La bibliothèque d'Allie

Bienvenue dans ma bibliothèque! Auteurs, chroniques, littérature, extraits, dossiers, liens, etc. De tout pour vous donner le goût de lire!

29 novembre 2008

La chasse-galerie

chasse_galerieRoch Carrier et Sheldon Cohen
Livres Toundra
24 pages

Résumé:

Baptiste, un jeune garçon de 11 ans, est le héros de cette nouvelle adaptation d'une légende du folklore québécois. Une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir ce grand classique.

Mon commentaire:

Baptiste a onze ans. Il vit normalement en Beauce, mais cette année, il a dû partir dans les chantier de bûcherons avec d'autres hommes, pour aider sa famille. Les hommes partent avant le gel, en canot d'écorce, où ils longent les forêts jusqu'au camp. Ils ne redescendent qu'après l'hiver, lorsque les rivières ont dégelées et permettent la navigation. Baptiste s'ennuie. Il est le plus jeune du groupe et trouve le temps long. Il s'ennuie aussi surtout de sa famille et de sa petite voisine, la belle Odélie. La veille du Jour de l'An, les hommes montent dans un canot et à l'aide d'une formule magique, s'envole dans le ciel pour se rendre jusqu'en Beauce...

"Acabris, acabras, acabram,
Canot, emporte-nous par-dessus les montagnes!"

Ce très bel album est une nouvelle version de la légende de la Chasse-Galerie d'Honoré Beaugrand, adapté aux plus jeunes. Bien écrit, il peut être une belle façon de faire connaître cette histoire aux enfants. L'album est coloré, à l'image de la couverture, et attire l'oeil. En image, l'illustrateur, Sheldon Cohen, a bien rendu l'esprit de la légende et de la magie qui entoure la Chasse-Galerie. La légende originale parle beaucoup du Diable et de la peur de lui vendre son âme, en faisant un pacte avec lui. Les auteurs, à travers cet album, ont réussit à rendre l'histoire plus abordable, amusante, digne d'une belle aventure, remplie de magie.

À partir de 8 ans.

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26 novembre 2008

Du bon usage des étoiles

dubonusagedesetoilesDominique Fortier
Alto
344 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Mai 1845, les navires Terror et Erebus, sous le commandement de sir John Franklin, partent à la conquête du mythique passage du Nord- Ouest avec, à leur bord, cent trente-trois hommes et suffisamment de provisions pour survivre trois ans aux rigueurs de l’Arctique. L’expédition doit permettre à l’Angleterre d’asseoir sa suprématie sur le reste du globe, mais les deux navires se trouvent bientôt prisonniers des glaces dans une immensité sauvage. Commence alors un nouveau voyage, immobile celui-là, au coeur de la nuit polaire et vers les profondeurs de l’être, dont Francis Crozier, commandant du Terror, rend compte dans son journal. Il se languit aussi de la belle Sophia, restée avec sa tante Jane Franklin à Londres, où les thés et les bals se succèdent en un tourbillon de mondanités.

Mon commentaire:

Dès l'annonce de ce livre par les éditions Alto, je l'ai acheté. Et je me le suis gardé jalousement jusqu'à ce que j'ai du temps devant moi pour lire et apprécier ce roman, que j'étais certaine d'aimer. Je ne me suis pas trompée. Tout dans ce livre me plaît. La couverture est vraiment belle. L'image à gauche ne lui rend pas justice. En fond, on peut observer des constellations, la parcelle d'une lettre et les bateaux, qui représentent le Terror et l'Eurebus. L'écriture coule de source, simple, mais si évocatrice du temps, des sentiments, de l'époque. Je ne peux que vous conseiller ce roman qui fut mon plus gros coup de coeur de 2008!

Nous sommes en Angleterre, en 1845. Sir John Franklin dirige l'Erebus alors que Francis Crozier s'occupe du Terror. Les deux navires doivent se diriger vers l'Arctique, en exploration, afin d'asseoir la position de l'Angleterre dans le monde. Ils en ont pour de très longs mois et doivent passer l'hiver dans les glaces. On assiste à l'embarquement, à l'arrivée près du pôle, au travail de Crozier qui enseigne la lecture et l'écriture à ses matelots qui ne savent pas lire, mais aussi des notions d'astronomie et de physique à ceux qui ont envie d'apprendre. Nous sommes témoins de ce que vivent les hommes de l'équipage du Terror et de l'Erebus, leur rencontre avec les Esquimaux, leurs recherches sur les glacier et leur périple dans le grand nord. L'auteur décrit merveilleusement bien la position de l'homme dans un si grand espace, sa petitesse face aux glaces imposantes, à la neige à perte de vue. Certains passages, tout en finesse et en poésie, décrivent à merveille le sentiment de l'homme face à la grandeur de la nature, à tout ce blanc, dans ses infinies variables, qui est partout et s'accroche à tout.

