17 juin 2009
La mystérieuse Frances Rain
Margaret Buffie
Éditions Pierre Tisseyre
293 pages
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Résumé:
Lizzie a quinze ans, un nouveau beau-père qu'elle déteste et une famille qui se dispute sans arrêt. Comme chaque année, elle rejoint le chalet de sa grand-mère au bord du lac, où elle doit passer l'été. Le site est enchanteur. Pour échapper à sa famille, Lizzie part explorer une petite île oubliée. La découverte qu'elle y fera est étonnante!
Mon commentaire:
Ce roman est l'un de mes livres jeunesse préférés. Je l'ai lu vers l'âge de l'héroïne, peut-être même un peu plus jeune. Il m'avait fait voyager au bord d'un lac le temps d'un été en ville caniculaire. Je l'ai relu depuis à quelques reprises et c'est une histoire qui me plaît toujours beaucoup. Ce roman n'est malheureusement plus très connu et pourtant il le devrait. L'écriture est très simple, agréable.
L'histoire raconte la vie de Lizzie, une adolescente à la croisée des chemins. Trop jeune pour certaines choses, trop vieille pour d'autres, elle se cherche et se découvre tranquillement. Elle n'a plus trop envie de passer tout l'été près de sa famille et décide de s'échapper vers le lac et ses îles. C'est un roman sur le détachement que tout jeune doit faire avec ses parents un jour ou l'autre. Sauf que sur l'île, la découverte qu'elle fera l'amènera à jeter un autre oeil sur elle et sa famille et à comprendre certaines choses...
L'auteur utilise un brin de fantastique et un peu d'histoire pour agrémenter son roman et pour faire rêver ses lecteurs. Le chalet de la grand-mère semble tout simplement idyllique et donne envie d'être en vacances. Lizzie est un personnage intéressant et attachant, avec ses questionnements et ses rêves. Son exploration de l'île est une vraie aventure!
Un livre moins connu aujourd'hui, à découvrir assurément car il réserve de beaux moments de lecture! À noter que ce livre a remporté une panoplie de prix largement mérités.
En complément:
Le site web de l'auteur (en anglais)
17 avril 2009
Les 7 filles d'Avalon
Isa-Belle Granger
Éditions Michel Quintin
477 pages
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Résumé:
Éloise se rend en Angleterre pour aller faire sa maîtrise en littérature anglaise à la prestigieuse Université de Bristol. Pour elle, c'est le début d'une passionnante quête de secrets entourant Guenièvre et le roi Arthur, les héros de sa légende préférée. Pourtant, là-bas, bien des surprises l'attendent, à commencer par l'arrogance et la froideur que lui témoigne Wallegh, son directeur de thèse. Entraînée dans une valse où s'entremêlent le présent et le passé, la jeune fille voit son univers basculer quand elle découvre la prophétie des sept filles d'Avalon et le sombre secret de Wallegh. Dès lors, le rêve d'Éloise se transforme en cauchemar...
Mon commentaire:
Quelle aventure que la lecture de ce roman! Incroyablement bien documenté, l'histoire d'Éloise et de ce qu'elle découvrira à la lumière de ses recherches pour son mémoire de maîtrise se forme sous nos yeux ébahis au fil des pages. Mêlant adroitement différentes légendes aux grandes lignes de la religion catholique et aux différents mythes, l'auteur nous offre une histoire complexe, touffue, que l'on découvre en même temps que l'héroïne au fil de ses recherches. Ses idées sur ce qui lui est dévoilé nous sont partagées également à travers les pages de son journal, reproduites au fil du récit. L'écriture est vive, elle donne beaucoup d'ampleur et de détails à l'histoire tout en nous poussant à savoir ce qui se cache derrière la prophétie. Le contraste entre la culture anglaise et québécoise est intéressante et il y a aussi beaucoup de clins d'oeil à ce sujet. Même s'il s'agit d'un roman fantastique faisant survenir toutes sortes de théories sur l'Histoire et les légendes, les personnages sont très crédibles et très attachants. L'atmosphère feutrée du Manoir, de ses secrets, du personnel, de la bibliothèque, l'heure du thé autour de scones tout chauds et de théories élaborées entre Éloise et Philip donne un ton des plus intéressant au roman et complète bien la quête principale. J'ai passé d'excellents moments de lecture avec cette histoire, qui regroupe beaucoup de choses qui me plaisent: les légendes,la littérature, l'Angleterre, les croyances, l'histoire... Une très belle découverte! Je compte bien récidiver et lire les deux autres romans d'Isa-Belle Granger.
