29 mars 2009
15 février 1839: lettres d'un patriote condamné à mort
Chevalier de Lorimier
Agone / Comeau & Nadeau
125 pages
Résumé:
Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d'échafaud vous être utiles.
Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais. Je n'ai plus que quelques heures à vivre, mais j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux à mes compatriotes. Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m'écriant : Vive la Liberté, Vive l'Indépendance.
Chevalier de Lorimier " Au-delà des lettres de Chevalier de Lorimier, il y a son combat. Et nous devons apprendre les leçons de l'Histoire pour ne pas répéter les mêmes erreurs. " Pierre Falardeau.
Mon commentaire:
15 février 1839. Date de la pendaison de plusieurs patriotes qui se sont battus pour faire valoir les droits des francophones. Emprisonnés pour leurs idéaux, certains ont été exportés dans des colonies pénitenciaires en Australie par exemple. D'autres ont été pendus. Chevalier de Lorimier est l'un d'entre eux. Ce recueil de lettres regroupent celles qu'il a écrite dans sa cellule, avant sa mort. Il sait qu'il va mourir, la date est fixée. Il livrera des lettres touchantes à ses amis, à sa femme bien-aimée, à sa famille, ainsi qu'un testament politique, sûrement le texte le plus connu de De Lorimier. Ses lettres sont profondément émouvantes et font vibrer la fibre de la justice en nous. On ressent toute la conviction de De Lorimier pour la cause, sa tristesse de mourir en laissant sa femme et ses enfants, mais la conviction de le faire pour son pays. Un recueil de lettres à lire, pour se souvenir...
Deux extraits:
"Dans le peu de temps qui s'est écoulé depuis le jour de l'union sacrée de mon mariage à celui de ma mort, tu m'as fait, chère épouse, jouir du vrai bonheur, tu m'as tout prodigué amitié, tendresse et sincérité. Aujourd'hui des assassins avides de sang viennent m'arracher de tes bras, ils ne pourront jamais m'ôter de ton coeur, j'en ai la conviction."
Lettre de Chevalier de Lorimier à sa femme Henriette Cadieux, p.68
Chevalier de Lorimier fut exécuté à Montréal avec ses compagnons Charles Hindenlang, Amable Daunais, François Nicolas et Pierre-Rémi Narbonne le 15 février 1839, vers neuf heures du matin. Sur l'échafaud, Hindenlang lança à la foule le cri de "Vive la liberté!". Chevalier de Lorimier sourit et approuva de la tête. Puis la trappe tomba.
p.71
28 mars 2009
La suppléante
Anne Bonhomme
Stanké
264 pages
Résumé:
Mathilde abandonnée par son amoureux, perd sa place dans le groupe rock dont elle faisait partie avec lui. Heureusement, une école a beaoin de ses services pour remplacer la prof de musique. Convaincue que ce changement de cap l’aidera à oublier son chagrin, Mathilde saute sur l’occasion. Elle met donc toute son energie à survivre dans cette jungle pédagogique où évoluent des personnages saugrenues aux habitudes particulières. Si elle les observe généralement avec humour, elle ne peut s’empêcher de grincer des dents chaque fois que le directeur lui annonce une nouvelle fonction en lui disant «Ça fait partie de ta tâche», ou lorqu’elle entend une enseignante tutoyer au pluriel: «Les amis, tu vas aller à ton cours de musique…» Pendant que Mathilde s’adapte à son nouveau travail et tente d’oublier ses frustrations, le destin lui met sous le nez la trahison dont elle est victime: son ancien groupe va lancer un album avec la musique qu’elle a composée! Révoltée, elle concocte avec sa meilleure amie un plan machiavelique: sa vengeance sera terrible! Mais si mathilde retrouve une certaine assurance face à ces plagiaires elle en manque totalement devant Paul, le séduisant –et marié-père d’un de ses élèves. Un amour impossible, est-ce vraiment ce qu’il lui faut?
