La bibliothèque d'Allie

Bienvenue dans ma bibliothèque! Auteurs, chroniques, littérature, extraits, dossiers, liens, etc. De tout pour vous donner le goût de lire!

30 novembre 2009

La guerre des lumières

guerredeslumieresLouis Émond
Soulières
130 pages

Résumé:

« – On lui demande de décorer sa maison, il refuse et, le lendemain, on lui apporte des décorations de Noël ! Vous ne trouvez pas ça un peu gros ? C’est presque de l’intimidation.
– Pas de l’intimidation, de l’intégration. On a donné aux Kosky l’occasion de s’intégrer à leur quartier par ce cadeau. (…) »


Jusqu’où les résidants de la rue des Carillons iront-ils pour forcer Nicolas Kosky à faire comme eux ? Faire valoir ses principes relève-t-il de l’humanité ou de l’entêtement ?

Mon commentaire:

L'auteur s'est inspiré de la crise du verglas de 1998 qui eu lieu au mois de janvier. Il s'est questionné à savoir si cette crise aurait été vécue différemment si elle avait eu lieu à Noël. C'est donc le point de départ à toute une réflexion sur la société de consommation, l'acceptation de l'autre, les différences et le respect.

Les Kosky sont de nouveaux venus dans la rue des Carillons. Ils viennent d'arriver au pays. Les autres habitants ont pour coutume de participer à un concours chaque année, concours dont ils sont lauréats, sur la rue la plus illuminée et la plus décorée. Cependant, la maison des Kosky jure dans ce décor de Noël grandeur nature: Nicolas Kosky refuse de la décorer. Pour leurs convictions et parce qu'ils ne veulent pas perdre la face au concours, certains habitants iront très loin pour faire valoir leurs idées...

Le roman est magnifiquement bien construit. Il met en scène en quelque sorte une mini-société en créant un voisinage pour le moins intéressant, avec ses meneurs, ceux dont la conscience est mise à rude épreuve et les nouveaux arrivants qui font face à l'intimidation et au chantage.

La guerre des lumières est une histoire parfaite pour susciter des questionnements et des débats, échanger sur nos valeurs et sur nos idées, qu'elles soient relatives à la fête de Noël et à notre façon de célébrer, à la surconsommation ou à nos liens avec les autres. Un roman profondément humain sur le respect. Ce roman est un petit bijou pour le temps des Fêtes. C'est une histoire qui saura toucher les adolescents comme les adultes. Il est trop peu connu à mon avis et gagne à être lu. L'écriture est d'autant plus de qualité qu'elle est agréable à lire. Une très belle découverte!

Quelques extraits:

"Les vraies raisons de fêter Noël n'existent plus. Et il m'apparaît de plus en plus clair que ceux qui les ont tuées sont ceux-là mêmes qui tenaient tant à les garder en vie." p.60

"Mon impuissance à faire reculer le mouvement enclenché par Ken Prescott, M. Ed et moi-même, me bouleversait. Noël que j'aimais de tout mon coeur, devenait, dans ma propre rue, un objet de discorde dont le champ de bataille était le terrain de nos voisins." p.60

"C'est la loi du conflit, de l'escalade symétrique. Chacun ajoute une pièce à l'édifice jusqu'à ce que tout s'écroule. Le conflit entre l'homme et son voisin puise sa source dans la certitude qu'ils ont tous les deux raison." p.95

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13 août 2009

L'été de l'île de Grâce

eteiledegraceMadeleine Ouellette-Michalska
Québec/Amérique
351 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

À l'époque des grandes épidémies du siècle dernier, des milliers d'immigrants débarquaient à la station de quarantaine de la Grosse-Île, située à une trentaine de milles en aval de Québec. Pour des milliers d'entre eux, cette île déserte, qui avait déjà porté le nom d'île de Grâce, fut l'île de la souffrance et de la mort.