Pendant le voyage des hommes, les femmes restées au pays ne perdent pas leur temps. Issues de l'époque victorienne, ce sont des bourgeoises qui s'occupent en voyages, en dîners et en visites pour prendre le thé chez l'une et l'autre. Lady Jane, même si elle est une digne héritière de son époque, est un beau portrait de femme. Forte, indépendante, elle s'intéresse vivement au travail de son époux. Elle aime le grand air, la marche, l'escalade, elle tente même de rejoindre le bateau de son mari, afin de rentrer au pays avec lui, alors qu'elle se trouve aux États-Unis. C'est une femme de tête, qui aime lire les récits d'aventuriers, comprends les cartes et en dessine elle-même d'après le travail des autres. C'est aussi elle qui reprend les notes de bord de son mari en vue de publication.

Il y a aussi de belles scènes très victoriennes, comme lorsque lady Jane achète son thé d'un "courtier en essences rares", Mr T. On nous parle alors de thés et on a l'impression de plonger littéralement à l'époque victorienne, dans un riche salon, et de choisir, auprès de Lady Jane, les meilleures feuilles qui feront les plus goûteux nectars...Le roman contient aussi quelques clins d'oeil littéraires, comme par exemple lorsqu'on fait allusion à Mr Darcy qui batifole dans la mare aux canards... ou de Mr Bingley, endormi par terre... Il faut savoir que les Mr Darcy et Mr Bingley du livre sont les chiens de lady Jane!

Le roman est aussi l'histoire d'un grand amour non partagé, d'un homme au loin qui se languit de celle qu'il aime, alors qu'elle, elle ne le remarque même pas. Le passage où ils parlent des étoiles est infiniment romantique... Dans ce qu'elle nous raconte, l'auteur ne s'éternise pas en longues descriptions inutiles. Tout est là. Tout est dit, l'instant de quelques mots, de quelques pages. Les chapitres sont courts, mais offrent l'essentiel aussi bien que de petits détails accolés au récit. Elle nous offre des fragments de la vie de ses personnages, au fil du temps qui passe, d'un côté de l'océan comme de l'autre. Et les étoiles sont là, au-dessus des personnages. Elles guident les uns, elle font rêvasser les autres, elles rendent nostalgique d'un temps passé. Du bon usage des étoiles est, comme le présente si bien la quatrième de couverture, un patchwork. L'auteur a mit bout à bout des parcelles de roman, une pièce de théâtre intitulée Le voyage dans la lune, un poème (Les voiles ou le triomphe de la constance), une recette de plum-pudding, le menu du réveillon de Noël, une partition de musique, des mathématiques, des lettres, des extraits de journaux de bord, etc. Le passage d'une section à une autre se fait aisément.

Avec tout ce qu'il contient, pour ses mots et sa très belle façon d'écrire, Dominique Fortier m'a fait voyagé. Dans le temps et de par le monde. Après avoir terminé la dernière page, j'ai eu l'impression que tout était passé trop rapidement et j'ai eu envie, tout de suite, de relire ce roman. Les dernières pages sont empreintes de tristesse. La fin, inéluctable. Brusquement, tout s'arrête. Mais les derniers mots, imagés, prennent tout leur sens et nous font comprendre toute l'ampleur de l'attente qui afflige les femmes de marins restées au pays. Dominique Fortier, même si elle a beaucoup écrit, édité et traduit, en est à son premier roman. Et quel magnifique roman! Elle a su rendre dans une histoire tout ce que j'aime d'un livre: de l'aventure; des personnages ni bons ni méchants, plutôt très humains; des scènes qui parlent de l'époque victorienne; du thé à profusion; des chiens; la glace, l'hiver et le froid; une atmosphère bourgeoise et feutrée... L'écriture de Dominique Fortier respire le calme. On entre dans son roman comme si on s'y glissait, doucement, sans bruit. Pour moi, c'est un grand coup de coeur. Un livre que je relirai, un premier roman très bien maîtrisé. Je ne souhaite qu'une seule chose: que Dominique Fortier reprenne rapidement la plume!

Quelques extraits:

"Tandis que nous poursuivons notre traversée de l'Atlantique, étonnament calme pour cette période de l'année, je me souviens de ces navigateurs d'hier terrorisés à l'idée d'atteindre un jour le bout de la Terre et de sombrer dans le vide, et qui pourtant s'aventuraient dans des eaux inconnues, poussés par quelque soif de découverte qui tenaille l'être humain depuis la nuit des temps, par quelque besoin de braver l'inconnu, d'élucider le mystère de ce qui échappe insolemment à la compréhension ou à la maîtrise de l'homme, désir auquel visent sans doute à répondre toute science et toute religion." p.23

"Il est vrai que, de constitution plutôt fragile, le courtier en essences rares n'avait jamais posé le pied sur le pont d'un navire [...] mais ses émissaires lui rapportaient, en même temps que les soieries, les plantes médicinales et les mille et un thés qu'il irait offrir à sa clientèle choyée, des provisions d'histoires sur les contrées visitées, leurs habitants, les us et coutumes de ceux-ci, si bien qu'il avait parfois l'impression d'avoir personnellement arpenté en long et en large Cathay et Bombay." p.77