Mon commentaire:
Coincée dans une sorte de jungle de paperasse et de règles à suivre, Mathilde vivra malgré toute une année riche en rebondissements. Ce roman se veut un clin d'oeil au système scolaire, tout en étant amusant par les situations parfois absurdes qu'il met en scène. Les jeunes enseignants devraient s'y retrouver, mais on peut très bien transposer le décor du roman, le système scolaire, dans n'importe quel système hiérarchique. Mathilde est sympathique, on se retrouve dans ses questionnements et son étonnement face à une jungle scolaire où il est difficile de se faire une place quand on n'est qu'une simple suppléante... Une lecture fort agréable et une auteure à surveiller! J'ai beaucoup aimé! C'est un petit roman frais et sympathique dans lequel on se laisse rapidement happer.
27 mars 2009
Le mystère de Callander Square
Anne Perry
Série Charlotte et Thomas Pitt tome 2
10/18
382 pages
Résumé:
" Les amoureux de la fiction historique et policière doivent absolument connaître cette nouvelle série qui se déroule dans l'Angleterre de la reine Victoria. Une ambiance d'époque lourde de sensualité, une écriture et des dialogues de haute tenue, une description des classes sociales parfaitement convaincante et des personnages profondément humains ; voilà qui rend la lecture des romans d'Anne Perry absolument inoubliable. "
Mon commentaire:
La seconde enquête de l'inspecteur Thomas et de son intrépide épouse Charlotte nous amène à Callander Square, dans une rue très bourgeoise. Deux cadavres de bébés sont découverts enterrés dans le parc du Square. Thomas Pitt enquête, aidé de Charlotte qui s'introduit dans les maisons du quartier pour aider son mari. À trop remuer, on révèle des secrets où tous et chacun cache un squelette dans son placard... Toujours aussi bon cette série victorienne où abondent les secrets des bourgeois, les conventions qui sont à l'origine de beaucoup de cachotteries entre les personnages. Anne Perry comme toujours, mène de main de maître son histoire et nous offre quelques bonnes surprises au fil de l'enquête. Vraiment, une très bonne série!
24 mars 2009
L'étrangleur de Cater Street
Anne Perry
Série Charlotte et Thomas Pitt tome 1
10/18
381 pages
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Résumé:
L’indomptable Charlotte Ellison, qui n’est pas du genre à sacrifier aux codes des jeunes filles de bonne famille, chaque jour dévore les faits divers les plus sordides de la presse. Le Londres des années 1880 n’en manque pas. Notre Sherlock Holmes en jupons se lance dans une enquête périlleuse pour venir au secours du très agaçant inspecteur Thomas Pitt.
Mon commentaire:
Quelle série délicieuse! Du moins, à la lumière de ce premier tome, qui est tout simplement captivant! Le roman nous plonge dans l'Angleterre victorienne, étouffée sous les conventions de la bourgeoisie. C'est par ce premier volet que tout commence: la rencontre entre l'inspecteur Pitt et la jeune Charlotte au caractère frondeur, qui ne cadre pas avec son époque. Charlotte est même une tare pour sa famille, avec ses réflexions qui ne sont pas "dignes d'une femme" et sa propension à la curiosité. Le roman est très intéressant surtout si on aime l'histoire et plus principalement l'époque victorienne. Nous y sommes littéralement plongés! L'intrigue aussi est très réussie. Je n'ai pas réussis à cerner l'auteur des crimes avant la fin. Les ficelles se nouent et se dénouent et cette lecture est une merveilleuse découverte! Une série à suivre, assurément!
21 mars 2009
Fièvre
Andrea Barrett
Éditions Autrement
124 pages
Résumé:
En 1847, des milliers d'Irlandais, atteints d'une fièvre mortelle encore mal connue, débarquent chaque jour plus nombreux sur les rives du Saint-Laurent. Ils fuient la famine qui ravage leur pays. Lauchlin, un jeune médecin inexpérimenté, décide de faire face à l'épidémie. Sur le terrain, il découvre une situation désespérée et l'immense souffrance des malades. Une terrible expérience qui, jour après jour, le transforme et le détruit à la fois.
