Les pierres d'Éops
Millie Sydenier
Série Les sorcières de Salem t.6
Les éditeurs réunis
217 pages
Résumé:
Les sorcières de Salem et leurs alliés partent à la recherche de la redoutable Tituba. Pour y arriver, les amis devront d’abord rassembler les pierres d’Éops, et avant tout retrouver Harvey, Jack et Joshua, les anciens compagnons d’Ezra – une quête qui les conduira de l’orphelinat de Crackwick jusqu’en Angleterre, là où tout a commencé. Rose Parris continue de parler à sa fille dans les rêves de cette dernière. La défunte aidera d’ailleurs son enfant à retrouver les garçons que l’on recherche désespérément, même si l’un d’eux n’a aucune envie de porter assistance au groupe. Cependant, en Angleterre, un sorcier du nom de William se montrera plus sympathique à la cause des sorcières.
Mon commentaire:
Après la guerre, c'est le retour à la vie normale. Du moins, à un semblant de vie. Le village est détruit, plusieurs bâtiments sont laissés à l'abandon. Le Manoir des Parris a brûlé et les villageois travaillent à le reconstruire pour montrer leur reconnaissance à tout ce que Ezra, Abigail et Betty ont fait pour eux. Chacun tente de reconstruire sa vie et de faire le deuil de ses disparus. Mais Tituba s'est enfuie et elle court toujours...
Ezra est moralement épuisé. Il aspire à une vie tranquille avec Abigail, à Salem. Cependant, lorsque la jeune fille découvre l'histoire des pierres d'Éops et qu'Ezra avoue en avoir une en sa possession, il devra mettre de côté ses aspirations à une vie de calme et de repos. Agibail est convaincante et seules les pierres peuvent venir à bout de la terrible Tituba. Le couple s'embarque alors pour un très long voyage, de Boston en passant par Oxford, Stonehenge et la Barbade.
Dans le dernier tome de la série, nous nous éloignons de Salem avec un seul but: mettre fin aux machinations de Tituba. Le roman devient donc beaucoup plus fantastique. Même s'il découle des événements qui ont eu lieu à Salem, nous sommes beaucoup plus loin de toute la chasse aux sorcières et des informations historiques que l'on retrouvait dans les autres tomes. Je dois avouer que ça m'a un peu manqué.
Les pierres d'Éops nous font suivre la piste du passé de Ezra et de Ed, jusqu'à l'orphelinat. Cet aspect de l'enfance des jeunes hommes a déjà été abordé dans les autres tomes et il est intéressant de renouer avec leur passé. Toutefois, j'aurais bien aimé savoir la façon dont les pierres sont arrivées en possession des jeunes hommes. Sur ce sujet, le roman est très silencieux et c'est plutôt dommage. Dans ce dernier tome, on constate également toute l'ampleur que prennent les pouvoirs d'Emma et de ce qu'elle peut accomplir. Son rôle est en retrait une grande partie du roman, mais la fillette est un élément essentiel de l'histoire.
Les pierre d'Éops met tout de même fin de façon satisfaisante à la série Les sorcières de Salem. C'est à regret que nous laissons Abigail, Betty, Ezra et Ed. Un court épilogue termine le roman, mais il est beaucoup trop concis à mon goût. J'aurais aimé quelques développement supplémentaires sur les personnages et une projection du futur et de ce qui attend notre groupe de sorciers et de sorcières.
Tout de même une bonne série, dont les quatre premiers tomes retracent la chasse aux sorcières de Salem, tout en combinant d'une très belle façon histoire et fantastique. Ce sont les tomes que j'ai préféré. Les tomes 5 et 6 pour leur part, apportent beaucoup plus de fantastique à l'histoire et s'éloignent un peu des éléments historiques. Ils sont tout de même intéressants.
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir Les sorcières de Salem au fil des différents tomes. Une petite série jeunesse fort agréable!
La naissance d'une nation: Thérèse
Pierre Caron
Série La naissance d'une nation t.1
Bibliothèque québécoise
588 pages
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Résumé:
La grande aventure, c'est la naissance d'une nation. Et il n'est de naissance sans femme pour la donner. Thérèse Cardinal débarque en Nouvelle-France en 1653 et prend aussitôt conscience d'un pays à construire. Laissant les hommes à la guerre, au commerce et au pouvoir, elle lutte pour l'approvisionnement du quotidien, l'instauration de traditions et d'institutions, la pérennité d'une race nouvelle.
Mon commentaire:
Dès les premières pages de cet imposant roman, j'ai su que je tenais entre les mains un livre d'exception. Pour mon plus grand bonheur, il me reste encore deux tomes à lire pour poursuivre cette belle aventure à laquelle nous convie l'auteur Pierre Caron avec sa trilogie La naissance d'une nation.
