La bibliothèque d'Allie

Bienvenue dans ma bibliothèque! Auteurs, chroniques, littérature, extraits, dossiers, liens, etc. De tout pour vous donner le goût de lire!

30 juillet 2009

Sherlock Holmes et les hommes du Camellia

bakerstreet3Nicolas Barral & Pierre Veys
Série Baker Street tome 3
Delcourt
47 pages

Résumé:

Un certain Clipton désire embaucher Holmes et Watson pour assurer sa protection lors d'un périlleux voyage. Il ne dispose en effet que de six semaines pour gagner Ceylan, où l'attend un héritage : les plantations de son oncle qui lui permettront de se lancer dans la production de thé. Mais la compagnie Teawings, leader du marché, est prête à tout pour l'empêcher de parvenir à destination, et le périple en compagnie de Lestrade et de Madame Hudson, s'annonce agité...

Mon commentaire:

Ce troisième tome des aventures de Sherlock Holmes est vraiment très amusant. L'Angleterre est moins présente que dans les autres tomes, mais je crois que c'est l'un de mes préférés. Holmes et Watson doivent se rendre aux Indes afin d'élucider le mystère sur une plantation de thé. Ils auront besoin de nombreux subterfuges pour semer leurs poursuivants.

La bande dessinée est exotique, tout en gardant l'esprit victorien qui caractérisait les voyages de l'époque. On découvre en madame Hudson (la gouvernante de Holmes) une nouvelle facette qu'on ne connaissait pas et c'est l'occasion pour toute la petite bande, incluant le pot de colle d'inspecteur Lestrade, de voyager tous ensemble et de mettre leurs petites cellules grises à l'épreuve. Tout dans l'album tourne autour du thé et c'est très agréable. On a l'impression d'assister à un mélange d'Agatha Christie et de Sherlock Holmes. Le titre de l'album, Les hommes du Camellia, fait référence au Camellia Sinensis, le thé.

Une aventure bien amusante et très exotique! J'ai beaucoup aimé!

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29 juillet 2009

Sherlock Holmes et le club des sports dangereux

bakerstreet2Nicolas Barral & Pierre Veys
Série Baker Street tome 2
Delcourt
47 pages

Résumé:

Sans nul doute, connaissez-vous le plus célèbre duo de détectives d'outre Manche, Sherlock Holmes et son fidèle Watson. Mais connaissez-vous leurs véritables enquêtes enfin révélées par un autre duo, comble de l'ironie, des mangeurs de grenouilles. D'aucuns y verront un crime de lèse Majesté, les plus nombreux applaudiront à ces aventures hautes en couleurs, finement observées, souvent cocasses mais jamais vulgaires. Il était grand temps qu'on nous dise tout sur Sherlock Holmes!

Mon commentaire:

Le premier volet de cette série m'avait beaucoup plu et c'est avec plaisir que je me suis penchée sur le second. Dans cette histoire-ci, Holmes et Watson se retrouvent au sélect club des sports dangereux. Des bourgeois en manque de sensations fortes organisent toutes sortes de jeux farfelus et dangereux où certains perdent même la vie! On peut voir une sorte de parallèle humoristique entre ce club et les clubs pour hommes anglais qui étaient très célèbres à l'époque victorienne.

Watson, quant à lui, n'a pas beaucoup de chance d'être au service de Holmes, qui le traite souvent comme un moins que rien et n'hésite même pas à lui faire visiter le cachot pour sauver sa propre peau. Cependant, c'est toujours avec beaucoup d'humour et plusieurs clins d'oeil au "vrai" Sherlock Holmes qu'on suit les aventures des deux héros dans ces bandes dessinées plutôt intéressantes!

Un second volet réussit! Je me plonge bientôt dans le troisième...

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28 juillet 2009

Sherlock Holmes n'a peur de rien

bakerstreet1Nicolas Barral & Pierre Veys
Série Baker Street tome 1
Delcourt
47 pages

Résumé:

Saviez-vous que Watson doit une grande partie de sa popularité à une méduse ? Que Holmes pratique parfois le cambriolage ? Et seriez-vous capable de trouver un rapport entre un diable en boîte, un haltère, un réveil-matin, un cactus et une masse d'armes ? Non ? Eh bien plongez-vous dans les carnets secrets du Dr Watson!

