L'héritage Dickens
Louis Bayard
Éditions Cherche Midi
388 pages
Résumé:
Enfant malade, Tim Cratchit est devenu célèbre bien malgré lui. Il a en effet été l'un des personnages principaux du roman de Charles Dickens, Un conte de Noël. C'était lui, le jeune Tiny Tim, qui réussissait à émouvoir le héros du livre, Ebenezer Scrooge, et devenait ainsi l'instrument de sa rédemption. En 1860, une vingtaine d'années plus tard, Tim a bien changé. Lassé de l'image d'Épinal qui lui a trop longtemps colléà la peau, il vit désormais dans un bordel des bas-fonds de Londres, où, en échange du gîte et du couvert, il apprend à lire et àécrire à la tenancière. Il lui arrive également de sillonner la Tamise sur le bateau du capitaine Gully pour récupérer les cadavres qui y flottent. C'est ainsi qu'il repêche un jour le corps d'une petite fille, marqué d'une lettre mystérieuse. Quelques jours plus tard, une autre enfant est retrouvée assassinée, son corps marqué de la même façon. Qui s'en prend ainsi aux petites filles perdues des bas-fonds de Londres ? C'est le début d'une enquête passionnante pour Tim, qui va le mener dans les beaux quartiers de la ville, là où tout s'achète et se monnaye. Pris dans un réseau de mensonges, de meurtres et de manipulations, ce qu'il va découvrir dépassera tout ce qu'il a pu imaginer.
Mon commentaire:
Un chant de Noël de Dickens est une de mes histoires favorites. Je l'ai lu un grand nombre de fois, vu plusieurs adaptations au cinéma et j'y reviens toujours. J'ai donc tout de suite été attirée par ce roman de Louis Bayard, qui reprend le personnage de Tiny Tim. J'aime ces détournement de personnages ou ces romans qui reprennent des personnages classiques pour leur créer un autre destin.
Timothy Cratchit a maintenant 23 ans. Ses parents sont morts, mais il perçoit encore fréquemment le fantôme de son père qui lui apparaît à un coin de rue ou près d'un étal. Il lui écrit aussi. Des lettres qui ne trouvent pas vraiment de destinataire, mais que nous pouvons lire, insérées ici et là à travers le récit. Comme seule famille, il reste maintenant à Timothy son frère Peter qui a une boutique de photographie avec sa femme Annie. Les deux tiennent énormément à Tim. Il a aussi quelques frères et soeurs qui sont morts, ont disparus ou alors se sont exilés.
Ebenezer Scrooge, le vieil avare au coeur attendri par la condition de Tim dans le roman de Dickens, est toujours vivant. Les matinées sont difficiles pour le vieil homme qui subit le passage du temps, mais la fête de Noël réussit toujours à lui redonner l'énergie de sa jeunesse. Le roman se déroule d'ailleurs à l'approche du temps des Fêtes. La relation que Tim entretient avec lui est ambiguë. Il lui doit beaucoup, la guérison, les médecins, l'études, mais n'aime pas toujours utiliser son argent. C'est l'une des raisons pour lesquelles il erre dans les rues mal famées de Londres au début du roman. Il n'a nul part où aller, traîne dans les bas-fonds et atterri dans un lupanar, où il donne des leçons de lecture à la propriétaire.
Par moments, je trouvais le personnage de Tim assez dur envers son entourage, mais la vie qu'il s'est choisi l'est tout autant. Au fil du roman il laisse entrevoir des bribes de sensibilité. Il se livre peu à peu, que ce soit à travers l'aventure qu'il raconte ou les lettres à son père. Tim est devenu un homme, il a laissé derrière lui le petit Tiny Tim plein de reconnaissance, pour faire place à un être un peu mélangé, qui ne sait pas du tout ce qu'il accomplira dans un futur proche. Il se cherche, ne cadre pas totalement avec la vie qu'il mène.
Son choix de vivre dans les bas-fonds de Londres l'amène à s'intéresser à une fillette qu'il voit partout, à poser des questions sur une mystérieuse marque au fer, à Colin un gamin des rues et à Philomela, qui l'entraîne dans une aventure dangereuse. Si c'est d'abord la curiosité qui pousse Tim à s'embarquer dans cette sombre affaire sur les traces de Philomela, c'est sa sensibilité qui le conduira à enquêter sur ce qui se passe dans certaines maisons londonniennes, caché sous le sceau de la respectabilité et de la noblesse.
L'auteur nous amène dans les bas-fonds de Londres. La description des pauvres gens, le mode de vie des habitants des lieux mal famés, le manque d'instruction qui conduit à différents "métiers" peu honorables, la différence des classes sociales et ce que l'argent peut acheter dans un Londres corrompu jusqu'à la moelle, est justement rendu par Louis Bayard. Nous y sommes et on imagine sans peine les lieux de débauche, la Tamise et ses pêcheurs de cadavres, l'odeur des rues sales et pleines d'immondices, le statut si peu enviable des enfants pauvres qui sont traités comme de la marchandise bon marché par des bourgeois sans scrupule...
