille bourgeoise. Ce retour sera l'occasion de faire surgir des secrets du passé... J'ai plutôt bien aimé cette pièce également.
Je dirais que Revenants et Une maison de poupée se ressemblent sur quelques points: le rôle de la femme, de la mère. Dans le cas de Nora, c'est sa relation avec son mari qui est au coeur de la pièce, alors que pour Revenants, c'est la relation mère-fils qui est au coeur de l'histoire.





