Mon commentaire:

Ce roman est une fabuleuse découverte! Immensément riche, il offre des heures de lecture captivante pour qui s'intéresse à Grosse-Île et au sort des gens qui y ont vécus, le temps de quelques semaines, d'une saison. Ce roman met en scène Milroy, un médecin envoyé sur l'île pour y être le directeur médical. Il y a aussi sa famille, qu'on aperçoit à plusieurs reprises. Les personnages sont profondément humains, très fouillés, complexes. Ils ont des faiblesses, des sentiments, des espoirs. Ils sont particulièrement bien décrits et l'auteur nous donne l'impression de les connaître véritablement. Autour de Milroy gravite aussi Persévérance, une "vieille fille" qui passe sa vie au service des autres. Le temps d'un été, elle doit s'occuper de la maison du docteur sur l'île, préparer les repas, fournir aide et réconfort. Elle connaît très bien les herbes et concocte toutes sortes de sirops et de remèdes pourvus de vertus miraculeuses. Plus tard, dans le roman, se joindra à eux un européen, inventeur d'un fluide guérisseur, hautain et imbu de lui-même. Il est détestable, mais avec l'aide de Persévérance, nous apprenons à le connaître et même, à l'apprécier!

Les personnages sont inoubliables. Difficile de les laisser partir, lorsque la lecture est terminée. Ils ont des doutes, des aspirations. Ils sont des rocs dans la misère humaine qui les entoure, mais en même temps, parfois faibles, comme peuvent l'être les humains. Ils sont pleins de contradictions et ne demandent qu'à vivre et à faire de leur mieux pour abréger la souffrance des autres.

Certains passages sont captivants. Persévérance est une femme adorable et sa cuisine aux herbes m'a beaucoup intéressée. L'impuissance de Milroy et des médecins de l'île face au peu d'aide qu'ils reçoivent du gouverneur nous touche profondément. Les bateaux arrivent par centaine, les immigrants malades s'entassent partout, des des conditions effroyables et pourtant, même s'il n'y a plus de place, Milroy et ses coéquipiers doivent les accueillir. Ils font des miracles les mains vides. Pendant ma lecture, j'ai souvent pensé à ces médecins qui ont oeuvrés sur l'île. À ceux qui y sont passés. Ce roman est criant de vérité. On y croit. On vit, l'espace d'un moment, nous aussi Grosse-Île en période d'épidémie.

L'été de l'île de Grâce est un roman lent, qui met en place l'histoire, les personnages, le temps qui passe. Il est construit comme un roman, mais presque à mi-chemin avec le documentaire. Le livre est une mine d'informations incroyables sur la vie sur l'île, sur la médecine qui y était pratiquée, sur la "fièvre des bateaux", la navigation et sur les sentiments qui ont pu traverser les gens qui y ont réellement vécus. C'est un roman rempli d'humanité, très touchant, tragique aussi. C'est un hymne à la vie qui continue, au temps qui passe et à tout ceux, connus ou non, qui ont fait de l'histoire ce qu'elle est aujourd'hui.

Quelques extraits:

"Partageant la croyance de l'époque, le capitaine Clark avait donné ordre à ses artilleurs de tirer plusieurs coups de canon pour chasser l'odeur pestilentielle apportée par les immigrants." p. 45

"Le capitaine Clark répéta pour la troisième fois que trente voiliers atteindraient bientôt la Grosse-Île. Le docteur Milroy s'appuya sur un coude, se demandant s'il avait bien entendu: non pas huit vaisseaux d'affilée comme la dernière fois, mais trente. Le cauchemar recommençait, en plus terrible. Trente voiliers d'un coup, c'était plus que ce que la plus extravagante prévision ne leur eût jamais permis d'entrevoir. Au bas mot, cela représentait huit à neuf mille personnes, deux fois plus de gens qu'il n'en fallait à l'une des municipalités riveraines pour acquérir le statut de cité. Où caserait-il tous ces immigrants, alors que tous les lits disponibles étaient occupés? Sans abris, comment pourraient-ils accueillir ceux et celles qui débarqueraient là-bas, déçus de ne pas trouver l'Amérique qui roule sur l'or, l'Amérique où triomphent la liberté et tous les bonheurs espérés?". p.56

"En temps d'épidémie vous connaissez la répartition des tâches: un quart de la population tombe malade, un autre quart meurt, la moitié restante prend soin des premiers et enterre les seconds." p.135

En complément:

Ce roman est l'un des plus beaux que j'ai pu lire sur Grosse-Île. Toutefois, il existe d'autres romans très intéressants sur le sujet, qui abordent les choses d'un autre point de vue ou d'une autre façon. Je vous suggère tout d'abord le très beau documentaire d'Anne Renaud. Le roman Fièvre d'Andre Barrett nous parle aussi de l'île du point de vue d'un médecin. Monsieur John de Guy Dessureault, raconte l'île du point de vue d'un enfant. En terminant, vous pouvez visiter virtuellement Grosse-Île et en apprendre plus sur cette période tragique de notre histoire.