Mon commentaire:
Voilà un autre livre dont l'action se déroule à Grosse-Île, pendant la famine et l'émigration massive d'Irlandais au Québec. Le jeune médecin Lauchlin, qui a du mal à se forger une clientèle à son cabinet, décide de s'embarquer pour Grosse-Île pour donner un sens à sa vie professionnelle. Ce qu'il voit sur l'île le fait frémir d'horreur. Les bateaux remplis à ras bord de gens tous plus malades les uns des autres, les problèmes pour faire appliquer correctement la quarantaine, les familles que l'ont doit séparer... On constate l'évolution du médecin, à mesure qu'il côtoie chaque jour l'horreur et les situations désespérées. Les nouveaux arrivants meurent souvent avant que l'on ait le temps de s'occuper d'eux. Ils souffrent tous de la "fièvre des vaisseaux". Le personnel médical de l'île succombe peu à peu à la maladie. Les soignants sont sans ressources, sans aide suffisante, il manque de tout. Dans ce roman, mis à part Lauchlin, évoluent également Susannah, dont Lauchlin est amoureux; le mari de cette dernière, sans cesse mis sur un piedestal; Annie la servante et Nora, une jeune irlandaise souffrante. Ce roman offre en fait le point de vue d'un médecin sur cette période de notre histoire et décrit ce qui a pu se vivre sur l'île. Certains personnages et les grandes lignes de l'histoire sont réels. Un très bon roman, qui nous plonge dans la détresse humaine la plus vive ainsi qu'au coeur d'une tragédie, la famine en Irlande et l'épidémie de typhus, qui tua des milliers d'Irlandais...
Un extrait:
"6 août 1847. Toujours très chaud - ce temps est insupportable. (...) J'ai porté une femme que j'ai étendue sur l'herbe pour qu'elle bénéficie d'un peu d'ombre en attendant qu'on l'emmène. J'ai porté deux garçons et une fillette, de cinq ou six ans, et un homme de mon âge qui pesait moitié moins que moi. Puis un des employés du Dr Douglas m'a aperçu et il est accouru, irrité et inquiet : on avait besoin de moi à l'hôpital, dans l'un des hangars. Qu'est ce que je fabriquais au bord de l'eau à soulever des corps comme un domestique ? Je suis écartelé. Où que je sois, quoi que je fasse signifie seulement que je néglige un autre endroit où je devrais être et une autre tâche. J'ai renoncé presque entièrement au sommeil et il ne me manque plus."
19 mars 2009
Monsieur John
Guy Dessureault
Hurtubise HMH
348 pages
Résumé:
1847. En Irlande, c’est la famine, la maladie, la mort. John Olsen, quinze ans, part avec les siens pour le Canada. La traversée en mer est terrible. Orphelin avant même de toucher terre, il est séparé de sa soeur sur Grosse-Île, devant laquelle les navires chargés d’immigrants doivent s’arrêter. Beaucoup y meurent, vaincus par le typhus. John y fait la connaissance de Francis O’Connor. Il vivra en sa compagnie des aventures qui finiront par lui coûter cher. Une rencontre avec un personnage connu dans tout le pays, l’abbé Truchet, le mènera sur une voie opposée où, à force de détermination, il réalisera son rêve.