J'ai lu plusieurs ouvrages documentaires ou de fiction sur la Nouvelle-France. Cette période de l'histoire m'intéresse particulièrement. Si je trouve souvent ce que je recherche dans la lecture des documentaires - soit de l'information et l'occasion de plonger dans notre passé - la fiction me laisse souvent sur ma faim. Le cadre de la Nouvelle-France sert souvent de prétexte à l'histoire et celle-ci pourrait se dérouler à peu près à n'importe quelle autre époque. Les histoires sont souvent trop légères, peu documentées. Avec le roman de Pierre Caron, c'est tout autre chose. On plonge littéralement à l'époque des premiers colons avec l'impression de vivre au temps de la Nouvelle-France. Il ne nous épargne aucun détail, aucune information. Tout y passe: la nature, la fondation de Ville-Marie, les différences entre la France et la Nouvelle-France de l'époque, la nourriture, les guerres iroquoises et la peur constante d'une attaque, les mariages et la vie de famille, les vêtements, le quotidien et l'habitation, la place de la religion, le rôle des hommes et celui des femmes, la politique et le gouvernement, la faune, les coutumes. Il en ressort un roman très riche qui mêle fiction et éléments historiques avec beaucoup de rigueur. Thérèse c'est une fiction très détaillée, qui nous plonge dans tous les aspects de la vie quotidienne en Nouvelle-France.
Le roman est divisé en trois grandes parties. La première, Le grand printemps, débute en 1663. Les personnages nous sont présentés et la vie journalière à Ville-Marie aussi. Ce village qui deviendra un jour Montréal est un véritable coupe-gorge. Boudé par les gens de Québec, l'endroit est constamment assailli par les iroquois qui enlève et tuent les blancs. L'auteur présente beaucoup de détails sur la vie des colons face aux menacent amérindiennes et leur courage à reconstruire leur village. On s'attarde essentiellement sur Thérèse dont le destin et les espoirs nous sont contés. On apprend d'où elle vient, ce qu'elle a vécu de tragique et comment elle vit présentement. On entre dans sa maisonnette, où elle tente d'éduquer deux enfants tout en comblant de son mieux les besoins quotidiens. Ce que j'aime particulièrement dans ce roman, c'est que l'auteur brode autour de ses personnages un passé complexe et un présent plein d'aventure. Car la vie en Nouvelle-France n'est pas nécessairement facile et soulève bien des passions!
La seconde partie, Marie-Ève, se déroule à partir de 1677. Marie-Ève est la fille de Thérèse, une jeune femme à l'image de sa mère, fière et indépendante. Si les deux femmes ont connu des passions contrariées, elles n'en demeurent pas moins très fortes pour leur époque, avec des idées qui détonnent et une certaine propension à la liberté qui ne cadrent pas vraiment dans une société menée par la religion. Marie-Ève et Thérèse sont des esprits libres qui vivent comme elles l'entendent. Pas question de se laisser encager par un mari aux conventions rigides. Si elles subissent parfois les règles de la société où elles vivent, elles n'en demeurent pas moins des femmes libres, de corps et d'esprit.
La troisième partie, Le Bout-de-l'Isle, fait ici allusion au Manoir de Pierre Gagné, qui finit par retrouver une certaine âme lorsque les personnages y convergent tous. D'ailleurs, tout au long de l'histoire, les différents personnages se croisent et se recroisent, créant des liens amicaux, amoureux et parfois, des liens étonnants tant les destins se recoupent au fil du temps. C'est aussi le moment d'aborder la façon dont était traitées les affaires, le commerce et la justice. Vadeboncoeur et Marie-Ève doivent tous deux affronter les conséquences des gestes commis par leur entourage et faire face à la justice de la Nouvelle-France. On aborde entre autres les duels, les crimes et la sorcellerie.
Thérèse est un roman riche, passionnant et écrit avec minutie. Les aspects historiques sont particulièrement bien intégrés à la fiction, ce qui en fait un roman à la fois fictif et documentaire, regorgeant de détails passionnants sur la vie en Nouvelle-France. On sent l'évolution de la colonie à travers les années. Les personnages ont beaucoup de chair, ils ont du vécu, connaissent des drames, des passions et sont animés d'un désir de participer à la naissance d'un nouveau pays, d'une nouvelle nation. La nation aussi vit toutes sortes de changements. Qu'ils soient dû à l'homme, aux guerres, aux politiques du gouvernement français, aux méthodes pour augmenter la population ou aux éléments naturels, toutes ces manifestations modifient le visage de la Nouvelle-France pour forger un pays en devenir.
Aux côtés de Pierre, Thérèse, Marie-Ève, Vadeboncoeur et de toute une panoplie de personnages historiques tels le Sieur de Maisonneuve, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys, j'ai eu l'impression de vivre, moi aussi, un peu de l'aventure qu'était la naissance de notre nation. Les premiers arrivants étaient dotés d'un courage à toute épreuve et la qualité du roman de Pierre Caron projette un nouveau regard sur la fondation de notre pays. J'ai tourné la dernière page en ayant une pensée pour tous ceux qui nous ont précédés et qui ont forgé notre Québec tel qu'il est.