25 juin 2009

La Grosse île: terre de chagrin et d'espoir

grosseileAnne Renaud
Les éditions Homard
24 pages

Résumé:

De 1832 à 1937, plus de quatre millions de personnes ont traversé l’Atlantique jusqu’au port de Québec dans le rêve de se créer une vie meilleure dans le Nouveau Monde. Durant cette période, une petite île appelée la Grosse-Île, située à 50 kilomètres en aval du port, a servi de station de quarantaine. Elle avait pour mission d’éviter que les passagers des navires ne répandent des maladies sur le continent. Ce livre retrace l’histoire de l’île qui a servi à la fois de porte d’entrée et de cimetière pour les milliers de gens qui ont accosté sur ses rives, et des ouvriers de l’île dévoués qui les ont accueillis.

Mon commentaire:

Cet album, d'abord conçu pour la jeunesse, est très intéressant pour tous. Le texte est assez concis, mais le livre peut être lu avec plaisir pour les jeunes à partir de 8 ans environ. Les adultes y trouveront leur compte dans la mise en page soignée et l'occasion de voir en images un peu de la vie des émigrants irlandais qui ont quitté leur pays en quête d'une vie meilleure de ce côté-ci de l'océan. Des guerres Napoléoniennes jusqu'au lieu de mémoire qu'est aujourd'hui Grosse-Île, l'auteur nous plonge sur les mers et nous explique les débuts de l'île. À l'époque, la traversée en bateau jusqu'ici dure en moyenne de six à dix semaines. Les irlandais quittent en masse leur pays avec l'espoir au coeur, car le mildiou attaque leurs récoltes. Grosse-Île est d'abord une station de quarantaine pour les bateaux arrivant au Canada. Le choléra sévit sur les navires et les médecins ne savent pas comment se transmet la maladie. Ils examinent rapidement les passagers et délivrent un certificat sanitaire au navire. Mais plusieurs passagers tombent malades après avoir franchit le poste de quarantaine et la propagation augmente dans les colonies.

Le livre est très intéressant puisque c'est l'occasion de voir des affiches de l'époque, des objets utilisés par les émigrants, d'en apprendre plus sur les moeurs et coutumes, sur la médecine, mais aussi sur les différents narives. On apprend entre autre que le Jeanie Johnston avait à son bord un médecin aux aguets, qui insistait sur l'hygiène et le grand air. Il fera 16 traversées et aucun de ses passagers ne sera malade. Ce qui est d'autant plus rare que de nombreux navires sont rebaptisés les "navires-cercueils"...

Un fait qui m'a également étonnée et auquel je n'avais jamais pensé, c'est que de nombreux employés travaillent dans l'île et qu'une douzaine de familles, avec leurs enfants, y vivent. Ils ont une école, entretiennent les bâtiments et élèvent des animaux. Après le passage des émigrants, l'île aura plusieurs vocations, avant de devenir un site historique en 1974. Les dernières pages du livre y sont consacrés.

Lieu de tristesse, de mort pour plusieurs, étape vers une nouvelle vie pour d'autres, Grosse-Île est un lieu chargé d'histoire que je souhaite ardemment pouvoir visiter un jour...

En complément:

Pour d'autres livres sur Grosse-Île, cliquez ici. Des nouveaux titres s'ajouteront au fil du temps.
Faites une visite virtuelle de Grosse Île.

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21 mars 2009

Fièvre

fievreAndrea Barrett
Éditions Autrement
124 pages

Résumé:

En 1847, des milliers d'Irlandais, atteints d'une fièvre mortelle encore mal connue, débarquent chaque jour plus nombreux sur les rives du Saint-Laurent. Ils fuient la famine qui ravage leur pays. Lauchlin, un jeune médecin inexpérimenté, décide de faire face à l'épidémie. Sur le terrain, il découvre une situation désespérée et l'immense souffrance des malades. Une terrible expérience qui, jour après jour, le transforme et le détruit à la fois.