Mon commentaire:
Monsieur John c'est John Olsen, un jeune irlandais forcé de quitter son pays à cause de la grande famine. Nous sommes en 1847. Le jeune homme a 15 ans, un père qui a disparu, une mère malade et une jeune soeur effrayée. Nous suivons la petite famille qui, désespérée, s'embarque sur un bateau en direction du Canada, avec l'espoir d'un avenir meilleur. Mais tout est difficile: la traversée qui s'effectue dans des conditions affreuses, la maladie qui tue des milliers d'émigrants, l'arrivée au Canada et la quarantaine à Grosse-Île, difficile, qui occupe une grande partie du récit. L'histoire est captivante, on suit essentiellement John à travers toutes ses démarches en quête d'un avenir, ses rêves qu'il souhaite réaliser et les rencontres, parfois mauvaises, parfois salutaires, qu'il fera tout au long de son périple... Un roman vraiment intéressant qui raconte une période de l'histoire aussi rude que captivante.
14 mars 2009
Jeanne, fille du Roy
Suzanne Martel
Fides
253 pages
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Résumé:
Élevée par un grand-père braconnier, puis par des religieuses, Jeanne Chatel quitte la France pour faire partie du premier contingent de jeunes filles à marier qui font la traversée vers le Nouveau Monde. En échange d'un droit de passage et d'une dot, les « filles du Roy » ont une seule mission: peupler la Nouvelle-France. À Ville-Marie, Jeanne épouse, sans même avoir remarqué la couleur de ses yeux, le seigneur Simon de Rouville. C'est dans une cabane en bois rond, en pleine forêt, que Jeanne découvre, en même temps que l'amour, les rigueurs de l'hiver et les défis des grands espaces canadiens.
Mon commentaire:
La quatrième de couverture de mon édition débute ainsi: "Armée d'une poêle à frire et d'un sens de l'humour à toute épreuve, Jeanne Chatel affronte la vie rude de la Nouvelle-France en 1670." Cette phrase m'amuse car elle résume bien le roman ainsi que le caractère de son insolente héroïne qui défie les conventions et affronte la vie avec un optimisme à toute épreuve. Jeanne, élevée par un trappeur, dans une maison en ruines, et qui n'a jamais pu entrer dans le moule d'un couvent français, se voit offrir l'opportunité de partir coloniser le Nouveau-Monde en tant que Fille du Roy. Elle guidera elle-même son destin en se "sacrifiant" au profit d'une de ses amies... La voilà sur les rivières du Québec, avec son nouveau mari, qui la croit douce, soumise et réservée... C'est sans compter l'impétuosité et la joie de vivre qui anime Jeanne et qui donnera vie à tout ce qu'elle touchera!
Ce roman est un vrai coup de coeur! Lu d'une traite en une soirée, je n'ai pas vu les heures passer. Véritable roman d'aventure, Jeanne est un personnage tout simplement délicieux! Courageuse, inventive, elle passe à travers la vie et les épreuves avec une sagesse et une bonne humeur admirable. Ses aventures à travers la colonisation de notre pays sont captivantes. Roman d'émotions, d'amour, d'aventure, d'histoire, c'est une lecture agréable et très prenante, une plongée dans l'Histoire! Une belle découverte!
09 mars 2009
Le violoncelliste sourd
Francis Malka
Hurtubise HMH
195 pages
Résumé:
Un jeune violoncelliste ambitieux se brouille avec son maître. Un projecteur se détache du plafond lors d'un concert et le blesse à la tête. Une surdité soudaine met fin à une carrière prometteuse. Fin? Pas tout à fait...
Mon commentaire:
Second roman de l'auteur qui a été entre autre violoniste, ce roman ne pouvait que me plaire. J'aime définitivement l'écriture et la construction des romans de Francis Malka, qui sont originaux. Celui-ci raconte la vie d'un violoncelliste qui, lors d'un concert reçoit un projecteur sur la tête et devient sourd. Sa carrière est terminée. Cependant, le musicien retrouve peu à peu l'ouïe et suivant les conseils de son impresario, il cache son rétablissement au monde entier avant de relancer sa carrière. Le violoncelliste sourd connaît alors un succès inespéré et sera à la tête de la plus grande supercherie du monde musical. On s'en doute, le narrateur vivra de nombreux bouleversements, d'autant plus que son secret est très lourd à porter... Un roman captivant qu'on lit d'un trait, pour en connaître la fin! Comme toujours, Malka me laisse pantoise face à son talent de créer des intrigues assez spectaculaires. À découvrir, ainsi que son premier livre, Le jardinier de Monsieur Chaos, qui a été pour moi un véritable coup de coeur!