Si vous êtes passionnés par la Nouvelle-France, que vous souhaitez lire un roman de qualité qui mêle avec talent la fiction à l'histoire, je ne peux que vous suggérez fortement de découvrir l'oeuvre de Pierre Caron. Thérèse est une femme de caractère qui inspire le respect. Son histoire est écrite avec beaucoup de recherche et nous faire vivre à l'époque de la Nouvelle-France comme si on y était.
À noter que Thérèse a aussi été édité dans le passé à quelques reprises, entre autres sous le titre de Vadeboncoeur.
À lire!
En complément:
À noter la magnifique couverture du roman qui est illustrée par Francis Back, un artiste de talent qui travaille beaucoup sur les portraits d'époque. Elle s'intitule Les premiers Montréalais et on peut en voir un agrandissement sur le site de Illustration Québec.
Quelques extraits:
"Au bout du fleuve géant, grande comme une province de France, l'île dormait sous la neige. Elle était allongée entre deux bras d'eau glacée, découpés à même la forêt dont l'immensité recouvrait tout un continent. Autour de l'île, le territoire était si vaste, la nature si sauvage, que le moindre vent, la moindre pluie, la moindre variation brusque de température prenaient des proportions de catastrophe. Les changements de saison étaient des mutations d'univers qui bousculaient profondément la vie des êtres, les chassaient, les ramenaient, les broyaient ou les libéraient, les sauvaient ou les perdaient." p.11
"Mathurin Regneault pensa au temps de son enfance quand, dès l'arrivée des premiers grands froids, les gens se barricadaient dans leur maison pour attendre le printemps. L'hiver ne dérangeait plus vraiment, on s'y était habitué. S'il n'était pas venu, on l'aurait sans doute déploré. De verdoyant qu'il était l'été, le paysage devenait splendide l'hiver. Le parfum des fleurs cédait la place à la pureté de l'air, les couleurs multiples, au blanc immaculé. Il y avait de l'orgueil chez les Canadiens à se tenir debout dans la bourrasque, surtout lorsque quelque nouvel arrivé geignait devant eux sous les coups de dent du froid. Mathurin aimait à se répéter: "Moi je suis d'ici." En descendant la côte de la Montagne, du bras il désigna le blanc infini, doré par endroits, du fleuve: "Des couleurs pareilles, ça ne s'invente pas!" p.485
Drôle de compétition
Valérie Perreault
illustrations de Jean Morin
Boomerang
48 pages
Résumé:
La vie de Clément et Julien s'apprête à prendre une tournure surprenante. Moue Hette, leur amie ailée, part en mission « top secret » et les quitte pour un bon moment. De plus, le hasard veut que leurs noms soient tirés d'un baril contenant ceux de chacun des élèves de l'école. Clément et Julien participeront à la Compétition Annuelle de Recyclage. Leur équipe réussira-t-elle à remporter quelques médailles? Reverront-ils Moue Hette bientôt? Dans quelle galère le hasard les a-t-il embarqués?
Mon commentaire:
L'école de Clément et Julien participe à une compétition annuelle de recyclage. Ils doivent respecter la règle des trois "R" soit: recycler, réutiliser et réduire. C'est la règle pour devenir de bons recycleurs. La compétition ressemble à des olympiades du recyclage où chacun doit battre ses compétiteurs dans les trois catégories. Ils doivent recycler des déchets, réutiliser des matériaux pour faire de la musique et répondre à un questionnaire sur le recyclage. La compétition prend une drôle de tournure lorsque certains sont disqualifiés...
Drôle de compétition est un petit roman plein d'humour, qui met en scène Clément, Julien et leur amie Moue Hette qui n'est nulle autre qu'une mouette photographe! L'humour est aussi présent dans les noms des personnages et dans le texte, en plus d'offrir de nombreuses illustrations en couleurs et une police de caractère qui change selon les mots employés.
L'histoire met également en scène des artistes et des musiciens qui existent réellement et qui dans la vie, oeuvrent avec des matériaux recyclés. L'idée est intéressante d'autant plus que Drôle de compétition est idéal pour parler recyclage avec les enfants, tout en étant adapté aux premières lectures de roman des jeunes lecteurs. Un glossaire et deux quiz complètent le roman.
À partir de 7 ans.
En complément:
Le site web de l'auteure, Valérie Perreault.
Alimentaire, mon cher Watson!
Anne Martinetti
photographies de Philippe Asset
Éditions du Chêne
256 pages
Résumé:
On s'imagine rarement le plus célèbre détective du monde armé d'un couteau et d'une fourchette, ayant troqué loupe et pipe contre un bon petit plat. Et pourtant, arpentant Londres, il fait halte dans le célèbre restaurant Simpson's, affectionne les spécialités italiennes et ne dédaigne pas les vins français. En cela comme dans ses enquêtes, Sherlock Holmes ne laisse rien au hasard! Alors n'hésitez pas, goûtez avec lui à la brioche de Mrs Hudson, mettez à rôtir volailles et bacon, régalez-vous de desserts italiens ou de tourtes de Cornouailles en compagnie d'Henry Baskerville, entrez dans l'univers gourmand d'Arthur Conan Doyle et découvrez les péchés mignons du grand détective, mais aussi de John Watson ou d'lrene Adler, au fil de leurs aventures...