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22 novembre 2008

100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner

100romansStéphanie Janicot
Albin Michel
126 pages

Résumé:

Cet ouvrage est indiqué chez l'adolescent et l'adulte dans divers traitements liés au sens à donner à sa vie, pour certains handicaps et traumatismes et toutes pathologies d'ordre amoureux. Si vous êtes : Harcelés par votre patron ; Amoureux de quelqu'un qui s'en fiche ; Malmenés par la vie ; Atteints d'un handicap ; Ou d'une maladie grave ; Incapables de vous lever le matin ; Dépassés par vos enfants ; Ecrasés par vos parents ; Accros à la cigarette ; Désespérément seuls ; Poursuivis par la scoumoune ; Jaloux, frigides, impuissants, moches, ou déprimés, etc. Il y a toujours un roman pour vous soulager.

Mon commentaire:

Lire guérit!. Voilà la phrase clé de ce guide, qui apparaît également en quatrième de couverture. Naturellement, je ne peux qu'être d'accord! Comme lectrice, j'aime qu'un autre lecteur me parle de livres. Et Stéphanie Janicot le fait de façon si originale! En partant de maux généraux et de différents symptômes (une enfance difficile, un handicap, l'abandon d'un enfant, des relations familiales difficiles, des problèmes de couple, de travail, dépression, ennui, hypocondrie, boulimie, maladie, dépendance et même le pire de tout: ne pas aimer lire!) l'auteur nous suggère différents romans. Souvent des classiques, lorsque c'est possible, parfois de la littérature contemporaine, tout en échappant aux best-sellers et à tout ce qui est trop connu. On a donc l'occasion de lire ou relire des classiques ou alors, de découvrir des romans qui se sont perdus dans la masse des publications ou dont on n'a jamais entendu parler. Stéphanie Janicot ne prétend pas guérir les maux ou enlever tout mal de vivre. Elle le dit elle-même, certains problèmes doivent être traités par un médecin. Mais si elle peut éviter à certains lecteurs une séance chez un psychologue, alors que la littérature regorge de cas d'exemples et de matière à réflexion sur la vie et l'humanité, pourquoi ne pas tenter le moins onéreux des deux?

Nous voilà donc à lire une prescription de 100 romans. Ils sont, souvent, là pour nous démontrer des cas de figure ou des moyens de comparer la vie de personnages, à notre propre vie. L'on constate alors que la nôtre est beaucoup moins dramatique que celle de nombreux personnages, surtout lorsqu'on lit des classiques! L'auteur offre le symptômes, parfois le diagnostic, les remèdes et quelques fois, des contre-indications. Toujours avec un peu d'humour. Elle nous parle de ces livres qu'elle a lu, tout en simplicité, assortis d'un résumé de l'histoire, de commentaires sur les personnages, en rapport avec le symptômes et finallement, de petits conseils bien littéraires. Si ce livre-ci ne fonctionne pas, il y a toujours celui-ci et celui-là. De quoi alimenter bien des heures de belles lectures (et oublier pendant quelques temps, les maux qui nous tourmentent). Et puis, comment ne pas apprécier une lectrice qui prescrit Jane Austen ou Tolstoï pour toutes sortes de tourments? Un livre a déguster tranquillement, parfait pour offrir (ou s'offrir)!

D'ailleurs, ce n'est pas le médecin du roman Le treizième conte qui prescrivit à sa patiente une dose de Sherlock Holmes tous les jours jusqu'à guérison? :)

Un extrait:

"Ce que nous apprennent ces livres, c'est justement que cette complétude n'existe pas. Une vie n'est qu'une vie, parmi d'autres qui auraient pu être. Il est impossible de décider à l'avance de ce qui a du prix: est-ce la liberté? est-ce l'attachement? Trouver son propre équilibre est l'oeuvre de toute une existence. On ne peut qu'écouter (ou lire) les expériences des autres, non pour les copier, mais pour réfléchir sur la sienne et, éventuellement, rectifier le tir." p.128

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11 novembre 2008

Crèmes et châtiments

cremesetchatimentsAnne Martinetti & François Rivière
JC Lattès
164 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Agatha Christie aimait la vie et les bonnes choses, et savait faire des plats les plus alléchants de redoutables armes du crime. Au cœur des 66 romans de cette " duchesse de la mort ", le moindre verre de brandy peut se révéler fatal, le sandwich au concombre le plus banal vous envoyer ad patres... Dans les quelque 80 recettes de Crèmes et châtiments, point d'arsenic ni de strychnine, mais les plus exquis tours de main de la cuisine britannique - des muffins à la marmelade d'oranges ou à l'originale tourte de Darthmouth -, tout l'art du breakfast à l'anglaise et de la vraie cérémonie du thé revisitée par l'auteur de romans policiers le plus lu dans le monde et interprété par deux passionnés de son œuvre.