Un extrait:
"On peut berner tout le monde de temps en temps, et certaines personnes tout le temps, mais on ne peut pas berner tout le monde tout le temps." p.94
05 mars 2009
La vie des pionniers au temps de la conquête de l'ouest
Philippe Jacquin
Larousse
192 pages
Résumé:
Quelle était la condition des femmes au temps de la conquête de l'Ouest ? Les cow-boys étaient-ils des héros ou de simples gardiens de vaches ? Quelles étaient les règles du rodéo ? Pourquoi des fermiers sont-ils partis à la conquête de l'Ouest ? Quelles étaient les plats favoris des cow-boys ? Véritable voyage à travers le temps, cet ouvrage révèle toutes les facettes de la vie de tous les jours des pionniers de l'Ouest grâce à un récit vivant, fourmillant d'anecdotes, éclairé par une riche iconographie. À travers la trame du quotidien, la Vie des pionniers au temps de la conquête de l'Ouest a aussi pour ambition de dévoiler, à l'encontre des mythes du western, la vérité de la conquête de l'Ouest peuplé de simples fermiers tentés par l'aventure, de beaux parleurs, de femmes courageuses et de quelques héros...
Mon commentaire:
Voilà un ouvrage bien intéressant! Magnifiquement illustré avec des photos et des archives d'époque, cet ouvrage offre une porte sur une période de l'histoire captivante: la conquête de l'ouest et les premiers pionniers qui s'y sont installés. Le livre raconte la vie quotidienne des pionniers qui ont façonnés le visage de l'ouest américain. À travers différent aspects quotidiens (de la nourriture, en passant par l'habillement, la présence indienne, la guerre, le logis, la mort, les coutumes, le mariage, la famille, le vêtement, etc) l'auteur nous amène sur les pas des pionniers, une vie rude, difficile, tant pour les hommes que pour les femmes. Un ouvrage intéressant et magnifiquement bien documenté.
02 mars 2009
De la maladie
Virginia Woolf
Rivages poche
64 pages
Résumé:
Dans ce court texte écrit en 1926 pour la revue de T. S. Eliot, Virginia Woolf s’interroge sur cette expérience particulière dont personne ne parle, dont le langage peine à rendre compte mais que tout le monde connaît : la maladie. Lorsqu’on tombe malade, constate-t-elle, la vie normale interrompt son cours réglé pour laisser place à un état de contemplation où le corps reprend ses droits et où l’univers apparaît soudain dans son indifférence totale à la vie humaine.
Mon commentaire:
Un tout petit livre, qui n'est ni un roman, ni un essai, mais plutôt une commande parue dans le journal d'un ami de Virginia Woolf. Elle y parle de la relation de l'homme à la maladie, mais principalement de la présence de l'état d'être malade dans la littérature. C'est aussi un petit livre sur la contemplation qu'offre le corps du malade lorsqu'il est en repos forcé, cloué au lit par la maladie. Un livre qui plaira essentiellement à ceux qui connaissent déjà l'univers de Woolf.
Quelques citations
"Lorsque nous y réfléchissons, comme les circonstances nous y forcent bien souvent, il nous semble soudain pour le moins étonnant que la maladie ne figure pas à côté de l’amour, de la lutte et de la jalousie, parmi les thèmes majeurs de la littérature."
"Il est admirable de relever que les poètes tirent la religion de la nature, que les gens vivent à la campagne pour que les plantes leur enseignent la vertu." p.41
"Lorsque nous sommes malades, les mots semblent doués d'une qualité mystique." p.49
"La maladie, en nous privant de nos moyens, nous pousse à saisir l'essentiel." p.12