Un roman que j'ai lu avec beaucoup de plaisir, qui a su me garder en haleine à certains moments, alors qu'à d'autres, il m'a offert une plongée dans un univers social bien difficile que celui du Londres victorien des bas-fonds. J'ai aimé ce voyage sur les pas d'un personnage que j'aime beaucoup, Timothy, en plus de retrouver avec plaisir Scrooge. Je trouve également que l'auteur a su créer des personnages très intéressants et leur donner vie d'une façon qui nous enveloppe totalement.
Un très bon roman, qui nous offre une belle reconstitution de l'époque et de l'atmosphère qui pouvait habiter les rues de Londres. On trouve également plusieurs clins d'oeil à l'univers de Dickens, que ce soit par des noms ou des allusions. J'ai apprécié ces petits hommages que l'on retrouve tout au long du roman. Le titre, L'héritage Dickens, est tout à fait approprié, dans le sens où l'auteur livre un hommage à ce grand écrivain anglais. J'aime par contre beaucoup le titre anglais, Mr Timothy, et je me suis demandée pourquoi on ne l'avait pas gardé. Par contre, je dois avouer que je ne me serais peut-être pas intéressé à ce roman, sans la mention Dickens dans le titre.
J'ai maintenant très envie de lire autre chose de Louis Bayard, dont j'ai aimé la forme du roman. Je serais très curieuse de voir ce qu'il a fait avec Edgard Allan Poe dans son roman Un oeil bleu pâle.
L'héritage Dickens m'a fait passer un très bon moment. Si vous vous intéressez au Londres victorien, en particulier lcelui des bas-fonds, je vous le suggère.
Un extrait:
"Juste retour des choses qu'en te portant moi-même je me sois rendu compte que tu étais bien plus grand que moi. Oui, père, assez grand pour me promener dans toute la ville sans te soucier de ton bien-être. Assez grand pour te priver afin que ta famille ne souffre pas de la faim. Assez grand pour sourire quand plus rien n'était drôle. Assez grand pour passer ta vie à griffonner des chiffres dans une pièce étroite, pleine de courants d'air, au service d'un individu versatile et autoritaire, afin que tes enfants puissent aspirer à mieux. Il y a une chose que tu n'as pas devinée: nous ne serions pas meilleurs que toi." p.312
Cyanure
Camilla Läckberg
Actes Sud
156 pages
Résumé:
Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrick Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l'industrie, leur annoce une terrible nouvelle avant de s'effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d'amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre.
Mon commentaire:
Camilla Läckberg est une auteure toujours très demandée à la bibliothèque. Je ne l'avais encore jamais lue. Il faut bien souvent réserver les livres pour réussir à mettre la main dessus. En préparant une pile de titres tout neufs, je suis tombée sur ce livre un peu en marge de ce qu'elle écrit habituellement. D'abord le format. C'est un petit livre, à la couverture cartonnée et embossée, avec une illustration que je trouvais plutôt jolie d'un renne aux yeux rouges dans une boule de neige en verre. L'illustration si particulière (et un peu noire) est de Natalie Shau. Si vous faites une petie recherche sur le web, vous verrez que son univers est fascinant et très particulier.
Le livre est en quelque sorte un pendant aux enquêtes auxquelles l'auteure a l'habitude de se frotter. Je n'ai pas lu ses autres livres donc je ne suis pas en mesure de faire de comparaison avec son œuvre habituelle, cependant Cyanure me semble différent de ce qu'elle écrit habituellement. Le format du livre n'est d'ailleurs pas du tout le même. Sachez toutefois qu'elle met en scène Martin Molin, un policier et collègue de Patrik Hedstrōm, un personnage que l'on retrouve dans sa série Érica Falck.
J'ai tout de suite pensé à ces livres de Noël qu'écrit Anne Perry. Un format plus court, une couverture cartonnée... L'histoire se déroule à Noël, alors que Martin Molin est l'invité de sa petite amie avec qui il n'a, finalement, pas beaucoup d'affinités. Il fait la rencontre de sa "belle-famille", un groupe déchiré par des conflits envenimés au fil des ans. Tout se complique quand le vieux Ruben meurt en plein repas. Martin Molin doit faire son boulot, mais regrette l'isolement de l'île où se trouve la maison, puisqu'il ne peut joindre personne. La tempête fait rage...