20 février 2009
Les contes de Beedle le Barde
J.K. Rowling
Gallimard
127 pages
Résumé:
Les « Contes de Beedle le Barde » sont les cinq contes de fées qui bercent l'enfance des jeunes sorciers. Chacun de ces contes a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera frissonner.
Mon commentaire:
Les fameux contes dont on fait allusion dans la série de roman Harry Potter! Il s'agit donc des contes qui ont bercés l'enfance des jeunes sorciers. C'est un très beau livre, illustré par l'auteur, qui nous raconte cinq histoires issues du monde des sorciers. L'originalité de ces histoires est qu'elles sont présentées comme étant traduites des runes originales par Hermione Granger et qu'elles sont commentées par Albus Dumbledore, en plus des notes en bas de page. Il s'agit donc de fiction, dans la fiction et ce procédé ravira ceux qui, comme moi, ont adoré les romans Harry Potter. Les contes de Beedle le Barde est donc un objet littéraire amusant, intéressant et original. J'ai beaucoup aimé ce livre, l'auteur a vraiment un talent de conteuse confirmé. Les histoires sont toutes d'égale qualité, ce qui est d'autant plus agréable. À lire et relire.
30 octobre 2008
La légende du cavalier sans tête (Sleepy Hollow)
Washington Irving
Mille et une nuits
76 pages
Résumé:
La nuit venue, près du pont, on raconte que le Cavalier sans tête erre sur son cheval, à la recherche d'une tête de remplacement à celle qu'il a perdue pendant la Guerre...
Mon commentaire:
Washington Irving est né le 3 avril 1783, à Manhattan. Son prénom peu commun lui a été donné en hommage à Georges Washington. Il a fait des études de droit, est devenu avocat, mais ne pratique pas. Très tôt, il est attiré par les livres et l'écriture. Il publie d'abord dans la presse, avant de partir vivre à Londres, à Paris, puis en Espagne. Il a une liaison avec Mary Shelley, l'auteur de Frankenstein, avant de devenir secrétaire à l'ambassade américaine de Madrid. Il y écrit aussi des livres d'histoire sur l'Espagne et des contes et nouvelles, avant de rentrer chez lui, à New York. On lui doit entre autre d'être l'un des premiers auteurs américains à être renommé à l'étranger. C'est également l'un des premiers auteurs américains à faire état de la dégradation des liens qui unissent les Amérindiens et les Européens dans son roman Astoria. On lui doit certaines expressions encore utilisées aujourd'hui, comme le célèbre "Gotham" pour désigner New York, popularisé par la suite par la série Batman. Washington Irving décède en 1859, à l'âge de 76 ans.