Mon commentaire:

Voilà un autre livre dont l'action se déroule à Grosse-Île, pendant la famine et l'émigration massive d'Irlandais au Québec. Le jeune médecin Lauchlin, qui a du mal à se forger une clientèle à son cabinet, décide de s'embarquer pour Grosse-Île pour donner un sens à sa vie professionnelle. Ce qu'il voit sur l'île le fait frémir d'horreur. Les bateaux remplis à ras bord de gens tous plus malades les uns des autres, les problèmes pour faire appliquer correctement la quarantaine, les familles que l'ont doit séparer... On constate l'évolution du médecin, à mesure qu'il côtoie chaque jour l'horreur et les situations désespérées. Les nouveaux arrivants meurent souvent avant que l'on ait le temps de s'occuper d'eux. Ils souffrent tous de la "fièvre des vaisseaux". Le personnel médical de l'île succombe peu à peu à la maladie. Les soignants sont sans ressources, sans aide suffisante, il manque de tout. Dans ce roman, mis à part Lauchlin, évoluent également Susannah, dont Lauchlin est amoureux; le mari de cette dernière, sans cesse mis sur un piedestal; Annie la servante et Nora, une jeune irlandaise souffrante. Ce roman offre en fait le point de vue d'un médecin sur cette période de notre histoire et décrit ce qui a pu se vivre sur l'île. Certains personnages et les grandes lignes de l'histoire sont réels. Un très bon roman, qui nous plonge dans la détresse humaine la plus vive ainsi qu'au coeur d'une tragédie, la famine en Irlande et l'épidémie de typhus, qui tua des milliers d'Irlandais...

Un extrait:

"6 août 1847. Toujours très chaud - ce temps est insupportable. (...) J'ai porté une femme que j'ai étendue sur l'herbe pour qu'elle bénéficie d'un peu d'ombre en attendant qu'on l'emmène. J'ai porté deux garçons et une fillette, de cinq ou six ans, et un homme de mon âge qui pesait moitié moins que moi. Puis un des employés du Dr Douglas m'a aperçu et il est accouru, irrité et inquiet : on avait besoin de moi à l'hôpital, dans l'un des hangars. Qu'est ce que je fabriquais au bord de l'eau à soulever des corps comme un domestique ? Je suis écartelé. Où que je sois, quoi que je fasse signifie seulement que je néglige un autre endroit où je devrais être et une autre tâche. J'ai renoncé presque entièrement au sommeil et il ne me manque plus."

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19 mars 2009

Monsieur John

monsieurjohnGuy Dessureault
Hurtubise HMH
348 pages

Résumé:

1847. En Irlande, c’est la famine, la maladie, la mort. John Olsen, quinze ans, part avec les siens pour le Canada. La traversée en mer est terrible. Orphelin avant même de toucher terre, il est séparé de sa soeur sur Grosse-Île, devant laquelle les navires chargés d’immigrants doivent s’arrêter. Beaucoup y meurent, vaincus par le typhus. John y fait la connaissance de Francis O’Connor. Il vivra en sa compagnie des aventures qui finiront par lui coûter cher. Une rencontre avec un personnage connu dans tout le pays, l’abbé Truchet, le mènera sur une voie opposée où, à force de détermination, il réalisera son rêve.

Mon commentaire:

Monsieur John c'est John Olsen, un jeune irlandais forcé de quitter son pays à cause de la grande famine. Nous sommes en 1847. Le jeune homme a 15 ans, un père qui a disparu, une mère malade et une jeune soeur effrayée. Nous suivons la petite famille qui, désespérée, s'embarque sur un bateau en direction du Canada, avec l'espoir d'un avenir meilleur. Mais tout est difficile: la traversée qui s'effectue dans des conditions affreuses, la maladie qui tue des milliers d'émigrants, l'arrivée au Canada et la quarantaine à Grosse-Île, difficile, qui occupe une grande partie du récit. L'histoire est captivante, on suit essentiellement John à travers toutes ses démarches en quête d'un avenir, ses rêves qu'il souhaite réaliser et les rencontres, parfois mauvaises, parfois salutaires, qu'il fera tout au long de son périple... Un roman vraiment intéressant qui raconte une période de l'histoire aussi rude que captivante.