Cette enquête a une trame tout à fait classique: un groupe d'individus qui ne s'entend pas, une maison isolée, un meurtre à résoudre et des secrets qui ressurgissent du passé et auxquels tous doivent faire face. J'ai bien aimé cette lecture, qui se déroule rapidement et qui s'attarde essentiellement sur l'enquête de Martin Molin et sur la relation particulièrement difficile qu'entretiennent les personnages entre eux.
Je crois que ce qui est intéressant de ce roman ce sont les particularités de ses personnages et les liens qui les unissent. Le coté psychologique de l'histoire. Car son intrigue et son dénouement demeure de facture classique, avec une petite impression de déjà vu. J'ai plutôt aimé, même si j'ai trouvé l'histoire un peu trop courte. Les personnages m'ont beaucoup intéressée. J'ai cependant l'impression que les fans de Camilla Läckberg ne retrouveront pas dans Cyanure, ce qu'ils ont aimé des autres romans de l'auteure suédoise...
J'ai bien envie de mon côté de découvrir ses autres romans!
Un extrait:
"Il entra prudemment dans la chambre, la plus grande et la plus belle de la maison, ce qui était peut-être justifié puisque c'était Ruben qui régalait. Un lit à baldaquin trônait au centre de la pièce. Il n'avait pas été défait, puisque le vieil homme n'avait pas eu le temps de s'y glisser. Il y avait des piles de vêtements soigneusement pliés dans une grande valise ouverte. Un livre était posé sur la table de chevet, et Martin le prit, curieux de voir quelle était la lecture de Ruben. Les aventures de Sherlock Holmes. Il eut un petit sourire. C'était un livre... tout à fait approprié. " p.111
Le Noël du chat assassin
Anne Fine
L'école des loisirs
87 pages
Résumé:
S’il y a bien une fête qui n’est pas pour les chats, c’est Noël. Réfléchissez : il y a un arbre sur lequel il est interdit de grimper. Et puis, il y a ces décorations si tentantes, qu’on n’a pas le droit de toucher… En plus, à Noël, on a des invités. Je déteste ça ! Ils s’installent sur les fauteuils les plus confortables et ils laissent leurs bagages dans tous mes coins préférés. Il paraît que, cette année, j’ai dépassé les bornes. Mais ai-je vraiment mérité de finir en disgrâce, enfermé dans le garage ?
Mon commentaire:
Le chat assassin est une série de livres mettant en scène un chaton incroyablement gaffeur qui a le don de toujours être au mauvais endroit, au mauvais moment. C'est en quelque sorte son journal que nous lisons puisque c'est lui qui raconte son histoire.
Tuffy (ou le chat assassin), se prépare à fêter (ou plutôt à subir) la fête de Noël. La maison est remplie d'invités, les décorations brillent de milles feux et les tables se couvrent de bonnes choses à manger. Noël est décidément une période pleine de tentations pour un petit chat!
Les enfants qui envahissent la maison se mettent d'abord à la recherche de Tuffy pour jouer avec lui. Plus Tuffy veut se sauver, plus il attire les larmes des plus jeunes, les problèmes de toutes sortes et l'incompréhension des adultes. Pourtant, il ne fait rien de mal - enfin il ne veut rien faire de mal - mais c'est immanquable, il se place toujours dans d'affreuses positions et accumule les bêtises et les gaffes, pour finalement gâcher le Noël de tous.
À cause de lui, le sapin tombe, les décorations sont en mille miettes et le repas de Noël est gâché. On menace même d'envoyer Tuffy au vétérinaire ou dans un refuge tout de suite après les Fêtes!
Heureusement, il terminera les vacances de Noël dans le garage et reprendra sa place au sein de la famille après les Fêtes, lorsque les invités retourneront chez eux. On espère pour lui qu'il sera plus calme... Jusqu'à la prochaine aventure!
Un petit roman amusant, plein d'humour et de maladresses qui font sourire!
À noter qu'il existe plusieurs aventures du Chat assassin et qu'elles ont récemment êtes regroupées en un seul volume (dont je parlerai bientôt): Le grand livre du chat assassin.
Les quatre filles du Docteur March (album illustré)
Louisa May Alcott
adaptation de Ronne Randall
illustrations de Robert Dunn
Éditions Hurtubise 48 pages
Résumé:
Découvrez quatre sœurs attachantes, Meg, Jo, Beth et Amy, ainsi que leur mère Marmee. En 1865, aux États-Unis, la vie n’est pas facile pour cette famille dont le père est parti à la guerre, tandis que la mère trime dur pour soutenir les siens et aider les gens de son voisinage. Entre les larmes et les rires, les quatre filles apprennent à surmonter les épreuves de la vie et à devenir des adultes, en espérant le retour de leur père bien-aimé.