C'est en 1819 qu'il publia La légende du cavalier sans tête, aussi connu sous le titre de La légende du Val Dormant ou encore de Sleepy Hollow, qu'a popularisé le film du même nom réalisé par Tim Burton en 1999. Cette nouvelle raconte l'histoire d'Ichabod Crane, un maître d'école qui vient d'être engagé à Tarrytown, près du Val dormant. Ichabod Crane est un homme efflanqué, osseux et maigre. Ichabod Crane, en plus d'enseigner à la petite école, donne des cours de chant. C'est l'occasion pour lui d'entrer dans les maisons des familles du comté et de prendre, parfois, place à la table lors des repas. Car il faut dire qu'Ichabod est un gros mangeur, un gourmant notoire, même s'il demeure d'une maigreur presque effrayante. On a d'ailleurs droit à quelques descriptions de plats et de pâtisseries qui donnent vraiment l'eau à la bouche! Ichabod donne donc des cours de chant et c'est donc l'occasion pour lui de rencontrer Katrina Van Tassel, une jeune fille douce et potelée, aux joues comme des pêches, de qui il tombe amoureux. Malheur pour lui, il n'est pas le seul! La belle Katrina a plusieurs prétendants, dont Brom Van Brunt, un colosse local qui fait les quatre cent coups. On l'appelle aussi Brom l'Osseux. C'est face à cet adversaire qu'Ichabod, qui ne fait pas le poids, devra se "battre"... Sachez que lors d'une soirée organisée chez les Van Tassel, Brom l'Osseux fera trembler d'effroi l'assistante en racontant des histoires de peur. Dont celle de la légende du Cavalier sans tête. On raconte, que la nuit venue, près du pont, Le Cavalier erre sur son cheval, à la recherche d'une tête de remplacement à celle qu'il a perdue pendant la Guerre...
Washington Irving avait un don de conteur indéniable. Sa légende se lit d'un trait, elle est bien écrite et donne naturellement envie de découvrir les autres écrits de l'auteur. Washington Irving est sans contredit un écrivain à (re)découvrir. Fait intéressant à noter, le village de Sleepy Hollow, entretien la légende autour de son nom. Nombre d'illustres personnages (Washington Irving, Nathaniel Hawthorne, Henry David Thoreau...) sont inhumés dans son cimetière. Le village profite également de l'Halloween pour offrir toutes sortes d'activités frissonnantes, allant de la lecture de contes aux tours guidés, en passant par un défilé d'Halloween et autres célébrations. Le village donne beaucoup de place à l'Histoire et aux légendes. Je trouve intéressant qu'un village immortalisé dans un conte, entretienne son Histoire et l'attrait qu'il peut avoir pour les lecteurs. Cette communauté a été fondée par des Hollandais. De là, le nom qu'a donné Irving à son personnage de Katrina Van Tassel. Si on lit l'anglais, le village de Sleepy Hollow offre un site Internet très intéressant. En suivant les liens, on peut voir toute l'influence qu'a eu la nouvelle de Washington Irving sur la vie du village et en connaître l'histoire, qui est captivante.
Un extrait:
"Ichabod était le compagnon parfait de ce coursier. Des étriers trop courts amenaient ses genoux cagneux au niveau du pommeau de la selle et ses coudes pointus dépassaient telles les pattes d'une sauterelle. Il tenait sa cravache comme un sceptre: quand son cheval partait au trot, le mouvement de ses bras évoquait les battements d'ailes d'un oiseau. Un petit chapeau de laine reposait sur le haut de son nez - car c'est bien ainsi qu'il faut nommer l'étroite bande qui lui tenait lieu de front - et les pans de son manteau noir flottaient au vent [...]"
22 octobre 2008
Vargöld: le temps des loups
Jacques Lazure
VLB éditeur
430 pages
Résumé:
Décembre 1828. Dans les forêts de la Haute-Gatineau, un crime d'une barbarie sans nom a été commis. Les bûcherons, épouvantés par ce meurtre d'apparence surnaturelle, réclament la présence d'un prêtre. C'est le jeune abbé Antoine Verreau, exorciste reconnu, qui est mandaté pour aller mener l'enquête et tenter de calmer les travailleurs. Sur place, l'abbé constate que la tension est grande parmi les bûcherons : entre la superstition des uns, la haine des autres, la crainte du Malin et le mépris de l'autorité religieuse, Antoine Verreau comprend vite qu'il ne lui suffira pas de bénir la forêt pour apaiser les esprits terrifiés. Peu à peu, des questions surgissent : quelqu'un a-t-il intérêt à camoufler ce crime en le faisant passer pour l'oeuvre du Diable ? Ces rumeurs de loups-garous, de fantômes, de magie noire visent-elles à brouiller les pistes ? Au lieu de s'éclaircir, le mystère s'épaissit au fur et à mesure que d'autres meurtres inexplicables s'ajoutent au premier.