Mon commentaire:
Alimentaire, mon cher Watson! reprend l'efficace recette que l'on retrouve dans d'autres livres de Anne Martinetti: Crèmes et châtiments ou La sauce était presque parfaite par exemple. Tous ces titres mêlent habilement cuisine et littérature. Alimentaire, mon cher Watson! s'attarde, comme on s'en doute, sur le monde de Sherlock Holmes. Recettes, ambiances et extraits nous sont présentés pour notre plus grand plaisir!
Présenté comme une incursion dans l'oeuvre de Arthur Conan Doyle, auteur des célèbres aventures de Sherlock Holmes, l'ouvrage s'inspire aussi de quelques pastiches de June Thomson, Michael et Mollie Hardwick et de Carole Nelson Douglas. Le menu qui nous est offert ici est divisé en quatre sections: L'affaire des recettes du 221b Baker Street, L'affaire des gourmets de Londres, L'affaire des voyages de Sherlock Holmes et L'affaire des péchés mignons de Sir Arthur Conan Doyle. Pour chaque section, les recettes sont présentées et photographiées, accompagnées d'extraits issus de romans mettant en scène Sherlock Holmes. Les magnifiques photographies d'atmosphère de Philippe Asset, dont plusieurs ont été prises au Musée Sherlock Holmes de Londres, rendent tout à fait l'esprit de l'univers du célèbre détective.
Outre la gourmandise qui suinte à chaque page, les recettes s'inspire de dialogues échangés dans les romans, qui font état de tel ou tel plat ou d'un petit déjeuner tardif. Beaucoup d'allusions également à de bonnes tables de l'époque, dont certains plats sont recréés ici. L'ouvrage est complété par une courte bibliographie et quelques bonnes adresses holmésiennes à partager. Entre les lignes, on y apprend aussi quelques anecdotes sur l'époque ou sur Arthur Conan Doyle. Saviez-vous, par exemple, que c'est à l'âge de 27 ans que Conan Doyle crée officiellement Watson et Holmes pour un journal? Ou qu'à la mort de Holmes, tué par son créateur qui en avait assez de son personnage, vingt mille personnea annulent leur abonnement au journal qui diffusait les aventures du détective?
Alimentaire, mon cher Watson! est un très bel ouvrage, épais, sur papier glacé. Les photographies de recettes et d'ambiance donnent envie de préparer un bon repas, de dresser la table et d'accompagner le tout de quelques bonnes histoires holmésiennes. L'art d'accomoder littérature et cuisine, Anne Martinetti nous le partage avec passion. Incontournable pour tout amateur de bons petits plats et d'un certain détective... À découvrir.
Table rase
Jean Louis Fleury
Série Les marionnettistes t.3
Guy Saint-Jean éditeur
453 pages
Résumé:
Dans une lettre adressée au directeur général de la Sûreté du Québec, un individu lance un défi à la police: il a déjà tué impunément dans un lointain passé et annonce qu'il va recommencer. Il promet de détruire deux vies puis de disparaître. Le meurtrier exige aussi qu'Aglaé Boisjoli soit l'enquêteuse qui se lancera à sa poursuite. Forte du succès de ses enquêtes précédentes, celle-ci accepte le défi. Elle se rend en Gaspésie, en pleine saison de chasse, pour empêcher l'audacieux criminel de passer à l'acte. Au fil des lettres envoyées par le présumé tueur, Aglaé suit la piste qu'il a tracée pour elle. Quel rôle étonnant son correspondant lui fait-il jouer dans cette obscure mise en scène? L'aboutissement de cette étrange investigation obligera la jeune femme à faire des choix déchirants.
Mon commentaire:
Table rase vient clore la trilogie policière Les marionnettistes, commencée par Bois de justice et suivie par Le syndrome de Richelieu. Cette trilogie n'a jamais aussi bien portée son titre que dans ce troisième tome, où le criminel manipule les policiers comme on manipule une marionnette: en lui faisant faire tout ce que l'on veut. Table rase reprend quelque peu la ligne de conduite des tomes 1 et 2 en mettant en scène une partie de chasse qui tourne au drame, en plus de combiner une série de lettres particulièrement troublantes, adressées à Aglaé Boisjoli, deux éléments que l'on retrouvait dans les autres volumes. Toutefois, ici, le tueur oblige la jeune femme à s'intéresser à lui en en faisant la figure centrale de l'affaire. Elle devient le lien direct entre le tueur et les policiers. Par ses lettres, le criminel lui impose un déménagement, l'averti qu'il tuera bientôt et la laisse en position d'attente, moments inconfortables où elle se sent totalement inutile. Son plan d'attaque pour mener à bien sa vengeance, le tueur l'a si bien préparé qu'Aglaé, coincée dans une situation où elle le devine sans rien pouvoir prouver, commence elle-même à remettre sa vie en question et son rôle de policière...