Mon commentaire:
Les quatre filles du docteur March est probablement l'oeuvre la plus connue de Louisa May Alcott. C'est aussi ma préférée, qu'elle soit sous forme de livre ou de film. J'étais bien curieuse de voir cette oeuvre transposée en album pour enfant. J'ai adoré ma lecture du roman original et j'étais donc impatiente de lire cette version sous forme d'album illustré.
Tout d'abord, l'objet-livre est très soigné. La couverture est cartonnée, le format est plus petit que les albums habituels et donc, comme il y a un peu plus de texte, le livre peut être une belle façon d'aborder des ouvrages offrant un peu plus de lecture, en conservant les illustrations. Petite, cet aspect m'aurait beaucoup plu, puisque j'ai eu besoin longtemps des images pour lire, même si mon niveau de lecture était bon. Chaque double-page présente une page entière de texte et une page illustrée. Les images sont de Robert Dunn, qui a un style coloré, mais délicat qui me plaît bien. Les illustrations sont toutes en couleurs et rappellent le style vintage. Visuellement, c'est un album très réussi.
J'ai également été bien surprise par le texte. Il reprend l'essentiel des événements se retrouvant dans le livre original de Louisa May Alcott. Parfois même certains dialogues. L'album se divise en petits chapitres qui reprennent des moments clés du roman. On voit donc les quatre filles recevoir une lettre de leur père, aider une famille dans le besoin, être récompensées par un succulent repas de Noël, apprendre à connaître leur voisin Laurie, se disputer, etc. On voit Jo se faire couper les cheveux et Beth attrapper la scarlatine... L'esprit de l'oeuvre originale est respecté, on y retrouve les bons sentiments et la petite morale à la fin de chacun des grands événements dans la vie des filles March.
Cette façon de présenter par chapitres les événements importants rend l'album intéressant. Je trouve que c'est une belle façon d'aborder les classiques et de passer de la lecture d'albums aux romans. On peut alors espérer que le jeune lecteur aura éventuellement envie de lire le roman original et de pousser plus loin sa découverte de l'univers de Louisa May Alcott.
Cet album des Quatre filles du docteur March m'a donc agréablement surprise. Il est joli et bien conçu. J'aime le format et les jolies illustrations. J'aurais aimé en trouver quelques unes à partager afin de vous donner une idée du talent de l'illustrateur, mais je vous réfère plutôt à son portefolio. On ne retrouve pas d'images des Quatre filles du docteur March, cependant on peut avoir un aperçu du type d'illustrations qu'il crée.
J'ai donc passé un beau moment avec cet album, qui m'a rappelé tout ce que j'aime de l'oeuvre de Louisa May Alcott. À noter que cette nouvelle collection d'albums classiques publiée chez Hurtubise comprend trois autres titres: Alice au pays des merveilles, Les trois mousquetaires et L'île au trésor.
Une belle façon de faire connaître ces chef-d'oeuvres indémodables aux plus jeunes.
Suggestions de lecture n°4: Voyages dans le temps
Le voyage dans le temps. J'ai toujours beaucoup d'intérêt pour les histoires qui permettent justement de voyager dans le temps. Je suis une fan de la série Les rescapés et de Lost in Austen. J'aime les romans qui nous perdent dans les méandres du temps ou qui nous font sourire avec des situations improbables comme l'histoire de Louise Royer par exemple. Par contre, je ne raffole pas de ce qui est trop basé sur la science-fiction. Voyager dans le temps à travers l'espace ou dans un futur qui n'existe pas, ne me plaît pas vraiment. J'aime ces livres qui nous ramènent dans le passé ou bien qui font voyager des gens du passé à notre époque. J'aime quand c'est fantaisiste. Ça, ça me plaît!
J'ai adoré Le grand livre de Connie Willis par exemple, Ipod et minijupe au 18e siècle de Louis Royer et Samuel de la chasse-galerie de Michel J. Lévesque (qui aborde toutefois le voyage dans le temps de façon fort différente.)
J'ai envie de lire autre chose de semblable à ces romans. Et j'ai besoin de votre aide car je ne trouve à peu près rien. Avez-vous lu quelque chose de passionnant sur les voyages dans le temps? Je suis ouverte à tous les types de livres, romans, polars, bandes dessinées, jeunesse, tant que ça ne se passe pas dans l'espace ou bien que le propos n'est pas trop axé sur la science-fiction et l'aspect scientifique.