Mon commentaire:

Agatha Christie est devenue un personnage mondialement connue. Passée maître dans l'art d'entretenir le mystère, elle excellait à inventer mille et une façon de se débarrasser de son prochain... fictivement bien entendu! Elle a élaboré autant de crimes qui auraient pu être parfaits, sans le concours de ses deux fins limiers: Miss Marple et Hercule Poirot. Doit-on voir dans le choix des noms de ses personnages - Poirot et Marple (presque Maple) - un clin d'oeil à la grande gourmande qu'était Agatha Christie? Chez Agatha Christie, l'heure du thé est souvent l'heure du crime. Les sandwiches au concombre, les rondelles de citron dans les tasses de thés, les fabuleuses petites pâtisseries cachent bien souvent un poison mortel pour qui se laissera tenter. Les pots de marmelades et les plum puddings sont plus souvent qu'autrement, utilisés à d'autres fins que celui d'offrir une petite douceur...

Le livre que nous offrent Martinetti et Rivière, deux grands amateurs des oeuvres d'Agatha Christie, est plus qu'un simple livre de recettes. C'est un voyage en Angleterre, au pays de la Reine du crime, à l'heure délicieuse du "five o'clock tea"...Le visuel du livre, tant que son contenu, est très alléchant. On a l'impression de se retrouver autour d'une table bien garnie, sur des fauteuils en organdi, à papoter autour d'une tasse de thé et des montagnes de pâtisseries délicieuses, recouvertes de crème du Devon... Ce livre est tout simplement magnifique! Les titres des différents chapitres annoncent tout de suite la couleur: Breakfast à Torquay, Les délices de Greenway, Les douceurs d'Hercule Poirot, Tea time chez miss Marple, Agatha autour du monde... Chaque section est précédée de quelques pages biographiques et d'anecdotes sur la vie d'Agatha, son oeuvre ou son rapport à la cuisine, qu'elle adorait. Pour chaque recette, de petits extraits de ses romans sont offerts au lecteur, extraits qui correspondent au plat proposé.

En tournant la dernière page, j'ai eu soudain envie de boire mon thé dans des petits tasses en porcelaine fleurie, de confectionner des christmas puddings, des tartelettes au mincemeat, de la marmelade sur des scones encore chauds et... de lire et relire tous les romans d'Agatha! Un très, très beau livre que je suggère fortement aux amateurs d'Agatha Christie et à ceux qui rêvent en évoquant l'heure du thé à l'anglaise...

Quelques extraits:

"Je ne connais rien au maniement des armes à feu, disait-elle. C'est la raison pour laquelle je tue mes personnages avec des poisons, car ceux-ci possèdent l'avantage d'être propres et c'est cela qui excite mon imagination." p.10

"Ashfield, la maison natale d'Agatha, résonne tôt le matin du service de la première tasse de thé apportée au chevet des maître par une soubrette au tablier et à la coiffe amidonnés. Plus tard, la romancière, de retour avec mari et enfant dans le décor de son enfance enchanteresse, instaurera le rituel du "tea for dogs" - thé pour chiens - autorisant ses gentils compagnons à venir se vautrer sur son lit au mépris du breuvage fort et sucré contenu dans la tasse en Wedgwood..." p.16

"L'eau n'avait pas encore commencé de frémir quand elle la versa sur le thé, mais la pauvre miss Somers ne savait jamais au juste si l'eau frémissait ou ne frémissait pas. C'était là un des mille et un handicaps qui la pénalisaient dans l'existence." p.20, extrait d'Une poignée de seigle.

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10 novembre 2008

La cuisine de la Nouvelle-France

cuisinenouvellefranceMartin Gauthier & Stéphane Bradette
Éditions de l'Homme
121 pages

Résumé:

Connaissez-vous la sagamité, la bannique, la mitonnée de cerf, les quenelles aux truites, les fèves au lard à la poitrine de canard et les beignets aux patates? Ce livre vous permettra de découvrir les origines et les influences de la cuisine québécoise tout en vous donnant envie d'essayer des recettes qui sortent de l'ordinaire. La cuisine de la Nouvelle-France était savoureuse parce qu'elle mettait en valeur des produits d'une grande fraîcheur. Les Amérindiens et les premiers colons venus de France ont toujours été proches de la terre et ils ont développé un art culinaire adapté à toutes les saisons. N'ayez crainte, les recettes rassemblées par l'équipe du Cabaret du Roy ont été allégées au goût d'aujourd'hui. Un heureux mariage entre le passé et le présent.