Mon commentaire:
Avant même l'histoire, la première chose qui nous marque en choissant ce livre c'est sa couverture. Comme elle est terrifiante! Il s'agit d'un détail d'une oeuvre de Matthias Grünewald, La tentation de Saint Antoine. Grünewald est un artiste et ingénieur allemand, né vers 1475-1480. Son oeuvre est essentiellement religieuse et on y retrouve de nombreux symboles. Ce qui transparaît le plus de ses oeuvres est essentiellement sa fascination pour la cruauté et son imaginaire fantastique peuplé de monstres et de personnages inquiétants. Ce qui est amusant, c'est que la couverture, lorsqu'on connaît un peu l'histoire de ce tableau, prend tout son sens à la lecture du roman...
Nous sommes en décembre 1828, à l'aube de Noël. Le personnage principal, membre du clergé, se nomme Antoine. Il est reconnu pour être un exorciste de talent, même s'il doute un peu de lui-même. Son supérieur le mandate de partir dans les forêts de la Haute-Gatineau. Un crime, barbare, a été commis près d'un camp de bûcherons où travaillent une vingtaine d'hommes, au profit de la Bains Lumber Company. Antoine s'y rend, à contrecoeur. C'est un citadin, enseignant au Petit Séminaire de Montréal. Il a l'habitude des livres, beaucoup plus que des hommes. Un bûcherons Irlandais, Hans Mulligan, vient le chercher pour l'amener au camp. Les deux hommes passeront la nuit dans une petite cabane de bois où Antoine aura une première vision, qu'il gardera pour lui. Les deux hommes feront une halte à Wrightstown, la future ville de Hull, avant d'arriver au camp de bûcherons. Son arrivée est pour nous l'occasion de vivre un peu la vie et le mode de fonctionnement des hommes de bois de l'époque. Le travail était rude. La vie des bûcherons mise à rude épreuve. Ils devaient combattre le froid. Endurer le travail physique éprouvant. Et être à l'écart de leur famille pendant de longs mois, pour réussir à apporter un salaire décent à leurs femmes et leurs enfants. On voit également, à partir de l'arrivée d'Antoine au camp, toute l'emprise qu'avait le clergé sur les hommes. Les peurs avivées par les superstitions, les croyances, les légendes et les contes. Les gens craignaient le malin. Il pouvait se cacher partout, prendre l'apparence de pratiquement n'importe quoi ou... de n'importe qui. Un moment après l'arrivée d'Antoine, on lui montre avec crainte le lieu du crime. C'est essentiellement la raison de sa venue parmis les bûcherons. Antoine est sous le choc. Les circonstances du crime sont ambigües. C'est à n'y rien comprendre. À partir de cet instant, les hommes ne sont plus en sécurité. Le malin a prit possession de la forêt. Et tout le monde est témoin de choses très étranges...
Avec ce roman, Jacques Lazure se place à la hauteur des conteurs du XIXe siècle. Il mène le lecteur par le bout du nez, en lui faisant vivre de fortes émotions. Il passe du conte, au roman fantastique, avant de plonger dans le roman d'épouvante. Il met en scène le clergé, la religion, nos croyances. L'histoire qu'il nous raconte est troublante, sanglante, terriblement terrifiante. Nos repères sont brouillés. Et c'est là, l'art d'un grand conteur. Un livre étonnant, dont la lecture m'a beaucoup plu.
Un extrait:
"À quoi servait la religion, à quoi servait Dieu quand il fallait se débrouiller pour survivre à la faim, à la nuit? Prier n'était pas suffisant, même dans une région habitée par le Diable..." p.277
27 juin 2008
Naïla de Brume
Élisabeth Tremblay
Série Filles de Lune tome 1
Éditions de Mortagne
431 pages
Résumé:
À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d'aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve Saint-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort. Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d'y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en question non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et convictions. À qui appartiennent tous ces livres traitant de sorcellerie et de mondes parallèles ? Qui est donc cette femme étrange, qui se prétend son aïeule, et dont la correspondance a été écrite dans une langue mystérieuse que seule Naïla peut déchiffrer ? Pourquoi le simple contact d'une pierre provoque-t-il chez la jeune femme des visions de gens qu'elle ne connaît pas ? Les réponses à ces questions en susciteront bien d'autres, plus troublantes encore. Naïla sombrerait-elle doucement dans la folie, comme sa grand-mère et sa mère avant elle ?