Des suggestions? :)
Crédit photo: Source
Voici les suggestions présentées dans les commentaires ou sur la page Facebook:
Livres
- Rouge rubis t.1 (Kerstin Gier)
- Bleu saphir t.2 (Kerstin Gier)
- Vert émeraude t.3 (Kerstin Gier)
- Prisonniers du temps (Michael Chrichton)
- Le messager du temps (Ann Dukthas)
- Béryl (Sylvie Brien)
- Gaïus (Sylvie Brien)
- Les danseurs de la fin des temps (Michael Morcock)
- Time Cat (Lloyd Alexander) non traduit
- Le temps n'est rien (Audrey Niffenegger)
- Sans parler du chien (Connie Willis)
- Stravaganza -série- (Mary Hoffman)
- Highlanders -série- (Karen Marie Moning)
- Le chardon et le tartan t.1 (Diana Gabaldon)
- Le Talisman t.2 (Diana Gabaldon)
- Le Voyage t.3 (Diana Gabaldon)
- Les tambours de l'automne (Diana Gabaldon)
- Replay (Ken Grimwood)
- Via Temporis t.1: Opération Marie-Antoinette (Joslan F. Keller)
- Via temporis t.2: Le trésor des templiers (Joslan F. Keller)
- Le passage des lumières t.1: Espoir (Catherine Cuenca)
- Les Thanatonautes (Bernard Werber)
Films
- Quelque part dans le temps (Somewhere in Time)
N'hésitez pas à en ajouter d'autres dans les commentaires, afin d'étoffer cette liste de suggestions!
Merci à tous!
Quel match!
François Gravel
illustrations de Olivier Heban
Série La ligue Mikado tome 2
Éditions Scholastic
32 pages
Résumé:
C’est au tour de Simon d’inviter un nouvel ami, Daniel, à rejoindre la ligue de hockey Mikado, qui compte trois principes : l’important est de s’amuser, tout le monde peut jouer, et surtout, aucun parent n’est accepté! Mais Daniel est bien plus doué pour commenter les matchs que pour jouer, et ses commentaires commencent à agacer les autres joueurs... Quand il doit rester hors du terrain à cause d’une cheville foulée, ses amis lui trouveront-ils rapidement autre chose à faire?
Mon commentaire:
Après La ligue Mikado, nous retrouvons Simon qui, en habitué de la ligue, invite maintenant à son tour un ami à en faire partie. Daniel vient d'arriver dans le quartier. C'est un jeune garçon amusant, qui fait bien rire les autres joueurs car il commente le match à mesure qu'il joue. Mais ses commentaires, si drôles soient-ils, commencent à agacer au fil du temps et les autres joueurs lui demandent d'arrêter. Daniel, la mort dans l'âme, quitte la patinoire.
Les autres réalisent alors que sans lui, c'est beaucoup moins drôle. Sauf qu'en décidant d'aller faire la paix avec Daniel, les jeunes joueurs constatent que Daniel ne peut plus jouer au hockey pour une longue période de temps. Le groupe a alors la bonne idée de mettre à profit ses talents de commentateur pour l'intégrer malgré tout à leurs matchs de hockey.
Drôle, amusant, cet album raconte une belle histoire d'amitié et de hockey, dans la même lignée que La ligue Mikado. Cette série aborde notre sport national de façon positive, en évitant la violence et les chicanes et en souhaitant renforcer les comportements positifs qui développent l'esprit d'équipe et l'équité. La ligue Mikado, c'est le plaisir avant tout!
Les illustrations de Olivier Heban, un français installé au Québec qui n'a jamais joué au hockey, sont merveilleuses! Elles rendent de belle façon tout le plaisir du hockey de notre enfance, avec un groupe d'amis.
La ligue Mikado et Quel match!: deux albums à lire absolument et à partager avec vos petits aspirants joueurs!
En complément:
On peut voir un extrait du livre sur le site de l'éditeur.
Défense de tuer
Louise Penny
Flammarion Québec
422 pages
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Résumé:
Au plus fort de l’été, le Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons-de-l’Est, accueille les membres d’une riche famille canadienne-anglaise venus rendre un hommage à leur défunt patriarche. Dans les esprits comme dans le ciel, l’atmosphère s’alourdit et une tempête s’abat, laissant derrière elle un cadavre presque trop bien mis en scène. Mais qui aurait l’audace de tuer sous les yeux de l’inspecteur-chef Armand Gamache qui célèbre là, comme chaque année, son anniversaire de mariage ? Au cœur des bois, derrière les convenances et les sourires polis, la haine et le passé refont surface, persuadant Gamache que le meurtre est comme l’orage : une libération.
Mon commentaire:
Quatrième enquête d'Armand Gamache, je ne me lasse définitivement pas des romans de Louise Penny. L'histoire de ce roman-ci ne se déroule pas vraiment à Three Pines, sauf pour une scène ou deux. Je dois dire qu'au début de ma lecture, ça m'a manqué. Car Three Pines est le summum en matière de village. Une lectrice à la bibliothèque m'a même dit cette semaine: "Three Pines est l'endroit où je voudrais vivre". Et c'est vrai. Avec son charme d'antan, ses festivités qui sont soulignées à chaque fête et à chaque saison, la jovialité de ses habitants, les arts, les livres et les petites auberges fabuleuses où se retrouver, c'est difficile de ne pas avoir envie d'y faire un saut soi-même. Donc, Three Pines a commencé par beaucoup me manquer. Je me questionnais d'ailleurs à savoir si ce roman serait aussi bien que les précédents. Après l'avoir terminé, je ne résiste pas à lui apposer un coup de coeur. Voici pourquoi.