Mon commentaire:

Il existe à Montréal, un restaurant animé qui nous offre une plongée gastronomique dans les débuts du Nouveau Monde: Le cabaret du Roy. Je n'y suis, malheureusement, encore jamais allée. Cependant, l'aubergiste-cabaretier ainsi que le maître-coq du restaurant, nous offre un livre de recettes issues des temps anciens et adaptées au goût d'aujourd'hui: La cuisine de la Nouvelle-France. À travers cinquante recettes, de l'entrée au dessert, les plats présentés sont issus de notre tradition. Les différentes recettes sont toutes annotées d'anecdotes historiques sur l'origine des différents produits ou sur la découverte des aliments. Il faut savoir qu'à leur arrivée, les premiers colons font la découverte d'aliments qu'ils n'ont pas l'habitude de cuisiner, la citrouille et le maïs entre autres. Certaines techniques, comme la cuisson des fèves au lard qui étaient très appréciées des camps de bûcherons, ont été transmises par les Amérindiens. La cuisine de la Nouvelle-France est donc une cuisine où se combinent des saveurs diverses: les premières adaptations des colons à leur nouveau pays, la tradition française qu'ils amènent avec eux, les produits venant des antilles ainsi que la cuisine de base des Amérindiens. Que de découvertes!

Un extrait:

"Ce livre est un recueil de recettes, pas d'oeuvres d'art. Arrêtez de regarder les images en vous disant que ça a l'air bon. C'est bon, je le sais. Mettez de la musique, versez-vous un verre de cidre ou un rosé bien frais et cuisinez en anticipant le plaisir de vos convives. C'est ce qu'on a fait en écrivant le livre. C'est fou comme ça fait du bien." p.11

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07 novembre 2008

Les variations Perlman

variationsperlmanBrooks Hansen
Denoël & d'ailleurs
453 pages

Résumé:

Londres, 1906. Le psychiatre August Perlman - né dans la Moravie de Mahler, formé dans la Vienne de Freud, habitué des salles de concert et des maisons closes - s'apprête à assister à une soirée Sibelius, lorsqu'on lui amène une adolescente cataleptique. Souffrant d'un dédoublement de personnalité, la jeune fille - enfant hystérique ou prophétesse inspirée ? - semble possédée par l'esprit d'une aristocrate russe. Et l'hypnothérapie du très rationnel docteur Perlman reste sans effet. Mais n'est-il pas lui-même sous influence, mesmérisé par la séduisante poétesse Hélène Barrett ?

Mon commentaire:

Les variations Perlman est un étrange roman. Ai-je aimé? Je n'en suis pas certaine. Il faut savoir que Brooks Hansen est philosophe et mélomane. Comme ce roman. Comme ses personnages. L'auteur met en scène un personnage qui a déjà existé: August Perlman. Né en Moravie, Perlman qui n'était pas très bon pianiste, a abandonné cette voie pour devenir médecin, plus précisément spécialiste en thérapie suggestive. Autrement dit, hypnotiseur, dans un cadre médical. Au moment où commence le roman, Perlman a déjà une bonne réputation dans son domaine. La suite place donc Perlman en personnage de roman et nous offre huit jours de sa vie, une fiction plutôt étonnante. Nous sommes à Londres, en 1906. Perlman est un mélomane accomplit, qui se passionne pour la musique classique, les compositeurs, les pianistes, les pièces. Il collectionne, note et rêve d'écrire un jour un livre regroupant toutes ses notes sur la musique, qu'il consigne au fil des concerts auxquels il assiste. Alors qu'il se prépare à assister à une soirée Sibelius, un compositeur finlandais, l'hôpital où est en quelque sorte affiliée sa clinique privée, lui amène une patiente, Sylvie Blum. Endormie sous une forte dose de drogues qui lui a été donnée à son arrivée à l'hôpital, la jeune fille souffre de dédoublement de personnalité et a une phobie de l'eau, qui l'amène à ne plus boire, ne plus se laver. Elle souffre d'une sévère déshydratation. Perlman tente de l'hypnotiser, de venir à bout de sa seconde personnalité, "Nina", qui a une amie imaginaire, Ouna. Le lecteur est témoin des efforts de Perlman pour arriver à faire quelque chose avec la jeune fille et la sortir de l'emprise de tout un monde imaginaire. Entre ces séances, nous assistons Perlman qui assiste à des concerts de musique, à ses rencontres mondaines, sa passion pour les notes et pour un compositeur décédé relativement jeune, Alexandre Barrett. Un jour, Perlman rencontre la soeur de Barrett, Hélène, qui fait aussi la connaissance de "Nina". C'est à partir de cet instant que le récit devient difficile à résumer...

Il y a beaucoup de détours à la trame principale du roman. On élabore sur la vie, on parle musique et philosophie. Il y a donc plusieurs romans dans le roman. L'auteur extrapole sur les livres, sur des questions philosophiques et existentielles, sur le spiritisme, sur l'Atlantide, les mythes, la religion, les livres et surtout sur la musique, qui est là, toujours, en toile de fond. Certaines scènes sont délectables, principalement celles des concerts, de l'amour profond pour la culture et l'apprentissage qu'ont les personnages, pour l'élévation de l'esprit. Au fil des pages, "Nina", quant à elle, devient de plus en plus difficile à contrôler. Perlman perd peu à peu l'emprise qu'il avait sur sa patiente pour se perdre lui-même dans sa fascination pour Hélène Barrett. Car ce livre, même s'il est extrêmement touffu, fouillé, érudit, même difficile à aborder, demeure fascinant. Au même titre que "Nina" ou Hélène le font avec le docteur Perlman, l'auteur fascine et nous guide littéralement dans les méandres de l'esprit. On en ressort perplexe. Soucieux. Indécis. Mais certainement pas indemme.