Table rase mêle, comme les autres tomes, des histoires de chasse à des lieux de villégiatures exceptionnels du Québec. Cette fois, nous nous retrouvons en Gaspésie où des anciens cadres d'Hydro-Québec se donnent rendez-vous dans un camp de chasse. La société d'état est au centre du roman alors que plusieurs de ses anciens employés ont tous d'anciennes rancunes qui couvent depuis des années. Le tueur n'est jamais loin et la forme du roman nous garde sur le qui-vive, puisque le criminel surveille Aglaé et joue avec elle dans ses lettres, lui dit qu'il la voit, alors qu'elle ne sait pas qui il est. Plusieurs éléments du roman sont tout à fait passionnants. Si l'intrigue débute avec le meurtre d'un mycologue amateur, les parties de chasse et le paysage pittoresque de la Gaspésie prennent rapidement toute la place. Les lettres de l'étrange criminel sont analysées par une linguiste qui en fait ressortir les particularités langagières pour notre plus grand plaisir.
L'auteur signe, avec ce troisième roman d'enquête, une histoire policière solide. La construction de ses romans est intelligente et on sent, à la lecture, qu'il prend soin de ses lecteurs en leur offrant une histoire incroyable, qui tient parfaitement la route. On ne peut qu'être admiratif devant la complexité des intrigues qu'il invente. Jean Louis Fleury écrit des romans érudits, se déroulant dans des cadres enchanteurs où la nature occupe une très grande place. Il aborde des thèmes variés et étonnants, toujours passionnants, pouvant aller de la criminologie à l'histoire, en passant par la chasse, la pêche aux pétoncles, l'écriture et les armes anciennes. Table rase m'a fait passer un très bon moment de lecture et conserve l'esprit des autres tomes de la série.
Un auteur que j'espère relire prochainement, en souhaitant qu'il ne s'arrête pas sur une aussi belle lancée, après trois romans aussi passionnants les uns des autres. Si vous cherchez de très bons romans d'enquêtes où la nature devient pratiquement un personnage de l'histoire, n'hésitez pas à lire la trilogie Les marionnettistes. Ce sont vraiment d'excellents romans!
Métro Baker Street
Nancy Springer
Série Enola Holmes tome 6
Nathan
204 pages
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Résumé:
1889, Londres. Alors qu'Enola est lancée dans une nouvelle enquête sur la disparition de Lady Blanchefleur del Campo, elle découvre que son frère Sherlock la recherche désespérément. Il vient en effet de recevoir un énigmatique paquet en provenance de leur mère, adressé tout spécifiquement à Enola, et qu'elle seule saurait décrypter. Sherlock, accompagné de son frère Mycroft, se voit donc contraint de suivre les traces d'Enola dans ses pérégrinations au cœur des sombres tunnels de Londres. Ensemble, les trois Holmes devront répondre à une triple question : Qu'est-il arrivé à leur mère ? Où est donc Lady Blanchefleur ? Et que décidera l'aîné Mycroft de l'avenir d'Enola lorsque ses frères l'auront rattrapés ?
Mon commentaire:
Enola Holmes c'est une belle série de six tomes. Si le cinquième m'avait un peu moins plu, j'ai retrouvé avec ce sixième et dernier tome, tout le plaisir que j'avais à suivre Enola dans ses enquêtes. C'est un coup de coeur pour moi, puisqu'il est dans la même veine que les premiers tomes et termine la série d'une belle façon. Enola Holmes, pour ceux qui ne le savent pas encore, c'est la petite soeur de Sherlock et Mycroft Holmes. Une jeune fille têtue, qui tient tête aux conventions de son époque.
Cette fois, Enola doit enquêter sur la disparition d'une Lady qui s'est volatilisée à l'entrée du métro Baker Street, à quelques pas du 221b, le refuge de Sherlock Holmes. Ce dernier a un paquet à remettre à sa soeur qui se méfie encore un peu des intentions de ses aînés. Il n'est pas question pour elle de devenir une jeune femme à marier et de finir ses jours dans un pensionnat. Elle est beaucoup trop frondeuse pour ça! Enola donne souvent l'impression de ne pas être née dans le bon siècle. Si on sentait un certain rapprochement entre elle et Sherlock dans certains autres tomes, les circonstances entourant son enquête et le mystérieux paquet de sa mère les rapprocheront encore plus.
Il en est de même pour Mycroft, à qui Enola voue une certaine inquiétude. Bourru, plus colérique et rigide que Sherlock, Mycroft a plein pouvoir sur la destinée de sa soeur. Ici, ce qui est intéressant, c'est de voir les frères et la soeur se rapprocher et tenter de faire des efforts pour se comprendre. Certaines scènes sont savoureuses, surtout lorsque Sherlock piège Mycroft en utilisant Enola ou lorsque le trio doit travailler ensemble pour réussir à faire la lumière sur la disparition de Lady Blanchefleur.