Dans cette nouvelle enquête, les lieux sont tous aussi charmants. Nous sommes au Manoir Bellechasse, qui s'inspire en fait du Manoir Hovey dans les Cantons-de-l'est. Gamache et sa femme Reine-Marie sont en vacances, pour célébrer leur anniversaire de mariage. Ils sont reposés, bien décidés à profiter des lieux qui respirent le calme et la détente. La nourriture y est exquise et décrite abondamment, ce qui n'est pas pour déplaire aux gourmands que nous sommes! Le lac est tout près, la forêt aussi.
C'est l'été. Il fait très chaud, certes, mais tout est magique. Armand et Reine-Marie sont toujours amoureux et c'est un plaisir de les voir ensemble plus longtemps que dans les autres tomes. Tout est reposant. Même la présence de la famille Morrow, qui loue le reste de l'auberge et dont les membres sont plutôt condescendants, n'assombrit pas les vacances du couple Gamache. Jusqu'à ce qu'il y ait un meurtre.
Gamache passe donc du vacancier paresseux à l'inspecteur à l'affût. Terminées les vacances. Il doit trouver le coupable, qui est forcément l'un d'entre eux. Les choses se compliquent lorsque certains des suspects s'avèrent être des amis d'Armand et de Reine-Marie. La famille Morrow se révèle rapidement pleine de secrets et de non-dits. Ses membres entretiennent des relations toxiques, motivés par l'appât du gain et par la jalousie. Les apparences sont trompeuses et sous le verni brillant et lustré se camouflent des sentiments terribles et des querelles non réglées.
Avec ce roman, Louise Penny va beaucoup plus loin dans son analyse de l'âme humaine et de tout ce qui peut lier une famille. Les apparences, la position de chacun au sein de la famille, les motivations qui animent les membres, les sentiments qu'ils cultivent et les non-dits qui empoisonnent le coeur depuis des années. L'intrigue est complexe et à plusieurs niveaux. Les personnages sont en perpétuelle compétition pour un peu d'amour et d'affection et il suffit de peu pour basculer de l'autre côté - du côté des criminels. Dans les romans de Louise Penny, les criminels sont bien souvent des humains normaux, qui ont un jour perdu les pédales. Rien n'est tout à fait noir ou tout à fait blanc. C'est encore plus vrai dans cette quatrième enquête où la personne qui a tué se révèle être attachante. C'est ce qui demeure profondément troublant dans l'histoire.
Il y a d'ailleurs de très belles scènes et de très beaux extraits dans le roman, que je me suis amusée à lire et relire. On parle beaucoup du père d'Armand Gamache dans cette enquête, que certains personnages ont connu et qui revient en mémoire très souvent à Armand, depuis que son fils et sa bru attendent un autre enfant. Les explications de Gamache sur ce qui s'est passé avec son père sont très touchantes je trouve et nous sont livrées en fin de volume. Plus les romans avancent, plus on découvre différentes facettes des personnages qui nous les rendent encore plus vivants. Ils ont du vécu, un passé, des sentiments, ils sont réels. Étonnament réels. C'est ce qui frappe le plus je crois chez cette auteure, sa propension à créer des personnages qu'on a l'impression de connaître, qui pourraient être des membres de notre propre famille, nos amis, nos collègues. Chaque fois, cet aspect de son écriture me frappe encore plus.
Défense de tuer est un peu différent des autres, mais il touche une corde sensible: notre relation à la famille, qu'elle soit bonne ou mauvaise, remplie de sous-entendus, de difficultés ou de secrets. Il y a beaucoup à dire et à analyser concernant les membres d'une même famille. Louise Penny ici met en scène un clan complexe, nourri par des liens difficiles et parfois destructeurs.
Un roman qui analyse encore plus profondément l'âme humaine, qui nous en fait voir l'incroyable bonté tout comme la plus sombre noirceur, avec sensiblité et talent. À lire, comme toujours, pour tout ce que les romans de Louise Penny ont comme grandes qualités.
Un petit mot en terminant sur les couvertures que je trouve toujours très belles. Elles reprennent toujours une teinte différente (le rouge pour En plein coeur, le bleu pour Sous la glace, le vert pour Le mois le plus cruel et cette fois-ci le jaune) avec des scènes saisonnières illustrant notre belle nature québécoise.
Vraiment, j'adore!