Les variations Perlman est un roman étrange. Qui demande beaucoup au lecteur, puisqu'on peut perdre le fil, mais qui nous fascine tellement qu'on poursuit. Nous sommes très loin du texte linéaire. Il s'agit plutôt d'un roman à tiroirs, où il y aurait énormément de tiroirs. Il faut donc être prêt à s'accrocher si on choisit de lire ce roman. J'en ressors beaucoup plus fascinée que sous le charme. Cependant, après réflexion, je suis tout de même heureuse de cette lecture.

Un extrait:

"N'était-ce pas l'essence même du progrès humain? Faire face à ce qui se présentait d'abord sous un aspect chaotique pour, en appliquant l'esprit, parvenir à y démêler un sens." p. 57

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05 novembre 2008

Pourquoi la peste? le rat, la puce et le bubon

pourquoilapesteJacqueline Brossolet & Henri Mollaret
Découvertes Gallimard
160 pages

Résumé:

Pendant des siècles, elle a durement frappé, n'épargnant ni jeunes ni vieux, ni pauvres ni riches. Par son impact ravageur, par le nombre des morts, par le blocus des villes contaminées, la peste a bouleversé la vie économique, sociale et religieuse d'autrefois. Mais pourquoi la peste ? Face à la mort noire, les médecins étaient sans recours. Jusqu'à ce que, en 1894, Yersin, puis Simond ne démythifient le fléau : rats et puces sont responsables de la peste bubonique comme de la peste pulmonaire. Henri Mollaret et Jacqueline Brossolet, qui ont appartenu trente ans au Service de la peste, à l'Institut Pasteur de Paris, montrent ici que si la peste a un long passé, il ne faut pas pour autant la reléguer au rang des maladies disparues.

Mon commentaire:

Après avoir lu quelques romans mettant en scènes des épidémies, j'ai eu envie de pousser le sujet un peu plus loin et d'en connaître plus sur cette terrible "maladie". On compte qu'à travers les temps, elle a fait en tout environ 200 millions de morts. C'est malheureusement une grande faucheuse... Le mot "peste" nous vient du latin "pestis" qui signifie "le fléau". Reconnue comme le fléau par excellence pour décimer les populations, on croit qu'il a fait son apparition en Égypte et s'est répandu par l'entremise des ports et des échanges commerciaux. Trois grandes pandémies se sont démarquées à travers les siècles. La première couvrirait le VIe sicèle jusqu'au VIIIe siècle, la seconde débute en 1346 principalement en Europe et la troisième a débutée en Chine en 1894 et a touché depuis tous les continents.

C'est le bacille de la peste, la bactérie Yersinia pestis (de celui qui l'a découverte, Alexandre Yersin de l'Institut Pasteur) qui est responsable de la maladie, donc on connaît trois forme: la bubonique (formation d'un bubon là où a lieu la piqûre de la puce), pulmonaire et septicémique (qui entraîne une mort subite). Pendant nombre de siècles (principalement ceux couverts par la première et la deuxième pandémie) les gens associaient la peste à un punition divine. Et comme rien n'arrêtait la peste, ni les processions, ni les prières, les gens ont rapidement trouvés des boucs émissaires. En 1348, nombre de bûchers ont été allumés et l'on y brûlait les juifs, qu'on croyait responsables de cette maladie. Plus tard, ce fûrent les pauvres qui ont été bannis des villes où la maladie faisait rage. Les maisons étaient peintes de grandes croix noires ou rouges, pour identifier les endroits ravagés par la maladie...

On croit, à tord, que la peste est une maladie du Moyen-Âge. Certes, nous n'avons plus vu de grandes épidémies depuis longtemps, et heureusement! Cependant, le virus n'est pas mort pour autant. Le bacille de la peste se conserve très très longtemps dans le sol et est inéradicable. Même si les épidémies n'ont plus lieues, le virus lui, existe toujours. L'Organisation mondiale de la santé recense quelques cas de peste chaque année. Ils sont principalement en Asie et en Afrique, mais l'Amérique du Sud et quelques régions des États-Unis connaissent également quelques cas. On trouve ici une liste des épidémies de peste dans le monde. L'image illustrant la couverture du livre est en fait un dessin du costume des médecins et des gens qui devaient s'occuper des pestiférés. Il s'agit d'une toile huilée, d'un masque aux yeux de verre et d'un long nez rempli de parfum pour éviter d'inhaler les odeurs...