Métro Baker Street est particulièrement riche en informations sur le Londres victorien et sur la place des femmes dans la société, sujet qui préoccupe d'autant plus Enola qu'elle vogue toujours à contre-courant de ce que prévoit sa condition féminine. On nous parle du métro, du Londres souterrain, de la pauvreté, des fiacres, du port des corsets qui ruinent la santé des femmes et des bohémiens. Enola utilise toujours de nombreux déguisements pour déjouer les gens chez qui elle doit se rendre et mener à bien ses enquêtes. Elle s'amuse aussi à tromper parfois ses frères, ce qui est tout à fait réjouissant pour nous, lecteurs!
Dans ce dernier tome, on retrouve également plusieurs personnages ou événements liés aux autres enquêtes, qui apparaissent comme un clin d'oeil aux autres tomes, avant de clore définitivement la série. La fin convient, à mon avis, tout à fait au ton de la série. On n'imagine pas une fin mielleuse. Ce n'est pas le cas. Si Enola et ses frères repartent sur des nouvelles bases qui laissent présager beaucoup de bonnes choses pour la suite, les choses ne sont pas nécessairement heureuses pour tout le monde. Enola doit aussi faire des choix. Poursuivre sa vie en solitaire - d'où sont prénom qui, à l'envers signifie alone - ou se rapprocher de ses frères...
La série Enola Holmes est une série intelligente, instrutive et particulièrement intéressante sur le Londres victorien et sur la condition des femmes. Enola est un personnage particulier, fonceur et plein d'imagination. L'écriture est habile et captivante. Ce dernier tome ne fait pas exception, même s'il est assez court. On tourne la dernier page en s'ennuyant déjà de la fougue qui anime la toute jeune Enola et du cadre de ses enquêtes.
Si vous ne connaissez pas Enola Holmes, n'attendez plus! Une série à lire et relire!
Mr Doyle et Dr Bell
Howard Engel
Éditions du Masque
318 pages
Résumé:
En 1879 à Edimbourg se tient un procès retentissant qui a toutes les chances d'aboutir à une terrible erreur judiciaire. Un homme va être condamné à mort par pendaison pour le meurtre de sa maîtresse, une célèbre chanteuse d opéra. Mais le frère du prévenu est convaincu de son innocence. Il contacte le Dr Bell, un professeur d'anatomie réputé qui est aussi connu pour ses talents d'enquêteur, dans l'espoir de faire éclater la vérité au grand jour. Le Dr Bell se fera aider par l'un de ses plus brillants étudiants, le jeune Arthur Conan Doyle qui hésite alors entre la carrière médicale et la vie littéraire
Mon commentaire:
Mr Doyle et Dr Bell est un roman intéressant à plusieurs points de vue. Même si ce n'est pas un très grand roman ni le suspense annoncé en quatrième de couverture, c'est un roman qui nous plonge avec délices dans l'Écosse victorienne. Le Mr Doyle du titre est le fameux Arthur Conan Doyle, créateur de Sherlock Holmes, qui hésite alors à entreprendre une carrière médicale. Il remet en question certains de ses choix et cherche sa voie entre l'écriture et la médecine. Le Dr Bell a aussi vraiment existé. Il s'agit de Joseph Bell, surnommé Joe, un des professeurs de Conan Doyle. Docteur, il était aussi très perspicace et c'est lui qui inspira à Conan Doyle le célèbre personnage de Sherlock Holmes. Joseph Bell avait des méthodes pointues et misait énormément sur l'observation pour apprendre à connaître ses patients. Son pouvoir de déduction était, dit-on, stupéfiant.
Le roman débute en 1879 alors que Conan Doyle est étudiant et assez proche de son mentor. Lorsque l'on sollicite leur aide pour innocenter un condamné à mort, Bell et Doyle partent à la recherche d'indices et de témoignages pouvant renverser la condamnation. C'est un vrai parcours du combattant pour l'étudiant et le professeur qui se heurtent à plusieurs ennemis et aux autorités qui souhaitent leur mettre des batons dans les rues. On ne conteste pas les décisions des hautes instances sans casser des oeufs... et risquer sa vie, par la même occasion. Malgré tout, Doyle et Bell ne s'en laissent pas imposer! Nous les suivons à travers les dédales de la justice et l'accumulation de preuves pour tenter d'innocenter le jeune condamné. Leur quête est l'essentiel du roman.
Le plaisir de lecture de ce roman réside en la présence de personnages savoureux qui ont réellement existés tels Arthur Conan Doyle, Joseph Bell et le sympathique Robert Louis Stevenson, compagnon de taverne de Doyle. Les deux jeunes aspirants écrivains se retrouvent régulièrement pour boire un verre et épancher leurs états d'âme. Les deux aspirent à l'écriture. Stevenson s'apprête à partir en Amérique rejoindre Fanny alors que Doyle oscille entre deux carrières, celle de coeur - l'écriture - et celle de raison - la médecine. Les détails sur la vie quotidienne, les activités, les vêtements, nous plongent instantanément dans les rues d'un Édimbourg animé du XIXe siècle.