Mon commentaire:

Après avoir lu et beaucoup aimé Dieu n'a pas réponse à tout j'ai eu envie de lire d'autres bd dessinées par Barral. Son coup de crayon me plaît bien. Je suis tombée sur la série Baker Street. Adorant Sherlock Holmes, c'était tout trouvé pour moi. Il faut savoir, avant toutes choses, que cette série ne transpose pas les écrits d'Arthur Conan Doyle en bulles. Il s'agit en fait d'une parodie du célèbre détective et de son accolite Watson.

Dans cet album, Watson fait une fixation sur les méduses (que cuisine la gouvernante, aux câpres, s'il vous plaît) et est un alcoolique chronique et notoire. Sherlock Holmes n'est pas le plus humble des hommes et peut parfois être exaspérant. Que dire de l'inspecteur Lestrade qui s'appuie entièrement sur Holmes pour résoudre ses affaires (et est de ce fait légèrement envahissant)? Ou de Moriarty, qui naturellement, est de la partie pour mettre des bâtons dans les roues de Holmes?

On y retrouve l'ambiance très britannique et victorienne de l'époque de Sherlock Holmes. Les gags sont plutôt bien réussis et amusants. On passe vraiment un bon moment avec cette bd. Je lirai bientôt la suite, les deux prochains albums m'attendent sagement dans ma bibliothèque!

À noter que cette bd a remporté le prix Groom 99, décerné par la Société Sherlock Holmes de France.

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26 juillet 2009

La traduction est une histoire d'amour

traductionhistoiredamourJacques Poulin
Leméac / Actes Sud
131 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts; elle habite un chalet à l'île d'Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire: elle naît sur la Piste de l'Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l'envers.

Mon commentaire:

Avec ce livre, j'ai fais les choses dans le désordre. J'aurais dû lire celui-ci, avant de lire L'anglais n'est pas une langue magique. Ce dernier est en fait un beau complément à La traduction est une histoire d'amour. On y retrouve les mêmes personnages, mais un narrateur différent.

La traduction est une histoire d'amour est un livre magnifique, comme seul sait les écrire Jacques Poulin. Plus je lis ses romans, plus j'aime son univers, son écriture tout en finesse, en douceur. Il fait vivre une atmosphère qu'il décrit en quelques lignes, quelques pages. Ses personnages sont tous profondément humains, avec cette touche de poésie qui les caractérise. Poulin manipule les mots avec une douceur infinie et nous livre des histoires qui laissent une marque et qu'on ne peut oublier.

Jacques Poulin a ses détracteurs qui lui reprochent de toujours écrire le même livre. Mais Poulin a aussi ses inconditionnels, dont je fais partie, qui l'aiment d'amour. Retrouver ses livres c'est retrouver des chats, d'autres livres, l'acte profond de l'écriture et la ville de Québec, ou ses environs. Poulin voit dans les petites choses de la vie, matière à de grandes choses. C'est son regard qui me fascine et me rejoint et que je retrouve chaque fois avec un plaisir infini.

Beaucoup d'éléments dans ce livre m'ont fait réfléchir et sourire aussi. Jack Waterman étant l'alter égo de Jacques Poulin, j'ai souvent le sentiment que l'auteur nous parle de lui à travers Waterman. Ici, quelques notes qui me font penser tout de suite à Poulin, surtout lorsqu'on sait que c'est un écrivain qui se tient dans l'ombre et n'aime pas être au premier plan.