Mon commentaire:
Ce premier tome de la série Filles de lune offre de belles heures de lecture et en annonce d'autres à venir car la série doit comporter plusieurs tomes. Le premier, Naïla de Brume, nous place dans le contexte de la vie de Naïla. Les descriptions de la maison près du fleuve sont magiques. J'ai adoré les recherches que fait Naïla sur ses ancêtres, c'est passionnant! Naïla est aussi une jeune femme troublée et touchée par des événements tragiques et elle est plus que jamais réceptive à des vibrations et l'apprentissage d'une vie parallère en marge de la vie "normale" qu'elle mène. Nous apprenons donc en même temps qu'elle de quelle lignée elle est issue et quel destin extraordinaire l'attends. Nous sommes témoins de ses décisions et finallement, de son passage "de l'autre côté". Naïla est une jeune femme bien attachante, un personnage féminin à qui l'on peut facilement s'identifier.
Je trouve essentiellement que cette lecture fantastique est assez douce pour ceux qui ne sont pas habitués à ce type de lecture. C'est très accessible et ça mêle assez bien les légendes, l'amour, le fantastique à la vie contemporaine. Et ce sont tous ces aspects regroupés qui ont fait de ce livre une lecture que j'ai beaucoup apprécié! J'ai bien hâte de lire le tome 2 pour connaître la suite du dénouement!
En complément:
Le blog de l'auteur.
10 avril 2008
Le bateau fantôme
Mary Higgins Clark, illustrations de Wendell Minor
Albin Michel Jeunesse
30 pages
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Résumé:
Thomas aime séjourner chez sa grand-mère, au bord de la mer. Il passe des heures à se représenter les grands vaisseaux et les époques lointaines, à imaginer leurs aventures, et rêve de naviguer lui-même un jour. Un après-midi, après une nuit de tempête, Thomas découvre, enfouie dans le sable, une boucle de ceinture ancienne. Au moment ou il la ramasse apparaît devant lui un garçon de son âge, Silas Rich, jadis matelot sur le Monomoy, un navire ayant navigué presque deux cent cinquante ans auparavant.
Mon commentaire:
Cet album est vraiment joli. Les illustrations sont magnifiques, bien définies, aux couleurs d'océan. Elles inspirent le calme, les dunes, les vacances... L'histoire est originale. Deux garçons, Thomas et Silas, se retrouvent alors que... 250 ans les séparent! Toute petite, c'est exactement le genre d'album qui m'aurait plu. Qui n'a pas, pendant les vacances, eût envie d'approfondir l'histoire entourant un vieux portrait découvert dans le grenier d'un chalet ou alors, de connaître l'histoire entourant les premiers propriétaires d'une maison d'été? Des bateaux, des légendes, un peu d'histoire, bref tout est en place pour offrir aux enfants (et aux adultes!) un livre aussi intéressant à regarder qu'à lire.
30 mars 2008
Rouge-Babine, vampire détective
Lili Chartrand, illustration de Marie-Pierre Oddoux
La courte échelle
131 pages
Résumé:
Rouge-Babine est une vampire. Elle vit à Brumenoire, un village caché, protégé des chasseurs de vampires, d'où elle ne peut sortir. Rouge-Babine adore lire les aventures de Sherlock Holmes. Elle rêve de mener des enquêtes comme son détective préféré. Mais la vie à Brumenoire est si routinière, c'est le dernier endroit au monde où pourrait survenir une énigme à résoudre. Et pourtant... Près de la forêt, Rouge-Babine découvre un tas de cendres où un V a été tracé. C'est la marque du chasseur de vampires! On dit qu'il a déjà tué plus de quarante vampires. Qui peut bien être la victime? Et comment le chasseur a-t-il réussi à s'approcher du village?