Mr Doyle et Dr Bell raconte un procès fictif, qui s'inspire de l'affaire Oscar Slater qui eu lieu plus de trente ans plus tard. L'essence des personnages est respecté ainsi que leur intérêt pour les injustices et les procès. L'exercice d'écriture de Mr Doyle et Dr Bell n'est pas sans rappeler l'excellent Arthur et Georges de Julian Barnes, qui raconte cette fois une cause à laquelle participa réellement Arthur Conan Doyle.
Mr Doyle et Dr Bell est une belle incursion dans l'univers victorien. Il met en scène d'intéressants personnages réels, tout en nous offrant une saga judiciaire qui se transforme en vraie course contre la montre. Ce n'est pas un suspense à tout casser, mais un bon roman qui fut pour moi une très belle découverte.
Un extrait:
"Les vrais artistes sont justement ceux qui réussissent la difficile prouesse de faire passer l'impossible pour un jeu d'enfant." p.23
Concours Radiance: les gagnants!
Le 9 juin dernier, je lançais, en collaboration avec les éditions Michel Lafon
le concours Radiance. 2 lots de 2 livres à gagner.
Les gagnants ont été choisis au hasard à l'aide du logiciel The Hat.
Les gagnantes sont: Lucie Cloutier et Mélissa Parent!
Félicitations!
Un courriel vous a été envoyé vous demandant vos coordonnées.
L'éditeur vous fera parvenir votre prix.
Merci à tous pour votre participation!
Un grand merci tout spécial aux éditions Michel Lafon
pour leur collaboration à ce concours!
Racines de faubourg: le retour
Sophie-Julie Painchaud
Série Racines de faubourg tome 3
Guy Saint-Jean éditeur
320 pages
Résumé:
Après le chaos des années 1970, le temps est venu pour Paul-Émile, Jean, Adrien et Patrick d’accepter les faits et de prouver que le passé, tout comme le présent, ne leur fait plus peur. Ils entrent donc dans la décennie suivante avec calme et sérénité. Malgré des chemins les ayant menés très loin de leurs racines, à l’aube de la cinquantaine, les quatre amis découvrent que l’âme du faubourg à mélasse ne les a jamais quittés; les années n’ont en rien atténué ce qui, malgré les joies et les peines, les définit foncièrement depuis toujours: leur amitié. C’est avec Le retour, ce troisième tome de la série Racines de faubourg, que s’achève le récit de la vie de quatre hommes ayant grandi dans le quartier montréalais du faubourg à mélasse. Narrateurs à tour de rôle, chacun racontant les péripéties de l’autre, ils sont témoins des événements marquants de l’histoire du Québec tout en fabriquant leur propre histoire personnelle. Quatre hommes au regard vieilli, au visage ridé et au dos courbé continuent de raconter. Pour ne pas oublier. Pour ne pas être effacés par le temps. Pour prétendre, ne serait-ce que quelques instants, qu'ils vivront éternellement dans la mémoire de rues disparues depuis longtemps.
Mon commentaire:
Troisième et dernier volume de la trilogie Racines de faubourg, nous retrouvons Patrick, Paul-Émile, Jean et Adrien pour un dernier retour sur leur passé. Les années les ont façonnés, modifiés, ils ont évolué et ils nous racontent la façon dont ils affrontent maintenant le dernier tiers de leur vie. Des années 80 jusqu'en 2006, à tour de rôle ils confient leur perception des moments clés de leur existence. Leurs choix, leurs idées, leur façon de se construire. Plus âgés, alors que la majorité de leur vie est derrière eux, les quatre hommes liés par une amitié qui a traversé vagues et marées, doivent faire la paix avec leur passé et renouer avec leurs racines du faubourg à mélasse.
Ce dernier volume clôt de belle façon la trilogie. Il présente beaucoup de références politiques et culturelles, en plus de nous offrir un retour en arrière sur la petite histoire des québécois. C'est à l'évolution du Québec que nous assistons en parallèle à celle, plus personnelle, de Paul-Émile, Adrien, Patrick et Jean. Ce troisième tome est lourd d'émotions pour les quatre personnages qui vivront de nombreux rebondissements, toujours en lien avec leur enfance et les choix qu'ils ont faits tout au long de leur parcours. Il est maintenant temps pour chacun de faire face aux événements qui les poussent à changer et qu'ils ne contrôlent pas forcément. Chacun d'entre eux doit affronter la vie, la mort, leurs erreurs, leur passé, leurs familles respectives (ou ce qu'il en reste), mais surtout, ils constatent que leurs racines ancrées dans le faubourg à mélasse n'ont jamais pris autant d'importance qu'aujourd'hui.