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04 septembre 2008

Saga des émigrants 8: Dernière lettre au pays natal

emigrants8Vilhelm Moberg
Série La Saga des émigrants tome 8
Gaïa
279 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Alors que la guerre entre le Nord et le Sud fait rage dans des Etats d'Amérique en pleine expansion, les Suédois venus s'installer dans le Minnesota au bord du lac Ki-Chi-Saga prennent racine. La colonie s'accroît, et la plus grande confusion règne en matière de religion. Tandis que les colons du Minnesota prospèrent sur des terres qu'ils croient dûment acquises, la révolte gronde. Le 17 août 1862, les tribus sioux se soulèvent. Affamés, dépossédés de leurs terres et abusés par le gouvernement du Minnoseta qui ne leur a pas versé à temps la somme promise en échange de leurs territoires, les Indiens engagent leurs représailles. Un terrible massacre, parti des terres les plus reculées et remontant la vallée de la rivière Minnesota. Les riverains du lac Ki-Chi-Saga, bien qu'avertis du danger par le soldat William J. Sturgis et sa fantastique chevauchée, verront la mort de près. Karl Oskar est bien conscient du danger imminent : mais peut-il quitter le chevet de sa bien-aimée Kristina, alors que celle-ci est gravement affaiblie par une nouvelle grossesse ? Dans un pays à feu et à sang, mais où la nouvelle génération se mêle peu à peu, jusqu'à en oublier sa langue d'origine, à celle issue d'autres pays d'Europe, La dernière lettre au pays natal voit les paysans suédois de Ljuder, définitivement émigrés, parvenus au terme de leur voyage.

Mon commentaire:

Déjà la fin! La guerre sévit entre les états du nord et ceux du sud. Les Sioux, eux, se rebellent et attaquent sans prévenir les émigrants. Le gouvernement devait leur donner des indemnités pour les terres qu'ils ont dû libérer aux émigrants, indemintés qu'ils n'ont pas reçu. Les Sioux se vengent et massacrent les paysans. Karl Oskar envoi ses enfants en lieu sûr et s'occupe de sa femme, qui se remet difficilement d'un autre accouchement. Les événements s'enchaînent et on sent la fin qui approche. Il ne reste que quelques pages... jusqu'à cette fameuse dernière lettre envoyée en Suède. Touchante. Triste. Mais qui complète bien la série et termine, à sa façon, le cycle de la vie...

Cette excellente série, qui mérite amplement d'être découverte, existe aussi en cinq tomes dans la version du Livre de poche. Je ne peux que conseiller la lecture de l'histoire de ces paysans Suédois qui ont vécus une aventure sans pareille, en quête d'une vie meilleure... Cette saga est un témoignage sans pareil de toute une partie de l'histoire américaine et suédoise, soit celle de l'émigration de centaines de milliers de suédois vers le Nouveau monde, en quête de terres fertiles et d'une vie meilleure. Une série absolument bouleversante, qui m'a fait sourire, espérer, pleurer... Plusieurs images de certaines scènes me restent toujours à l'esprit. Il m'arrive fréquemment de repenser aux personnages comme à de vieux amis... C'est une lecture très marquante. Une saga incontournable, à lire absolument!

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01 septembre 2008

Saga des émigrants 7: Les épreuves du citoyen

emigrants7Vilhelm Moberg
Série La Saga des émigrants tome 7
Gaïa
275 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Ce septième tome est essentiellement l'acclimatation des Suédois à la vie Américaine et l'apparition d'une politique qui ravie certains émigrants.

Mon commentaire:

Kristina s'est toujours mal acclimatée à son nouveau pays. Elle est épuisée par le travail à la maison et sur la terre et ses nombreux accouchements qui se succèdent la laissent affaiblie. Elle n'est plus la jeune fille qu'elle était, il n'y a pas si longtemps. Elle aime ses enfant et en prend soin, mais elle aurait voulu ne plus en avoir. Malgré tout, sa famille va bien. Elle aime son mari. Ses enfants sont devenus de vrais petits américains. Karl-Oskar, lui, commence à parler une langue étrange: il mêle le suédois et l'anglais à ses paroles lorsqu'il s'exprime. On voit de plus en plus qu'il s'acclimate à son nouveau pays, un peu trop au désir de Kristina... Le Minnesota, quant à lui, devient le trente-deuxième état reconnu des États-Unis. Les paysans, eux, sont acceptés comme Américains. Ils pourront désormais voter: Abraham Lincoln se présente et est très aimé de Karl Oskar. Cette période est aussi le début de la guerre de Sécession, qui mènera de nombreux citoyens à la mort...