"Dès le début, monsieur Waterman était sur ses gardes. S'il acceptait de répondre aux questions, c'était uniquement parce que son éditeur lui avait tordu le bras; il aurait préféré ne pas s'immiscer entre le lecteur et le livre." p.85

Si j'étais écrivain, probablement que je serais comme ça. Je suis trop sauvage pour devenir un personnage public. Jacques Poulin a une réputation semblable, mais quand il nous adopte, il est d'une bonté infinie. Comme en témoigne un journaliste dans un billet que j'aime beaucoup ou encore dans un autre, ici. D'ailleurs, on entend parler beaucoup des romans de Jacques Poulin, mais très peu de l'écrivain. Étant un peu comme lui, préférant rester à l'écart, je comprends l'idée qu'il se fait d'un roman, d'un écrivain. Je me sens proche de lui, ou de ses personnages, c'est selon. Jacques Poulin, tout comme son personnage Jack Waterman, sont tout ce qu'il y a de plus simples. Ses romans le sont aussi, tout en véhiculant la petite musique des mots qui vient me chercher chaque fois. La traduction est une histoire d'amour ne fait pas exception. Et quel titre magnifique, tout comme L'anglais n'est pas une langue magique.

Un roman que j'ai énormément aimé, dont j'ai étiré la lecture pour faire durer le plaisir.

En quatrième de couverture, on décrit ce roman en deux phrases. Je vous les partage, car je trouve qu'elles correspondent tout à fait à l'idée que j'ai de ce livre (et de Poulin, également):

"L'écriture de Jacques Poulin est toujours une rencontre heureuse. Ce nouveau roman, tout félin, est porté par la chaleur d'une émotion contenue, la douceur d'une amitié silencieuse."

Quelques extraits:

"Ma chambre étant petite et envahie par le bruit des voisins, j'ai pris l'habitude de travailler dans les bibliothèques publiques. La plus proche était celle de l'Institut Canadien, dont l'entrée se trouvait rue Sainte-Angèle. Juste à côté, il y avait également la bibliothèque du Morrin College, paisible et très émouvante avec ses boiseries couleur de miel, l'odeur des vieux livres, l'escalier en colimaçon, la longue mezzanine en bois verni, le bureau ayant appartenu à sir George-Étienne Cartier. L'immeuble était une ancienne prison et, lorsque le nordet faisait gémir les murs, je croyais entendre les détenus qui avaient croupi dans les cellules du sous-sol." p.25

"En cas de doute, fonce tête baissée!" p.83

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24 juillet 2009

Espèces menacées

toxic_planet_expece_menaceeDavid Ratte
Série Toxic Planet tome 2
Paquet
46 pages

Résumé:

On vous l'avait bien dit! À force de faire tourner les usines à fond et de polluer sans réfléchir, tout le monde est obligé de porter des masques à gaz. Et c'est pas prêt de s'arranger...

Mon commentaire:

Après avoir lu le premier volet et avoir bien apprécié, j'ai décidé de poursuivre la série avec le second volet, Espèces menacées. Toujours dans la même veine, on n'abandonne pas un concept qui fonctionne bien. J'ai trouvé que les blagues et les enjeux de cette histoire sont plus poussées, plus noires un peu. L'auteur nous remet en pleine face des habitudes et des réflexions largement utilisées dans la société.

On retrouve le couple du premier album, dont la fille est devenue une fervente écologiste radicale. Les conversations des personnages sont souvent absurdes mais donnent à réfléchir, sans moraliser. On se retrouve donc face à soi-même, à nos façons d'agir face à la planète et cette bd ne peut que nous conscientiser d'avantage. Il faudrait la faire lire aux politiciens en place... Une bonne série!

À noter que cet album est imprimé sur du papier provenant de forêt gérées durablement. Ce que je remarque de plus en plus en matière de livres et qui est indubitablement une excellente chose. Dans ce cas-ci, cette façon de faire est tout à fait en accord avec le sujet du livre.

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23 juillet 2009

Ce que le vent apporte

cequeleventapporteJaime Martin
Dupuis Aire Libre
72 pages

Résumé:

Russie, 1916. Pour fuir la police tsariste, le jeune Alexandre accepte un poste de médecin au fin fond de l’Oural. Là-bas, l’homme qu’il remplace a été sauvagement assassiné. Mais ce n'est pas la première fois que la neige se trouve ensanglantée quand soufflent les vents mauvais. Ainsi, loin de la révolution rouge, la mission d'Alexandre tourne au roman noir.