Racines de faubourg: le retour est un roman très émouvant qui n'est pas nécessairement facile pour les quatre personnages. Ils sont à l'heure d'une mise au point. Si pour certains les dernières années leur offre des bonheurs qu'ils n'ont jamais connus, pour d'autres le passé prend une plus grande place et viendra à bout d'une existence parfois amère et difficile. C'est avec regret que l'on quitte quatre personnages profondément humains qui ont voyagé à nos côtés pendant trois tomes. Imparfaits, ils le sont certainement, mais humains et sincères, soucieux de laisser une trace de leur passage ici-bas, ils s'offrent à nous avec beaucoup de franchise. Sophie-Julie Painchaud a fait de ses personnages des gens vivants, réalistes, des personnages qui peuvent tout à fait exister tant ils sont ancrés dans notre réalité. Son analyse du sentiment humain, des réactions aux événements et de la façon dont on tente de se créer une vie à notre image en évitant les écueils passés et les espoirs familiaux est d'une étonnante lucidité.
Une trilogie humaine, qui présente une profonde analyse des choix que nous faisons dans la vie et de leurs conséquences sur toute une existence. Mais surtout, Racines de faubourg est l'histoire d'une belle amitié qui, malgré les années, les déchirements et les choix de chacun, est plus forte que jamais.
Quelques extraits:
"À tort ou à raison, j'ai toujours cru qu'un homme ou une femme, peu importe l'âge, ne sont jamais aussi enfants qu'à la mort de leurs parents. Que ce soit les beaux souvenirs qui refont surface, ou encore une longue amertume qui, sous le coup du choc, n'est plus refoulée, chacun d'entre nous prend peur, paralyse et voudrait que quelqu'un, qui que ce soit, prenne notre main en nous disant ce qu'il faut faire." p.28
"Il vient un temps où les racines ayant fait ce que nous sommes deviennent plus un boulet qu'autre chose. Et sans jamais les renier, il peut être bon, voire nécessaire, de les laisser derrière." p.136
"La mort n'est pas la plus grande perte dans la vie; la plus grande perte, c'est ce qui meurt en nous pendant que nous sommes encore vivants." p.254
En complément:
Dans la trilogie Racines de faubourg, le quartier du faubourg à mélasse est au centre de toute l'histoire, les personnages y puisant leurs racines. Du 15 juin 2011 au 25 mars 2012, le Centre d'histoire de Montréal présente l'exposition-documentaire Quartiers disparus. Cette exposition s'inscrit directement dans l'esprit du roman de faire revivre un quartier autrefois populaire et me semble un bon complément à la lecture de Racines de faubourg. Bonne visite!
Guide récréo-touristique du Québec: quatre saisons
Paul Théorêt
Broquet
400 pages
Résumé:
Ce guide est l’outil idéal pour tous les voyageurs. Chacune des vingt-deux régions récréo-touristiques y est présentée sous toutes ses coutures. Grâce aux cartes détaillées, vous pourrez structurer vos parcours selon vos goûts, qu’ils soient artistiques, culturels, sportifs ou gastronomiques. Le guide vous propose également des thèmes comme les panoramas, les haltes routières, les traversiers et même un tableau des distances à parcourir entre chaque lieu d’une région donnée. Et comme la gastronomie fait aussi partie d’un voyage bien réussi, le guide consacre une section aux meilleures tables de chacune des régions. L’hébergement y est aussi présent, avec une liste des campings, hôtels ,auberges et gîtes touristiques qui peuvent vous accueillir. Un guide indispensable à conserver avec soi ou à offrir pour bien profter de son périple.
Mon commentaire:
Ce guide de voyage est vraiment intéressant! Sa présentation est assez unique puisqu'il offre un voyage à travers les vingt-deux régions du Québec, selon des parcours de visite précis: artistiques et culturels; gustatifs; héritage et patrimoine; activités récréatives; gastronomie et restauration; auberges, gites et hôtels; zones spas, santé et relaxation; ainsi que campings et pouvoiries. Chaque région est complétée par de l'information sur les différents circuits, qu'ils soient cyclables, pour les VTT et les motoneiges, ainsi qu'une liste des différents festivals et événements.
Une section pour chaque région porte également sur les panoramas (belvédères, routes à sillonner, haltes routières) ainsi qu'un tableau des distances et des cartes. Le tout est complété par de bonnes adresses pour chaque zones, une section Saviez-vous que? donnant de l'information statistique et anecdotique sur chacune des régions, une liste de services en cas d'urgence, les transports disponibles, les routes du ministère du tourisme pour quiconque souhaite profiter de la richesse du paysage.
Ce guide de 400 pages est d'un format carré très agréable à consulter. Il est en couleurs, rempli de belles photographies et de vignettes pour chacune des régions touristiques du Québec. La présentation est aérée ce qui en facilite la consultation même s'il regorge d'informations! Le plus beau, c'est que le guide ne se limite pas aux sorties estivales et nous offre des idées d'escapades pour les quatre saisons à travers ce que le Québec offre de plus beau, selon différents parcours thématiques. Il y en a donc pour tous les goûts, pour les gens seuls, les voyages entre amis, en famille ou en couple. La consultation du guide est aisée et agréable et donne le goût de prendre la clé des champs!
Un incontournable pour les vacances, peu importe la saison!
