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24 août 2008

Saga des émigrants 6: L'or et l'eau

emigrants6Vilhelm Moberg
Série La Saga des émigrants tome 6
Gaïa
277 pages

Résumé:

Robert revient de son périple vers l'or, amaigri, changé... Que s'est-il passé?

Mon commentaire:

Ce sixième tome est probablement celui qui m'a le moins plu. Toute la série est un coup de coeur, mais ce tome-ci, sans être désagréable, est moins abouti, moins intéressant. L'espace d'un tome, on quitte un peu la communauté des pionniers-paysans pour s'attarder sur Robert, le frère de Karl-Oskar, et son ami Arvid, qui ont quitté la communauté pour aller chercher de l'or. Karl-Oskar est sans nouvelle de son frère pendant un très long moment. Ils avaient promis de revenir lorsque la fortune leur aurait sourit. Un matin, Robert revient vers son frère, décharné et malade. Il ne parle pas beaucoup et n'ose pas confier à son frère son aventure. Il faut dire que Karl Oskar et Robert sont très différents. Là où Karl Oskar est plus dur et sévère, plus méfiant et résigné,  Robert est rêveur, il est inflexible sur le prix de la liberté et souhaite avoir une vie différente des siens. L'or et l'eau, c'est son histoire, son récit, son aventure de ce qu'il a connu de la ruée vers l'or.

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20 août 2008

Saga des émigrants 5: Les pionniers du lac Ki-Chi-Saga

emigrants5Vilhelm Moberg
Série La saga des émigrants tome 5
Gaïa
262 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Une petit communauté se crée autour du lac Ki-Chi-Saga...

Mon commentaire:

Une communauté se crée lentement au bord du lac Ki-Chi-Saga. Karl Oskar, Kristina et quelques membres du groupe de départ ont été les premiers à s'y installer. De nouveaux arrivants les ont rejoints. Les Suédois mettent en commun certaines richesses et tentent de créer une école, une église et s'offrir la vie dont ils ont tant rêvé. Chacun se donne un coup de main. Certains enfants des pionniers naissent en amérique et deviennent les premiers petits américains de leur groupe. La vie est rude, mais la ferme de Karl-Oskar est prospère et s'agrandit. Il écrit régulièrement au pays, afin d'informer sa famille de l'état spectaculaire de ses récoltes, en comparaison avec ce qu'il pouvait obtenir en Suède. Tout le monde travaille beaucoup. Il y a toujours à faire. La religion et les idées diffèrent d'une famille à l'autre et chacun doit mettre de l'eau dans son vin pour arriver à des ententes afin de gérer leur petite communauté sans accroc.

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16 août 2008

Saga des émigrants 4: Dans la forêt du Minnesota

emigrants4Vilhelm Moberg
Série La saga des émigrants tome 4
Gaïa
381 pages

CoupdeCoeur

Résumé:

Les émigrants arrivents au Minnesota. Ils doivent maintenant construire un toit au-dessus de leur tête pour être prêt pour l'hiver, rude, qui s'annonce...

Mon commentaire:

Les émigrants ont enfin rejoind le Minnesota. Ils sont arrivés plus tard que prévu, puisque la traversée avec la Charlotta a duré plus longtemps. Leur route à travers l'Amérique aussi. Ils ne se doutaient pas que le pays pouvait être si vaste à parcourir. Ils doivent maintenant choisir leurs terres (tout le système pour obtenir des terres à l'époque est très bien expliqué) afin de s'installer convenablement avant l'hiver. Le temps presse car le froid et la neige seront bientôt là! Le groupe du départ a été réduit depuis le début de l'aventure, mais les suédois se tiennent et se regroupent afin de s'entraider avant l'hiver. Il faut fournir à chaque famille un toit sur la tête, un peu de nourriture avec le peu d'argent qu'il reste, afin que tout le monde puisse survivre jusqu'au printemps, où l'on pourra enfin défricher les terres, semer et faire des récoltes. Ce tome s'attarde essentiellement sur le premier hiver passé au pays, sur la survie, tout simplement et l'entraide.

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