Pourquoi la peste? répond à nombre de questions sur cette maladie, mais nous offre principalement une découverte historique des épidémies, à travers les siècles, illustrée de tableaux, photos et documents d'archives. Un livre très intéressant pour qui s'intéresse à l'histoire et à la médecine.

Un extrait:

"Consultez les historiens, ils gardent le silence; interrogez les médecins, ils sont glacés de peur, adressez-vous aux philosophes, ils vous répondent par un geste négatif. La postérité pourra-t-elle croire à tant de malheurs, lorsque nous y croyons à peine, nous qui en avons été témoins... Heureux nos arrières-petits-fils qui n'auront pas vu ces calamités, et qui peut-être regarderont comme une fable, le récit que nous en ferons..." Pétrarque, 1348 p.31

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04 novembre 2008

Le château de Beauharnois

chateaubeauharnoisYvon Thibault
VLB Éditeur
567 pages

Résumé:

En 1838, à Beauharnois, anglophones et francophones vivent côte à côte, travaillent ensemble, mais la pauvreté grandissante des Canadiens français rend la situation de plus en plus explosive. C’est dans ce contexte tendu que le jeune Jacques Pitre tombe amoureux de Caroline Brown, qui, de son côté, n’est pas insensible au charme du sympathique francophone. Dans ce village canadien dominé par la minorité anglaise, les deux jeunes amants devront composer avec le conflit qui divise leurs communautés respectives pour réussir à vivre pleinement leur amour. Partageant les inquiétudes et les joies au quotidien des deux jeunes amoureux et de leurs familles, le lecteur est transporté dans le Beauharnois de l’époque, alors qu’une nouvelle rébellion s’organise. Sans prendre parti pour les rebelles ni pour leurs adversaires, l’auteur nous décrit plutôt comment, dans le village divisé, chacun doit s’adapter aux événements pour défendre ses idéaux, ses biens, sa vie… et son amour !

Mon commentaire:

Février 1838, un an avant les événements de février 1839 entourant la rébellion des Patriotes. Beauharnois est un village de deux mille habitants où se côtoient francophones (en majorité) et anglophones (en minorité). Ce sont toutefois les anglophones qui détiennent la majorité des établissements et des manufactures lucratives et qui emploient les canadiens-français pour une bouchée de pain. C'est dans cette atmosphère qui se dégrade de jours en jours, que l'on voit évoluer plusieurs familles de Beauharnois. Il y a tout d'abord les Pitre, qui vivent dans ce qu'on appelle Le château de Beauharnois. C'est une famille prospère, qui opère une ferme et une forge. Le père a des relations d'affaires avec les anglais, dont la famille Brown, une famille anglophone. Le jeune Jacques Pitre tombe amoureux de Caroline Brown. Cette relation ne fait pas le bonheur des parents des deux côtés, surtout de la mère de Jacques et de la belle-mère de Caroline. Le roman parle essentiellement du jeune couple, qui s'aime passionnément, alors que tout autour d'eux s'effondre. Ils sont tiraillés entre l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre et l'appartenance à leur culture respective.

L'auteur nous raconte les faits, sans prendre parti pour un clan ou un autre. Nous vivons la rébellion à travers des familles normales. Les Pitre et les Brown sont toutefois choyées. Toutes n'ont malheureusement pas la même chance. Depuis la prise de Québec, les canadiens français ont souvent tout perdu, ils vivent dans la misère et ont peine à nourir leurs enfants. Les récoltes sont mauvaises. Les anglophones souhaitent assimiler les canadiens français, qu'ils ne perçoivent pas d'un bon oeil. Dans le village, Jacques qui aime Caroline est témoin des premières rébellions. Certains groupes les harcèlent. Jacques est perçu comme un traître à sa patrie car il s'acoquine avec une anglaise, alors que Caroline est perçue de la même façon par les siens. Les canadiens français prennent les armes pour se révolter de leurs mauvaises conditions. Des maisons seront brûlées. Des familles entières jetées à la rue. Les événements s'étirent jusqu'aux événements de février 1839, que l'on connaît bien: la pendaison des Patriotes.

Cette lecture est une façon très simple d'aborder cette partie de notre histoire, pour comprendre un peu ce qui se passait dans les familles, dans la vie de tous les jours. L'histoire est romancée et se concentre essentiellement sur les amours des deux jeunes personnages que sont Jacques et Caroline. Il n'en demeure pas moins un roman historique intéressant qui met en lumière certains événements. On constate encore une fois l'emprise de la religion sur les familles à cette époque et surtout, la façon de percevoir les protestants par l'église catholique. Par exemple, Jacques est probablement condamné à aller en Enfer parce qu'il fréquente une protestante, alors que Caroline se soucie énormément de ce que les gens vont dire. On voit également les différentes classes sociales du village: les hauts placés, les familles aisées, les amérindiens, les pauvres, les membres du clergé et des églises. Tout le protocole entourant la présence du gouverneur à Beauharnois est très "anglophone". Les canadiens français protestent ou s'y rendent, par curiosité. Par exemple, le père de Jacques qui entretient un commerce avec les anglais, est en quelque sorte assis entre deux chaises. Il ne prend parti ni pour un, ni pour l'autre. Alors que son frère devient rapidement un rebelle qui décide de faire valoir ses droits.