Mon commentaire:

Pour empêcher d'avoir les autorités à ses trousses, on propose à Alexandre d'aller diriger un hôpital, tout en complétant sa formation de médecin. Dans le fin fond de l'Oural, c'est aux croyances d'un autre âge des gens qu'il est confronté. Alexandre est jeune. On le lui fait pas confiance. On croit aussi qu'il ne faut pas sortir par jour de grand vent car la mort rôde. Alexandre est exaspéré, son infirmier et bras droit encore plus. Comment soigner des gens qui croient encore toutes sortes de bêtises? Mais à mesure que les corps apparaissent, Alexandre est de plus en plus convaincu que quelque chose d'étrange se passe.

Cette bd est intéressante car elle met en scène les avancées de la médecine de l'époque et l'ambiance un peu glauque des premières opérations d'envergure. On y voit aussi les croyances dépassées des habitants de l'Oural et la violence sourde qui gronde en eux.

Le dessin exprime bien le froid russe et les conditions difficiles dans lesquelles doit oeuvrer Alexandre. Le dessin peut aussi très bien rendre les scènes de violence et de révolte du peuple.

Ce que le vent apporte n'est pas toujours ce que l'on souhaiterait... Beaucoup de choses mauvaises viennent avec le vent. C'est ce que démontre l'histoire d'Alexandre et des habitants de l'Oural. J'ai bien aimé cette bd qui combine médecine et croyances.

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20 juillet 2009

Dewey

deweyVicki Myron avec la collaboration de Bret Witter
Jean-Claude Gawsewitch
346 pages

Résumé:

Comment un chat abandonné est-il devenu le symbole de l'Amérique d'aujourd'hui ? Comment a-t-il pu redonner vie à des dizaines d'enfants ? C'est cette histoire vraie, émouvante et rocambolesque que nous conte l'auteur. Par un matin d'hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après l'avoir réchauffé, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l'adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l'emblème de la ville de Spencer. Pendant 19 ans, Dewey, grand amateur de cheesebugers, d'ailes de poulet et fan de télévision, va révolutionner cette petite ville ! Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d'affaires... et devenir le chouchou des médias, au point que les télés du monde entier viendront le filmer ! Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l'aventure extraordinaire de ce chat hors du commun. Dewey est décédé en 2006 d'une tumeur à l'estomac.

Mon commentaire:

Dewey est le système de classification des livres en bibliothèque. Un nom tout trouvé pour un chat récupéré dans une boîte aux lettres, qui a passé sa vie dans une bibliothèque. De sa découverte, à son adoption, de sa présence dans la ville de Spencer durement touchée par la récession jusqu'à sa popularité et ses derniers jours, Vicki Myron, ancienne responsable de la bibliothèque nous raconte la vie de ce chat hors du commun. Dewey n'avait pas une vie extraordinaire. Il était chat de bibliothèque. Il y a passé sa vie. Mais il a fait une différence pour beaucoup de lecteurs et son histoire a su toucher des gens du monde entier.

Le livre de Vicki Myron nous raconte la vie de Dewey, en parallèle avec la sienne et avec l'histoire de la petite ville de Spencer. On comprend alors toute la place qu'a pu prendre le chat Dewey dans l'existence de Vicki, dans celle des responsables de la bibliothèque et dans la petite ville qui l'a adopté. C'est aussi l'occasion pour Vicki de nous raconter son histoire très personnelle (et difficile) et de son parcours aux côtés de Dewey. Quiconque aime les animaux et partage sa vie avec une petite bête se sentira concerné par l'histoire de Dewey. On comprend alors l'attachement que toute une ville a pu avoir pour cette boule de poil rousse. Dewey a vécu 19 ans. Ses derniers moments nous sont racontés et ils m'ont émue aux larmes, ayant moi aussi perdu un animal qui m'était cher il y a peu.

Le livre est parsemé de listes en tout genre, des tâches incombant à Dewey en tant que chat de bibliothèque, jusqu'à ses repas favoris. Nous avons aussi droit à plusieurs photographies. La lecture est bien intéressante puisqu'elle combine deux de mes passions: les livres (et mon travail en bibliothèque) et les animaux. Ce livre avait donc tout pour me plaire! L'écriture est simple, à la fois biographique (lorsque Vicki parle d'elle-même ou de Dewey) et historique (lorsqu'il s'agit de la ville de Spencer et de son évolution).