Quelques extraits:
"Les clients regardaient le soleil se coucher derrière les collines du lac Massawippi en savourant plat après plat, en commençant par les amuse-bouche du chef à base de caribou de la région. Reine-Marie prit les escargots à l'ail, suivis d'une poitrine de canard poêlée servie avec un confit de gingembre sauvage, de mandarines et de kumquats. Gamache opta d'abord pour une salade de roquette du potager, parsemée de copeaux de parmesan, puis commanda le saumon biologique au yogourt à l'oseille.
-Et pour le dessert? demanda Pierre en prenant la bouteille dans le seau et en versant le reste du vin dans leurs verres.
-Que recommandez-vous?
Reine-Marie avait peine à croire qu'elle posait cette question.
-Pour madame, nous avons une glace à la menthe fraîche sur un éclair à la crème de chocolat noir biologique, et pour monsieur un pouding-chômeur à l'érable avec de la chantilly.
-Oh, Seigneur, chuchota Reine-Marie en se tournant vers son mari. Qu'est-ce qu'il disait, déjà, Oscar Wilde?
-Je peux résister à tout, sauf à la tentation." p.27
"-Je ne suis pas certain que Reine-Marie serait contente de me voir devenir bibliothécaire, comme elle, dit Gamache. [...]
-Je vous imagine travaillant tous les deux à la bibliothèque nationale, à Montréal, bouillants de ressentiment dans les allées. Surtout si vous obtenez une promotion.
-Impossible. Je suis nul en orthographe. Je dois réciter l'alphabet chaque fois que je cherche un numéro de téléphone dans le bottin. Ça rend Reine-Marie folle. Mais parlant de pensées meurtrières: côtoyez des bibliothécaires. Tout ce silence, ça leur donne des idées..." p.86
"Après la mort de papa, tu t'es tourné vers maman."Dis-moi que tu m'aimes, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît!"
-Tu nous méprises, dit Marianna, parce que tout ce que nous voulons de maman, c'est son argent. Nous, au moins, on demande quelque chose qu'elle peut donner. " p.288
Un héros pour Hildegarde
Chrystine Brouillet
Musée national des Beaux-arts du Québec
44 pages
Résumé:
Le jour du douzième anniversaire d'Hildegarde, sa cousine plus âgée consent finalement à lui révéler tous les épisodes de la vie aventureuse de leur grand-père, Émile.
Mon commentaire:
Jean Paul Lemieux est l'un des peintres préférés des québécois et des canadiens. Très prisé des collectionneurs et des amateurs d'art, c'est l'un des artistes à avoir le mieux rendu la solitude et la vastitude de notre coin de pays, engendré par les grandes étendues glacées qui frissonnent sous le ciel hivernal.
Avec cet album, Chrystine Brouillet s'inspire de l'oeuvre du peintre pour nous offrir l'histoire d'une jeune fille de douze ans qui, pour son anniversaire, demande à connaître les secrets de la vie de son grand-père. Émile a connu l'amour, la honte, l'exil, la guerre, avant de revenir au pays, de contribuer à arrêter un criminel, d'être accueillit à bras ouverts dans sa famille et de trouver celle avec qui il partagerait sa vie.
Émile a connu le débarquement en Normandie et les horreurs de la guerre, période de sa vie dont il ne parle pas. Il a apprit le métier d'antiquaire en Europe et revient au Québec avec l'espoir d'ouvrir une boutique. L'album nous raconte certaines anecdotes reliées au passé, comme la façon de vivre la guerre, les célébrations entourant le Mardi-Gras, le coup de foudre d'Émile pour Hélène et même, un clin d'oeil à Émile Nelligan et à sa poésie.
Un héros pour Hildegarde nous fait redécouvrir le travail de Jean-Paul Lemieux sous un autre angle. L'histoire de Chrystine Brouillet est intéressante, quoique un peu moins que Le secret d'Edmond par exemple. Il manque un petit quelque chose de vivant qui donnerait à l'histoire un souffle un peu plus puissant. Tout de même, un album qui donne envie de se pencher sur l'oeuvre de Lemieux et c'est ce qui, à mon sens, est le plus important.
En complément:
On peut trouver la liste de tous les albums de la même collection (un récit inspiré de l'oeuvre d'un artiste) à la boutique du Musée des beaux-arts du Québec.
Un extrait:
"-J'ai aimé la Côte d'Azur, disait Émile, mais je me suis lassé des bougainvilliers et des hibiscus. Et je préfère un hiver tout blanc au petit crachin qui nous fait frissonner à Nice en janvier.