Le château de Beauharnois est surtout intéressant pour la vision qu'il apporte des événements entourant la rébellion et principalement pour la façon dont l'a vécu les familles. Il s'agit également d'un roman bien écrit où l'on retrouve nombre de personnages qui ont déjà existés. Un roman dans lequel on plonge avec plaisir, jusqu'à la dernière page.

Quelques extraits:

"Par temps clair, le tintement des cloches voyage jusqu'au village et dans les terres de la paroisse pour appeler les fidèles jusqu'à la messe, mais aujourd'hui, le vent du nord fait le jeu du diable et l'appel de Dieu se perd dans la tourmente." p.11

"Dieu seul sait ce que vont devenir les Canadiens survivants, leurs femmes et leurs familles pendant l'hiver qui approche, attendu qu'ils n'ont devant les yeux que les horreurs de la faim et du froid. Néanmoins, il faut que la suprématie des lois soit maintenue inviolable, l'intégrité de l'empire britannique respectée, la paix et la prospérité assurées aux sujets britanniques, même aux dépens de la nation canadienne entière. L'histoire du passé prouve que rien de moins que leur disparition de la terre et la réduction en poussière de leurs habitations ne préviendra de nouvelles rébellions..." p.563

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03 novembre 2008

Klondyke: aventure dorée 1891-1919

klondykeÉliane Doré
Édité par Éliane Doré
133 pages

Résumé:

Perdue par l’exploration d’un passé devenu subitement émouvant, mon grand-père habite intensément mes pensées. Orpailleur du temps, valeureux pionnier vivant à l’extrême une vie trépidante aux mille défis. Il réalisa son ultime rêve, découvrit ce précieux métal : L’OR.

Mon commentaire:

Pierre-Louis Doré, le grand-père de l'auteur, a connu le Klondike et la ruée vers l'or. Jeune homme avide d'aventures et de déplacements, il s'est marié sur le tard, avant de quitter momentanément sa famille, pour vivre la grande aventure de l'or. L'auteur a conservé le "livre de vie" de son grand-père, sorte de journal de bord où leur périple, à Pierre-Louis et ses amis, est raconté, à travers des cartes, des anecdotes. C'est en se basant sur cette histoire, qu'Éliane Doré a écrit ce très beau roman. Loin de nous offrir une narration linéaire, le lecteur a droit à quelques belles photographies d'époque, à des lettres que s'échangent Pierre-Louis et sa douce Mélina, restée au pays, aux aventures vécues en tant qu'orpailleur ou auprès des autochtones.

La vie sauvage et les aventures titillent Pierre-Louis, qui ne peut rester en place. Avec l'idée d'aider sa famille, il part vers le Yukon, afin de faire fortune. La rumeur circule rapidement que le Yukon et ses berges regorgent d'or. La chance sourit à Pierre-Louis, qui partira et reviendra les poches pleines d'or, qu'il offrira à Mélina. Mais l'appel du grand nord est trop fort et Pierre-Louis repart en expédition. Cette deuxième aventure sera marquée par nombre d'événements... La vie change rapidement dans le grand nord. Les gens arrivent par milliers, tous plus désireux les uns des autres de repartir riches comme crésus. La ruée vers l'or est un attrait très fort dans l'imaginaire collectif. C'est l'occasion aussi pour les profiteurs de faire de l'argent et de vendre des produits devenus rares à prix fort. La ruée vers l'or, c'est chacun pour soi. Mais il y a quand même des gens dévoués, qui aideront Pierre-Louis et ses amis, à se sortir de situations désespérées...

Véritable roman d'aventure, à mi-chemin entre le roman historique et le récit de vie, ce livre est véritablement très intéressant. Une lecture très plaisante, qui m'a donné l'occasion de voyager... de ma bibliothèque! Une belle aventure que ce court roman basé sur une vie, elle, bien réelle...

À noter qu'il existe deux autres livres en lien avec celui-ci, tous deux biographiques: Héritage Doré et Marie-Ève Doré se dévoile que je compte lire prochainement.

Une citation:

Une phrase du roman, qui m'est restée longtemps en tête, tant parce qu'elle sonne vraie que parce que c'est une belle leçon de vie:

"L'homme meurt une première fois, quand il perd son enthousiasme." p.63

En complément:

Vous pouvez visiter le site web personnel de l'auteur.
Je vous suggère également la visite d'un site très riche sur l'histoire du Yukon, La note francophone du Yukon
Puis, pourquoi ne pas vous mettre dans la peau d'un prospecteur, avec La ruée vers l'or du Klondike du Musée virtuel du Canada. Bonne visite!

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