Une lecture que j'ai bien aimé et qui m'a permis de faire la rencontre de Dewey, un chat de bibliothèque bien particulier!

Quelques extraits:

"Quand les temps sont durs, soit vous formez un front uni pour vous en sortir, soit vous vous effondrez. C'est vrai pour les familles, les villes et même les peuples." p.84

"Une bonne bibliothèque n'est pas nécessairement grande ou belle. Elle n'a pas besoin des meilleurs équipements, du personnel le plus efficace ou du plus grand nombre d'utilisateurs. Une bonne bibliothèque est prévoyante. Elle est impliquée dans la vie de sa ville au point de se rendre indispensable. Une bonne bibliothèque n'est jamais remarquée par personne, simplement parce qu'elle est toujours là, et qu'elle fournit toujours ce dont on a besoin." p.151

"Trouvez votre place. Soyez heureux de ce que vous avez. Traitez tout le monde avec gentillesse. Ayez une bonne vie. Ce ne sont pas les choses matérielles qui comptent, mais l'amour. Et on ne peut jamais prévoir l'amour." p.341

En complément:

Il existe deux sites web sur Dewey.
Celui sur Hachette, qui parle du chat mais aussi du livre. Et le site web officiel de Dewey, avec même un fan club! Les deux offrent un beau complément à la lecture puisqu'on peut y voir des photos de Dewey, tel qu'on le décrit dans le livre! Sur le site web officiel, on peut également voir une sculpture en bronze de Dewey, absolument magnifique! (J'en voudrais bien une pour ma bibliothèque!)

On peut aussi trouver sur IronFrog, une carte des chats de bibliothèque dans le monde! Avant la lecture de ce livre, je ne savais même pas que ces chats existaient et surtout, qu'il y en avait autant!

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17 juillet 2009

Dieu n'a pas réponse à tout (mais IL sait à qui s'adresser)

dieunapasreponseatoutBenacquista & Barral
Série Dieu n'a pas réponse à tout tome 2
Dargaud
68 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Parfois, Dieu lui-même est en proie au doute... Dans ces moments-là, Il délègue...

Mon commentaire:

J'aime beaucoup Benacquista et c'est avec plaisir que je retrouve ses romans ou ses bandes dessinées. Celle-ci est bien originale. Il s'agit d'un tome 2, je ne le savais pas lors de ma commande, mais chaque bd de cette série peut se lire dans le désordre sans problème. Le thème: Dieu jette un oeil sur "ses" humains et donne un petit coup de pouce aux gens désespérés, à ceux qui gâchent leurs talents ou qui passent à côté de leurs vies. Il pige donc dans son répertoire de noms de gens qui sont au ciel (Cyrano de Bergerac, Ernest Hemmingway, Agatha Christie, pour ne nommer que ceux-là) et les envoie sur terre afin de venir en aide aux humains. Le concept est amusant, tout en offrant une sorte de leçon de vie. Ceux qui sont passés avant nous laissent des traces et on peut apprendre d'eux. On peut aussi croire en nous et se donner la force et les chances de réussir notre vie.

Le dessin est très beau, on reconnaît bien, je trouve, les personnalités connues. Chaque mission se termine par Dieu qui offre une récompense au choix à la personnalité qui lui a rendu service. Un magnifique dessin en noir et blanc illustrant la récompense offerte termine chaque histoire. J'adore celle où l'on voit Agatha Christie jouer à Clue avec Arthur Conan Doyle et Georges Simenon. C'est plein d'humour, mais en même temps, l'humour y est subtil, dans les traits, le coup de crayon ou les dialogues. La qualité des cinq histoires est à la hauteur de nos attentes. J'ai vraiment apprécié cette bande dessinée, puisqu'elle est rafraîchissante et brille par son originalité. Je l'ai relue, dès la dernière page tournée. J'attends le premier volet avec impatience.

Vivement, d'autres histoires de cette série!