Mon commentaire:
Rouge-Babine a 150 ans, mais l'apparence d'une frêle adolescente. Sa meilleure amie est une vieille sorcière toute ridée qui devient d'une beauté enchanteresse le jour, mais que personne, hélas, ne peut admirer car c'est bien connu, les vampires ne sortent que la nuit! Rouge-Babine, c'est une vampire attachante qui trouve sa vie morne et se plonge avec délices dans les aventures de Sherlock Holmes. Elle rêve à son tour de faire des enquêtes, qui donneraient un sens à sa vie. Il faut dire qu'à Brumeboire, c'est plutôt tranquille...
L'histoire est vraiment amusante. Les personnages de cette première aventure de Rouge-Babine sont drôles, loufoques, parfois inquiétants. Le décor est bien planté. Tout ce qu'on retrouve normalement comme caractéristiques chez les vampires - n'aiment pas l'ail, la lumière du jour, l'eau bénite - sont présents. Donc pas de nouveautés de ce côté. Cependant, l'endroit qu'est Brumenoire est intéressant. Le fonctionnement de la petite communauté de vampires, sorcières et loups-garous aussi. Et une vampire qui devient détective, c'est différent aussi!
Vivement d'autres aventures, c'est une lecture bien amusante!
08 janvier 2008
Harry Potter et les reliques de la mort
J.K. Rowling
Série Harry Potter tome 7
Gallimard, 809 pages
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Résumé:
Cet été-là, Harry atteint ses 17 ans, l’âge de la majorité pour un sorcier, et s’apprête à faire face à son destin. Soutenu par Ron et Hermione, Harry se consacre pleinement à la mission confiée par Dumbledore, la chasse aux Horcruxes. Mais le Seigneur des Ténèbres règne désormais en maître absolu. Traqués, en exil, les trois fidèles amis vont connaître une solitude sans précédents, où leur courage, leurs choix et leurs sacrifices seront déterminants dans la lutte contre les forces du mal. Leur quête croisera celle des Reliques de la Mort, et fera surgir du passé des révélations capitales et parfois douloureuses. Ces épreuves conduiront Harry, sans détours, vers sa destinée, l’affrontement final avec Lord Voldemort.
Mon commentaire:
La dernière page est tournée. L'aventure est terminée. Quoi en dire sans trop en dire? D'abord que j'ai autant adoré certaines parties que d'autres m'ont déçue. Sans vraiment pouvoir l'expliquer, ce livre se rapproche pour moi du cinquième tome. Il y a quelques longueurs, j'avais hâte de connaître la suite et la fin. La moitié du roman m'a donné l'impression de retrouver un Harry vieillit, un Harry différent de ce qu'il a été dans les tomes précédents. Je sais bien que la situation n'est pas au beau fixe, mais sa façon de se détacher de tout ce qu'il a connu à Poudlard - les amis, les professeurs, l'amour - m'a attristée. Je ne sais pas si je me suis habituée à ses réactions ou si c'est son comportement qui évolue au fil des pages, mais par la suite, je n'ai plus eu cette impression et j'ai retrouvé le Harry que je connais.
Dans l'écriture, j'ai aussi sentis une évolution notable. On joue maintenant dans la cours des grands. Il ne reste plus grand chose de l'émerveillement du monde sorcier des premiers tomes. Plus la fin approche, plus le nombre de morts augmente. C'est la guerre. Il faut s'attendre à faire son deuil de plusieurs personnages. On ne peut que voir dans ce tome un parallèle entre la prise de pouvoir de Voldemort et les sociétés totalitaires où tout est contrôlé et réprouvé. La dualité "sang pur" et "né-moldu" rappelle grandement le nazisme.
J'ai lu beaucoup de commentaires sur ce dernier tome, négatifs comme positifs. J'ai aimé cette lecture, même si ce n'est pas mon préféré. Par contre, c'est un tome marquant. Et puis, les dernières pages sont un vrai plaisir de lecture car c'est là où tout se termine. Et je suis contente de la fin choisie par l'auteur. Je ne crois pas que ça aurait pu être différent...