Il souhaitait une vraie tempête de neige avec le vent qui sculpte des arabesques sur les congères. Il mangerait même les premiers flocons qui tomberaient du ciel; ils auraient le goût de son pays retrouvé." p.28
Suggestions de lecture n°3: Des jardins
Même si tout est blanc dehors, je cherche en ce moment des idées de lecture autour du thème du jardin. Jardinier, jardins anglais, petits et grands jardins, promenades dans des jardins, serres, arbres fruitiers, etc. Je cherche des livres dont le jardin serait le thème central. Il peut également y avoir des personnages qui se passionnent pour les jardins, qu'ils soient horticulteurs, jardiniers, fleuristes ou botanistes.
On peut passer du petit potager au grand parc-jardin sans problème. La taille m'importe peu, c'est plutôt l'atmosphère qui m'intéresse.
Je cherche toutes sortes d'ouvrages. J'aimerais bien trouver des romans, des beaux-livres, des bandes dessinées ou tout autre type de livres. Le théâtre ou les livres jeunesse ne me dérangent pas non plus.
Vous avez lu quelque chose de bien sur les jardins? Un roman inoubliable qui s'y déroulait? Un sympathique personnage qui jardine? Ou même un jardin comme lieu de crime? Je ne suis pas difficile.
Alors, des suggestions?
Voici les suggestions présentées dans les commentaires ou sur la page Facebook:
- Les affinités électives (Goethe)
- Le jardin secret (Frances H. Burnett)
- Némésis (Agatha Christie)
- Rosa Candida (Audur Ava Olafsdottir)
- Tistou les pouces verts (Maurice Druon)
- La dame au linceul (Bram Stoker)
- Elizabeth et son jardin allemand (Elizabeth von Arnim)
- Le petit jardin des fées (Anne Duguël)
- Le jardin oublié (Helen Humphreys)
- Le potager de malfaiteurs ayant échappés à la pendaison (Arto Paasilinna)
- Le jardin voyageur (Peter Brown)
- Le jardin de mamie (Armelle Renoult)
- Au jardin des émotions (Lorraine Bourgeois)
- C'était le printemps (Jean Provencher)
- Jardin du docteur Des Oeillets (Denis Monette)
- Lila et les neuf plantes du désir (Margot Berwin)
- Quatre saisons parmi les fleurs (Janine Montupet)
- Tom et le jardin de minuit (Philippa Pearce)
- Le jardin sablier (Michèle Plomer)
- Les jardins italiens (Edith Wharton)
- Un jardin en Espagne (Katia Canciani)
Si vous avez d'autres suggestions, laissez-les en commentaires, elles seront ajoutées dans la liste! Merci de votre contribution!
Maman solo
Paule Brière
illustrations de Gabrielle Grimard
Éditions Imagine
32 pages
Résumé:
La maman de Malou est soliste. Au concert, elle joue seule avec son violon. À la maison elle joue seule avec Malou. La fillette mène une drôle de vie, car, contrairement aux autres enfants de son âge, elle passe toutes ses journées avec sa maman. Malou voyage et s’amuse beaucoup, mais parfois elle s’ennuie… Elle aimerait aussi jouer avec des amis. Un jour, Malou découvre le merveilleux monde du cirque. Sa vie et celle de sa maman prendront un air bien différent !
Mon commentaire:
Malou mène une vie bien différente des autres enfants de si âge. Ce n'est pas toujours facile, car parfois elle s'ennuie beaucoup. Sa maman est soliste. Elle joue du violon pendant des concerts. Elle mène sa vie sur les routes, au fil des jours et des villes différentes. Elle mène une existence solitaire avec sa fille. Le papa est partie depuis des années et même si elle ne le connait pas, Malou s'en ennuie parfois.
Un jour, dans une nouvelle ville, Malou découvre le monde du cirque. Un monde qui la fascine tout autant que sa maman. Ce sera alors l'occasion de belles et grandes rencontres qui vont changer leur vie. Maman et Malou ne seront plus seules...
Cet album est magnifique, tant au niveau du texte que des illustrations. Gabrielle Grimard donne vie à Malou et sa maman et au monde des artistes, qu'ils soient musiciens ou acrobates. Le livre est coloré, invitant, attirant. Il aborde de façon magnifique de nombreux thèmes: les arts, la solitude, la marginalité, la monoparentalité et les familles reconstituées.
Il s'agit d'ailleurs d'un des plus beaux albums que j'ai pu lire sur la famille reconstituée qui est ici présentée de façon très positive, comme un remède à la solitude et une occasion de vivre avec d'autres personnes, tout en partageant amour et arts. Les illustrations apportent beaucoup de tendresse à l'ensemble.
Un album à lire et à partager avec les petits (dès 4ans) et les grands. Il s'agit d'une belle histoire d'amour: l'amour qui lie une mère et son enfant, l'amour entre amoureux, l'amour d'une fratrie. Un album aussi plaisant pour les yeux que tendre pour le cœur. À découvrir!





