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16 juillet 2009

Charlie n'est pas rentrée

charlienestpasrentreeNicci French
Fleuve noir
271 pages

Résumé:

Charlie devrait déjà être rentrée. Elle avait promis d'être là de bonne heure. Parce que c'est le jour du grand départ en vacances qu'elle et toute sa famille attendent depuis longtemps. Mais voilà, il est 11 heures, et Charlie n'est pas là. Pourtant, la camarade de lycée chez qui elle a passé la nuit prétend qu'elle est partie très tôt et, sur une petite île comme celle de Sandling Island, les trajets sont généralement rapides. L'heure file. Nina est de plus en plus inquiète pour sa fille. Et elle est bien la seule. Car personne ne prend cette disparition au sérieux et personne ne la croit quand elle dit qu'il est arrivé quelque chose. Et elle le sait, elle le sent, Charlie est en danger. Isolée sur cette île anglaise battue par les vents, Nina vit le pire des cauchemars, celui que toutes les mères redoutent. Très vite elle comprend que son instinct maternel est son seul allié si elle veut sauver son enfant...

Mon commentaire:

Ce roman est une parfaite lecture d'été. Très prenant, je l'ai lu en deux séances: hier soir la première moitié du roman et ce matin, le reste. On fait connaissance avec Nina Landry, qui fête son quarantière anniversaire. Elle est débordée car toute la famille s'apprête à partir en Floride. Ils vivent sur une petite île anglaise, bordée par la mer et les vagues, et attendent ces vacances au soleil avec impatience.  Elle se dépêche à tout préparer, entre les déplacements de dernière minute, le problème avec sa voiture, les bagages à terminer. Et Charlie qui avait décidé de passer la nuit chez des amies. Elle devait passer préparer ses bagages et rentrer au petite matin. Mais quelques heures avant le départ, pas de trace de Charlie. Personne ne l'a vu. Elle contacte la police qui lui dit que cela arrive souvent chez les adolescents. C'est d'ailleurs ce que tout le monde se plaît à lui répéter. Mais Nina sent que ce n'est pas normal. Et elle est en quelque sorte laissée à elle-même.

Ce roman ne contient aucun chapitre et est écrit d'un jet, ce qui en amplifie l'impression que le temps presse, que Nina doit chercher elle-même ce qui est arrivé à sa fille et que les minutes sont comptées. C'est un livre qu'on lit d'un souffle pour savoir ce que trouvera Nina dans ses recherches, savoir si on retrouvera Charlie, et si oui, sera-t-elle encore vivante? On suit pas à pas les réflexions de sa mère, les recherches qu'elle fait, ce qu'elle en déduit, les amis de Charlie qu'elle rencontre. Ce n'est donc pas un grand roman, mais pour passer quelques heures de bonne lecture et accompagner Nina dans ses recherches, qui est désespérée et nous fait vivre toute son angoisse, c'est réussit.

J'espère simplement qu'en cas de réelle disparition, les autorités ne sont pas aussi lentes que dans le roman... Parce que les policiers de ce livre-là sont absolument incompétents! Ce qui, il va s'en dire, augmente encore plus la tension pendant la lecture, puisque Nina est bien seule, face à tout le monde. On comprend bien qu'elle se jette à corps perdu dans ses recherches et qu'elle choisisse de faire cavalier seul.

Un bon livre de plage, donc, qui rend l'angoisse et la peur de tout parent: celle de voir son enfant être en retard et finallement, ne pas rentrer à la maison...

Un extrait:

"Cette île n'était qu'à une centain de kilomètres de Londres et à quelques encablures du continent, mais, bordée d'un côté par l'estuaire et ses eaux saumâtres, ouverte face au large de l'autre, elle donnait l'impression d'appartenir à un autre monde, d'être entièrement soumise aux changements de temps et de saison; un paysage d'étendues sauvages, habité de solitude, transpercé par l'appel insolite des oiseaux de mer, traversé par les gémissements du vent. Souvent, au plus fort des grandes marées, quand l'eau recouvrait la chaussée qui la reliait au continent, l'île se trouvait coupée de tout." p.13

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15 juillet 2009

L'hiver de pluie

hiverdepluieLise Tremblay
Bibliothèque Québécoise
120 pages

Résumé:

Une femme marche dans la ville, refaisant inlassablement le même parcours, sans autre but que celui de ne pas céder à l'inertie.