Un dernier petit tour de la série avant de tourner définitivement la page. Ma préférence va au premier tome pour la découverte du monde de Poudlard qui m'a fait rêver; au troisième parce qu'il représente une sorte de pivot central entre les premiers tomes plus enfantins et les autres beaucoup plus sombre, mais aussi parce qu'il met en scène Sirius que j'aime beaucoup; et finalement au sixième tome que j'ai dévoré d'une page à l'autre et qui nous en apprends beaucoup sur Voldemort et sur ce que doit faire Harry. Le tome 4 reste définitivement celui que j'ai le moins aimé à cause des longueurs et du Quidditch qui prend beaucoup de place. Le dernier tome a une place spéciale car il dévoile la fin et clos la série.
J'aime beaucoup Harry comme personnage (naturellement) mais ma préférence va à Sirius. La bibliothèque de Poudlard me semble un endroit merveilleux, mais je ne voudrais pas, pour tout l'or du monde, rencontrer Voldemort. Les films qui ont été produits à partir des romans m'ont ravie, j'imaginais tout à fait les personnages comme ça! Il nous reste encore deux films à découvrir et j'ai très hâte de voir ce qui sera fait de ce dernier tome à l'écran...
Poudlard et le monde des sorciers créé par J.K. Rowling est un monde très spécial. Il mérite, je crois, son succès. Il a redonné le goût aux jeunes de lire... et aux plus vieux de découvrir ce qui se fait en matière de littérature "jeunesse". La série a ses forces et ses faiblesses, mais je trouve qu'elle a le pouvoir de nous attacher à un monde très spécial, rempli de détails ingénieux et à des personnages fabuleux. Juste pour ça, il faut la lire...
- Harry Potter à l'école des sorciers
- Harry Potter et la chambre des secrets
- Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
- Harry Potter et la coupe de feu
- Harry Potter et l'ordre du Phénix
- Harry Potter et le prince de sang-mêlé
- Harry Potter et les reliques de la mort
Si vous avez trouvé, comme plusieurs, que l'épilogue n'en disait pas suffisamment à votre goût, je vous suggère ce site qui met en ligne toutes sortes d'articles où l'auteur donne plus d'informations...
05 janvier 2008
Harry Potter et le prince de sang-mêlé
J.K. Rowling
Série Harry Potter tome 6
Gallimard
751 pages
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Résumé:
Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley? Dans quels extraordinaires voyages au coeur de la mémoire va-t-il l'entraîner?
Mon commentaire:
Le début de ce livre ne commence pas comme les autres romans. Il met en scène le Premier ministre Moldu et le Premier Ministre de la Magie. J'ai trouvé cette scène bien intéressante! Ce sixième tome des aventures du jeune sorcier s'attarde surtout sur les liens entre Dumbledore et Harry. On en apprend beaucoup sur celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et sur les liens entre différents personnages. Je perçois ce tome-ci comme une sorte de coupure ou de deuil avec les tomes précédents, avant d'attaquer le dernier tome qui me semble être beaucoup plus noir que les autres. La vie qu'a connu Harry avant ne sera plus la même par la suite. C'est l'impression que me laisse la fin de ce livre. À partir du cinquième tome, le ciel devient plus noir pour Harry et la communauté des sorciers. Les épreuves sont pénibles, les deuils aussi. Difficile de bien parler de ces romans sans vendre l'intrigue. Il faut les lire. Simplement, j'ai beaucoup aimé ce livre, mais je le referme avec une certaine tristesse...
Je poursuis avec le dernier tome, le septième. L'aventure s'achève...
- Harry Potter à l'école des sorciers
- Harry Potter et la chambre des secrets
- Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
- Harry Potter et la coupe de feu
- Harry Potter et l'ordre du Phénix
- Harry Potter et le prince de sang-mêlé
- Harry Potter et les reliques de la mort