Mon commentaire:

Après avoir lu et beaucoup aimé La héronnière, un recueil de nouvelles, je me suis lancée dans le premier roman de l'auteur: L'hiver de pluie. Je réalise d'emblée deux choses avec cette lecture. Lise Tremblay a un véritable don pour les mots. Elle les maîtrise bien et fait passer, en quelques phrases, toute une atmosphère. Cependant, L'hiver de pluie me laisse une impression de grisaille, de tristesse, de mal de vivre très profond. Comme un hiver sans neige, un hiver de pluie, gris et froid. Cette lecture m'a dérangée. Je n'ai pas aimé l'atmosphère grise, urbaine, d'âmes désespérées, qui mènent une vie sans projet, sans lendemain, sans bonheur. C'est du moins ce que j'ai ressentis pendant ma lecture. L'hiver de pluie est un roman que je trouve vraiment triste. L'atmosphère qui s'en dégage respire l'attente. La narration est pour le moins étrange.

Une femme, la narratrice, écrit des lettres à un homme, qu'elle classe dans un cartable rose. Elle ne les envoie pas. Elle écrit aussi des bribes de textes, sur toutes sortes de choses. Son travail d'écriture ne m'intéressait que très peu. C'est une femme qui marche tous les jours, un sac de plastique à la main contenant un livre de Jacques Poulin. Elle se promène d'un endroit à un autre, rend visite à des amis, tous aussi désoeuvrés qu'elle. Le texte est écrit d'un jet et prend une forme qui ne m'a plu.

Je n'ai donc pas aimé cette lecture, dans le sens où je n'ai pas pris plaisir à l'histoire et que les personnage m'ont laissée déprimée. Je ne comprends pas les préoccupations de la narratrice (de l'auteur?) et je trouve son regard sur le monde vraiment pathétique. Je peux apprécier un livre qui est négatif, mais quand j'en comprends les raisons. Dans ce cas-ci, je suis perplexe... Je n'ai pas aimé la forme confuse de ce roman, les moindres détails qui nous sont relatés. Ce n'est pas un roman où il se passe quelque chose, c'est un roman tout en demis-tons. On y crée une atmosphère en peignant le quotidien cru et froid. C'est très urbain. Très glacé. Ce genre de roman ne me plaît générallement pas. Cependant, pour réussir à transmettre toute cette grisaille au lecteur Lise Tremblay a indubitablement le don des mots et un réel talent d'écriture. Je poursuivrai donc ma découverte de son oeuvre. La soeur de Judith et La pêche blanche m'attendent...

Quelques extraits:

"La vieille ville, c'est une petit ville. On n'y est jamais seul. Jean-Louis dit toujours que l'enfer est dans les petites villes. Je pense que l'enfer est dans l'absence de solitude, dans l'impossibilité de se débarrasser de son identité et de toujours être reconnu, nommé, identifié. Les petites villes sont des enfers parce qu'elles obligent à tenir un rôle éternellement, sans sursis. Ceux qui viennent ici se connaissent depuis longtemps, souvent depuis qu'ils sont adolescents. Ils savent tous qu'ils sont vieux, ils sont ceux qui restent. Ils ne se regardent même plus, ils vont dans les bars parce qu'ils ne peuvent plus faire autrement." p.51

"Marthe a oublié une de ses écharpes sur le dossier d'une chaise, elle doit venir souvent. La cuisine sent la fumée de cigarette. [...] J'ai gardé mes bottes, j'ai les pieds humides, je devrais les enlever, sinon, je passerai le voyage à ne penser qu'à cela, qu'à mes pieds humides au fond de la voiture. Jean-Louis crie qu'il est prêt, que nous pouvons partir. Il est déjà dans l'escalier. Je traverse l'appartement pour le rejoindre. Il fait sombre. Le jour est tombé. Je suis inquiète." p.82

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